‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 145 sur 409 · CONCLUSIONS TIRÉES DE L'ENSEIGNEMENT PRECEDENT · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS TIRÉES DE L'ENSEIGNEMENT PRECEDENT

Les conclusions suivantes fourniront déplus amples éclaircissements sur l'obligation des serments: (i) Celui qui ne garde pas une promesse jurée, pèche contre la fidélité, mortellement ou véniellement, suivant qu'il y a gravité ou légèreté de matière; — ce qui est vrai, je suppose, dans une matière juste et honnête; — mais il n'est pas vrai, comme quelquesuns l'enseignent, que, même quand il y a légèreté de matière, on pèche toujours mortellement, si on n'accomplit pas une promesse appuyée d'un serment. (2) Celui qui garderait un serment ayant pour objet une chose mortellement ou véniellement coupable, comme si cette chose était due à Dieu, ou devait lui être agréable, commettrait un péché spécial de blasphème ou de superstition, s'il le gardait comme y étant tenu par la vertu de la religion. (3) Un serment ajouté à un contrat, que rend nul et sans effets la loi divine, la loi naturelle ou même la loi humaine, ne créerait pas une obligation de justice, pas même une obligation quelconque, dans le cas où ce serment serait contraire à la loi divine ou à la loi naturelle. S'il était seulement contraire à la loi humaine, civile ou ecclésiastique, d'après l'opinion la plus probable,

il deviendrait obligatoire, non par justice, mais par la vertu de religion. Et si cette obligation était l'objet d'une condonation, d'une commutation ou d'une dispense, on ne serait plus aucunement tenu de remplir la promesse. (4) L'obligation d'un serment est exclusivement personnelle; en conséquence, elle ne passe point aux successeurs ou aux héritiers ; et ceux-ci ne sont pas tenus par la vertu de religion, d'accomplir ce qu'un autre a promis par serment. Ils peuvent, naturellement, y être obligés par quelque autre contrat ou arrangement.

Tenons-nous en donc, autant que possible, à l'avis de notre Sauveur: « Vous ne jurerez point; » mais si les circonstances exigent que nous prêtions serment, qu'il soit fait avec le plus grand respect. Ne l'envisageons pas seulement comme une formalité, mais comme une chose sacrée, comme un acte de religion, comme une action sainte et méritoire. En dehors de ces circonstances, ayons soin de ne point profaner le saint Nom de Dieu en le mêlant à des serments pour des choses vaines et frivoles; et, à plus forte raison, en l'invoquant pour attester des choses qui seraient fausses et coupables.

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Le Second Commandement

(suite)

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