U COMÈTE DE COGGIA, DE
de 1618 et de 1661 par Hévélius mériteiit d'être traitées moins dédoigueuseraent que ne l'ont fait certains astronomes. Nous avons vu que les têtes de ces comètes étaient pourvues de noyaux multiples, de sorte que ceux-ci semblaïeut formés de l'assemblage d'une multitude de petites étoiles : nous donnons le fae-simile des dessins par lesquels Hévélius a cherché à représenter cette structure du noyau.
Les comètes 1869 I, 1869 III et 1871 I étaient pareille-
FiG. 64. — Comète de 1618, d'après Fie. 6S. — Comète de 166t, & nnftux Héiélint. Noyaui multiplet. mulliple*, d'aprè* Hëtjliui.
ment formées de nébulosités parsemées d'un grand nombre de points lumiueux, leur donnant l'aspect de certaines nébuleuses résolubles. La comète découverte en 1874 par M. Bon*elly appartient évidemment à lu même classe. Voici, eu effet, d'après les observations de M. Wolf, quelle a été l'apparence de la tète de la quatrième comète de cette amiée : « La nouvelle comète, dit^il, découverte à Marseille par M. Borrelly, s'est présentée dès les premiers jours comme une nébuleuse assez faible, mais presque résoluble. Sur le fond blanchâtre de la nébulosité apparaissent une multitude
de petits points brillants, dont le plus beau est excentrique, en arrière et au nord du centre de figure. Cette comète semble donc appartenir à une classe dont les représentants sont peu nombreux, et sur laquelle M. Schiaparelli a rappelé Tattention, les comètes formées d'un amas de petits noyaux. Le 3 août, l'aspect de la comète de Borrelly rappelait, aYec un éclat beaucoup moindre et une moindre étendue, celui de L'amas de la constellation d'Hercule. Le 8 août, le noyau principal excentrique était devenu plus brillant, en même temps que La nébulosité s'étendait davantage. »