‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 119 sur 409 · SACRILÈGE : SENS ET DIVISION · texte numérisé non relu

SACRILÈGE : SENS ET DIVISION

Le sacrilège est la profanation d'une chose sainte. Il y a trois sortes de choses saintes: les personnes, les lieux et les choses de quelque genre que ce soit, comme les vases sacrés de l'autel, les reliques et les images des saints. Le sacrilège est donc de trois espèces: personnel local et- réel. On appelle saint ce que l'usage divin ou ecclésiastique destine au service divin; ce qui est consacré ou béni pour servir au culte de Dieu.

Les personnes sont saintes ou sacrées, dans ce sens, lorsqu'elles sont consacrées au culte de Dieu par des vœux ou par les ordres sacrés.

Les lieux saints on sacrés sont ceux que l'autorité de l'église il destinés au culte divin, comme les églises, les cimetières bénits, les chapelles publiques^ mais non les chapelles privées.

Choses saintes on sacrées. — On entend par là les choses qui appartiennent au service ou au culte divin, tels que les sacrements, les vases et les ornements sacrés, les reliques des Saints, les parures de l'église et de l'autel..., etc, et aussi les propriétés et biens ecclésiastiques.

Le sacrilège personnel, local et réel, dififère d'espèce, et les péchés doivent être spécifiés en confession : on doit dire de quel genre ils sont.

1 S. Alph. "n" 30.

De sa nature, le sacrilège est un péché mortel, parce qu'il est contraire à la vertu de religion. Toutefois, il est susceptible de légèreté de matière ; et, en raison de cette circonstance le péché peut n'être que véniel, parce qu'il n'est pas directetement et immédiatement contre Dieu.

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