Réfutation des objections contre les malédictions
5. Sens dans lequel on doit entendre les anathèmes et les excommunica-
tions de l'Eglise.
I. COMMENT POUVONS-NOUS HONORER LE NOM DE DIEU EN NOUS BÉNISSANT NOUS, ET LES AUTRES
Sur cette matière, je vais faire des emprunts au Pieux Chrétien de Mgr Hay. ^ Il dit que nous honorons le Nom de Dieu en nous bénissant nous-mêmes et en bénissant les autres ; car nous montrons par là que c'est uniquemment de Dieu que nous attendons tout bien.
(i) C'est là le privilège des pasteurs de l'Eglise, et il en était ainsi même sous l'Ancienne Loi. * Sous la Nouvelle Loi dans la cérémonie de l'ordination, il est dit : « Le devoir d'un prêtre est d'offrir le sacrifice, de bénir, de présider, de prêcher, et de baptiser. » Lorsque les mains du prêtre sont consacrées par l'onction sainte, l'évêque fait cette prière : « Daignez, ô Seigneur, consacrer et sanctifier ces mains par cette onction et par notre bénédiction, afin que tout ce qu'elles béniront soit béni, et que tout ce qu'elles consacreront soit consacré au Nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ. » A la consécration d'un évêque, après l'onction des mains, le prélat consécrateur dit: « Q.ue tout ce que vous bénirez soit béni ; que tout ce que vous sanctifierez soit sanctifié, et que l'imposition de ces mains consacrées soit utile à tous pour leur salut. »
(2) Les fidèles devraient aussi se bénir les uns les autres^ selon les paroles de notre Sauveur: « Mais pour vous qui în'écoutez, je vous dis : Aimez-vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Bénissez ceux qui vous maudissent, et
I Second Commandement. L