l'Étendue de l'obligation dans la loi chrétienne
Ce troisième commandement comprend deux choses; il est d'abord affirmatif^ en ce qu'il ordonne l'audition de la messe; puis, il est négatifs en ce qu'il défend les œuvres serviles et les transactions; mais la défense est moins sévère que sous l'Ancienne Loi. Il nous est donc prescrit de sanctifier le dimanche en entendant la messe et en nous abstenant d'œuvres serviles. En dehors de cette double obligation, toutes les autres observances et autres devoirs spirituels, le dimanche, sont purement affaire de conseil: c'est ce qui ressort clairement de la Constitution de Benoit XIV (Paternas Charitatis, 1744). Quand il parle d'entendre la messe et de s'abstenir d'œuvres serviles, il ordonne et commande', mais quand il parle des autres choses à faire les jours de dimanche et de fête: il exhorte simplement et conseille; comme lorsqu'il dit: « Nous exhortons les fidèles dans le Seigneur à assister aux prières publiques, aux offices divins, à entendre la parole de Dieu ; et, pendant toute la d.urée du jour de fête, à se livrer autant que possible à des œuvres de charité et de piété. »
Accidentellement, certains fidèles pourraient être tenus à plus que ce qui est exposé ici comme d'obligation; par exemple, si quelque autre devoir était nécessaire pour l'accomplissement d'une autre obligation. Ainsi, des chrétiens ignorant leurs devoirs religieux seraient tenus d'assister aux sermons et aux instructions; ils seraient également obligés d'employer ces moyens, si, sans eux, leur foi et leur moralité étaient en danger. Je dois ajouter qu'il n'est pas facile pour
un homme d'être fidèle aux devoirs de sa religion, s'il néglige habituellement d'entendre les instructions et les exhortations religieuses.
Nous devons nous borner ici au précepte d'entendre la messe, et expliquer les conditions requises pour satisfaire à ce précepte.