‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 118 sur 409 · QUI DÉCOULENT DE L'ENSEIGNEMENT SUR CE POINT · texte numérisé non relu

QUI DÉCOULENT DE L'ENSEIGNEMENT SUR CE POINT

Nous avons maintenant à nous demander quelle est la nature de ce péché ?

La tentation de Dieu, qui a pour origine Tinfidélité, est de sa nature un péché mortel, parce qu'elle est contraire à la foi et à la religion. Tenter Dieu par présomption ou par curiosité, comme dans l'un des trois cas donnés plus haut, — bien que ce soit de sa nature un péché mortel, parce que c'est contraire à la vertu de religion, — peut cependant n'être, et souvent, n'est qu'un péché véniel; parce qu'il y a légèreté de matière, ou manque de réflexion sérieuse sur l'action ou sur sa malice. D'où il suit:

(i) Un homme pèche gravement contre la vertu de religion, s'il cherche à prouver son innocence par un duel, par l'application d'un fer rouge, ou autres moyens semblables; celui qui irait au martyre de son propre mouvement, à moins que ce ne fût de bonne foi, ou par une inspiration divine. Il est cependant permis de demander à Dieu un miracle, sous la condition que ce soit conforme à sa divine volonté, aussi souvent qu'il y a une cause grave, pour notre santé ou pour celle d'un autre, pour obtenir le concours de la volonté divine dans une bonne œuvre. Ce n'est pas là tenter Dieu, mais chercher son appui avec sagesse et pour un bon motif. ^

(2) Il suit de cet enseignement qu'un homme pécherait gravement, si, sans une cause juste et suffisante, il s'exposait à un danger de mort^ dans l'espoir qu'il serait préservé par l'assistance divine. S'il s'exposait témérairement à la mort, sans avoir confiance dans la protection de la Providence, son péché serait alors contre le cinquième commandement^ et non contre la vertu de religion.

(3) Il s'en suit encore qu'on pécherait véniellement si, dans une maladie sans gravité, on refusait de prendre des remèdes, comptant sur une guérison miraculeuse de la part

I S. Thom. 2. 97; art. 2.

de Dieu. Ce n'est pas là un désordre très-grave, et, il n'y aurait même pas péché^ si on espérait guérir naturellement avec le secours de Dieu. ^

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