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FORMATION DES QIJELES DES COMÈTES

qu'il soit fait mention qu'on lui ait vu la moindre queue. »^ A la vérité, à la date du 28 janvier, un dessin de J. Ilerschel lui-même laisse soupçonner qu'une portion de l'atmosphère de la comète se prolonge sous forme de queue ; mais à la date du 3 mai, un peu plus de (juatre mois et demi après le passage de la comète à son périhélie, la queue avait disparu complètement : l'astre avait repris sa première forme de nébulosité globulaire.

La même comète, à son apparition de 1759, passa au périhélie le 12 mars. Or elle n'avait encore, dix-neuf jours après ce passage, le 1" avril, qu'une faible queue de 53', selon ]Messier qui observait a Paris. En s'en rapportant de préférence aux observations de La Xux, à l'île Bourbon, dans des conditions de visibilité bien meilleure, on trouve, pour les longueurs apparentes de In (jneue :

l.e 29 mars 3"

• Le 20 avril d" à 7"

Le 21 avril S**

Le 27 ami i^

Le 28 avril 25"

Le 5 mai 'i?"

Il faudrait calculer les longueurs réelles pour en tirer des conséquences positives sur le développement de la queue pendant les deux apparitions; mais il suffit de remarquer qu'en 1759 c'est longtemps après le passage au périhélie que la queue de la comète atteint son maximum, tandis qu'en 1835 c'est au contraire bien avant l'époque de ce passage.

Du reste, la grande comète de Donati (1858 VI) va nous fournir sur le même point d'intéressants détails. La première apparence de queue a été observée a Copenhague et à Vienne le 14 août, soixante-treize jours après la découverte de la comète, quarante-six jours avant son passage

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au périhélie : elle u'avait alors qu'une longueur apparente de 10'. A partir de cette époque, la queue a été en augmentant de longueur d'une manière presque continue, et à la fin du mois d'aoiit elle atteignait 2°. On peut suivre celte marche croissante, qui n'a suhi que de légères fluctuations, soit en lisant le tableau que nous donnons ci-dessous d'après Bond, soit en suivant de l'œil !e diagramme (fig. 3b) où se ti-ouvent figurées les longueurs apparentes et les longueurs

réelles de l'appendice cométaire : il ne s'agit ici que de la queue principale, qui se développait en éventail avec une courbure prononcée, et non pas des queues secondaires à peu près rectilignes, dont nous avons parlé ailleurs. Le maximum de longueur apparente s'est trouvé atteint le 10 octobre, onze jours après le passage au périhélie : la queue mesurait ce jour-là 64 degrés. A partir de cette époque, elle aété en décroissant avec plus de rapidité qu'elle n'avait crû, et ïc 3 décembre, à Kio de Janeiro, elle ne mesurait plus que 55'. Trois jours plus tard, elle disparaissait, « la co-

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