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FiG. 24. — Direction générale des queues eométaires.

courbure plus ou moins considérable, et cette courbure paraît d'autant plus prononcée que la Terre est dans une position * plus inclinée à l'orbite. Si la Terre est située dans le plan même de cette orbite, la courbure paraît nulle *, la queue est rectiligne ou du moins semble telle, ce qui est dû sans doute à un effet de perspective : la courbure a donc lieu dans le plan de l'orbite. Elle est d'autant plus prononcée que Ton considère des portions de la queue plus éloignées du noyau ;

1. Les deux queues de la grande comète de 1861 avaient d*abord semblé offrir une exception à cette loi. Le 30 juin, jour où la Terre passait par le plan môme de Torbite de la comète , les deux queues projetées Tune sur l'autre parurent n'en faire qu'une seule, plus large dans le premier tiers de la longueur à partir du noyau, mais toutes deux rectilignes. Seulement M. Valz et M. Bond, d'après les observations du premier et celles du P. Secchi, crurent reconnaître que les deux queues présentaient en réalité une certaine déviation à l'est du plan de l'orbite. Cette déviation rendrait plus difficile encore la théorie de la formation des queues. Mais si l'on adopte les conclusions de M. Faye à cet égard, la déviation observée n'aurait pas été réelle, et cette difficulté nou*

iSa LES COMÈTES

d'où il résulte que, si l'on mène du Soleil aux diverses positions de la comète des rayons vecteurs, toujours la queue présente sa partie convexe à ces lignes, ainsi qu'on le voit dans la figure 24.

II y a encore une conséquence à tirer de ces faits : c'est que, si la Terre occupe une telle position par rapport à la comète et au Soleil, que la comète soit en opposition avec ce dernier, sa queue, se trouvant pareillement opposée au Soleil, est située derrière le noyau et devient alors invisible. On ne la peut voir que dans le sens de sa largeur, et alors elle semble environner le noyau en forme de chevelure, en donnant seulement à l'atmosphère cométaire une plus grande étendue apparente. Ainsi peut s'expliquer l'absence de queue constatée pour un certain nombre de comètes, d'ailleurs assez rapprochées de la Terre.

§ V — Nombre des queues cométaires

Doubles queues des comètes; comètes de 1823, de 1850 et de 1851. -~ Queues multiples, en forme d'éventail, rectilignes, courbes. — Variations dans le nombre des queues d'une même comète : comète de Donati, de 1861^ de Chéseaux.

Le plus souvent la queue des comètes est unique : elle varie beaucoup de forme, de dimensions soit apparentes, soit réelles; pour le même astre, elle change quelquefois

vclle se trouverait levée. C'est un point qui mérite d'être étudié avec soin par les futurs observateurs des phénomènes cométaires.

Les comètes à double queue, dont Tune est opposée au Soleil et Tautre dirigée vers cet astre, paraissent suivre aussi la loi qu'on vient d'énoncer. Voici en effet ce qu'Olbers dit de la comète de 1823 : « Le 23 janvier, la Terre passa par Forbite de la comète; ce jour-là, on ne put discerner le moindre écart entre la direction de la queue anormale et Taxe prolongé de l'autre queue. » « Ainsi, ce jour-là, dit M. Faye en citant ce passage, les deux queues se projetaient sur le prolongement l'une de l'autre, ce qui montre que les queues dirigées vers le Soleil ont, comme les autres, leur axe situé dans le plan de l'orbite. »

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