‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 112 sur 409 · SORCELLERIE : SENS ET PRATIQUES · texte numérisé non relu

SORCELLERIE : SENS ET PRATIQUES

Elle est un art par lequel on cherche à nuire aux autres dans leurs personnes ou dans leurs biens avec l'aide du démon. Comme les ensorceler, — les faire tomber dans une maladie ou dans la pauvreté ; nuire à leur bétail, — enlever le beurre au lait; les exciter à un amour impur, leur inspirer de la haine envers certaines personnes, et choses semblables. Se permettre une chose de ce genre est une grande abomination aux yeux de Dieu, un péché grave, non seulement contre la religion, mais aussi contre la charité et la justice.

La sorcellerie comprend la pratique des sorts, des charmes, des enchantements ; les relations avec le démon, une puissance surnaturelle que des personnes croyaient autrefois obtenir en contractant un pacte avec le démon. De fait, on croyait fermement que ces personnes se donnaient à lui, corps et âme, tandis qu'il leur persuadait qu'elles n'auraient besoin de rien, qu'elles pourraient prendre la forme qui leur plairait, pour aller voir leurs ennemis, les tourmenter, et accomplir leur dessein infernal. Dès que le pacte était

conclu, le démon, disait-on, donnait au sorcier un impy un esprit familier, prêt à son appel et à faire tout ce qui lui serait ordonné. Par le secours de cet esprit et du démon, la sorcière, qui était presque toujours une vieille femme, pouvait se transporter à travers les airs sur un manche à balai ou sur une broche, prendre différentes formes, particulièrement celle d'un chat ou d'un lièvre ; infliger des maladies à qui elle voulait, et punir ses ennemis par une infinité de moyens. La croyance à la sorcellerie est très ancienne. On y a cru généralement en Europe jusqu'au seizième siècle ; elle s'est même maintenue dans une croyance assez ferme jusqu'au milieu du dix-septième siècle. Un très grand nombre de sorcières célèbres étaient condamnées chaque année à être brûlées ; au point que, en Angleterre seulement, on compte que pas moins de 30,000 furent livrées au bûcher. ^

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