‹ Les comètesChapitre 54 sur 122 · NOYAUX KT ATMOSPHÈRES DES COMÈTES · texte numérisé non relu

NOYAUX KT ATMOSPHÈRES DES COMÈTES

dis que celui de la chevelure valait 2 millions 800 raille fois autant^ c'est-à-dire surpassait le double du volume du Soleil lui-même.

Pour justifier les remarques dont nous avons fait précéder ces nombres, prenons pour exemple la belle comète de 1858 ou de Donati, dont les éléments physiques ont été étudiés avec tant de soin par Bond. Le diamètre de 9000 kilomètres, que nous avons rapporté, est relatif aux dimensions du noyau à la date du 19 juillet. Le 30 août suivant, il était réduit de 1/6 et ne mesurait plus que 7500 kîloniètres ; il continua à décroître jusqu'au 5 octobre; à cette date, il n'avait plus que 650 kilomètres, c'est-à-dire une valeur 14 fois plus petite qu'au début. Le lendemain, il atteignait 1300 kilomètres, doublant ainsi ses dimensions, d'un jour à l'autre, le volume du noyau croissant ainsi dans le rapport de 1 à 8. Enfin le 8 octobre, le diamètre atteignait un nouveau maximum de 1800 kilomètres, et le 10, se réduisait encore à moitié de sa valeur. Nous n'insistons pas maintenant sur l'importance de ces variations si rapides, dont il faudra nécessairement tenir compte, quand il s'agira d'étudier la constitution physique des noyaux cométaires. Nous verrons alors que ces variations paraissent liées aux changements de distance de ces noyaux au Soleil.

Hévélius, dans le vi^ livre de sa Comélographie, décrit l'aspect physique de la comète de 1652, la grandeur de la tête et de la queue, leur éclat, la couleur de leur lumière. Il fait observer que les dimensions apparentes de la comète ayant diminué de jour en jour, c'est à Téloignement de plus en plus grand de la comète à la Terre qu^l fallait attribuer cette diminution, mais qu'en réalité, « la grandeur absolue de la comète augmentait réellement tous les jours. » Cette observation dont Pingre nie la valeur, parce qu'il ne croit pas qu'Hévélius ait pu mesurer avec assez de précision les

dimensions de Tastre, ni calculer exactement ses distances à la Terre, a été généralisée ; et plusieurs astronomes, parmi lesquels Newton, ont admis que les diamètres dés nébulosités cométaires augmentent à mesure que les comètes s'éloignent du Soleil. Y a-t-il des exemples bien authentiques de ces changements? Aragocite les comètes de 1618 II et de 1807, comme ayant manifestement présenté ce phénomène ; mais ce dernier a été beaucoup mieux mis en évidence par les deux apparitions, en 1828 et en 1838, de la comète à courte période. Voici, d'après Tillustre secrétaire de TAcadémie des sciences, le tableau de ces variations remarquables :

Page 1