ECCLES. III
2 Ibid. m. 14 et scq.
LE aUATRIFME COMMANDEMENT )l}
àu vénérable vieillard, et lui exprima même par ses larmes son respect et sa tendresse. Salomon nous donne un exemple semblable dans la manière dont il reçut sa mère : « Le roi se leva, vint au-devant d'elle, la salua profondément, et il s'assit sur son trône ; et Ton mit un trône pour la mère du roi, laquelle s'assit à sa main droite. » ^ Au-dessus de tous les autres, nous avons l'exemple de notre divin Sauveur, dans son respect et sa soumission envers Marie et Joseph, contenus dans ces paroles : « Il descendit avec eux à Nazareth et // leîir était soumis. »
Nos manières et notre conduite à l'égard de nos parents doivent témoigner de ce respect filial. Si le respect est sincère dans le cœur, il se montrera à l'extérieur dans le ton, dans les manières, dans l'attitude, dans les paroles, dans l'attention, dans les égards et la soumission : tout respirera ce respect et cette vénération dont notre cœur est animé. C'est aussi une marque de respect de suivre leurs conseils, et surtout d'imiter leurs exemples ; mais seulement lorsque leurs exemples sont bons et méritent d'être imités. Tel est le sens des paroles que notre Sauveur adressait aux Juifs: « Si vous êtes des enfants d'Abraham^ faites donc les œuvres d'Abraham. » ^
En même temps, il »faut se garder d'imiter les mauvais exemples des parents, et de suivre leurs mauvais conseils, puisqu'on voit malheureusement des parents qui seraient capables de porter leurs enfants au mal.* Dans des cas semblables, notre devoir est de nous abstenir, d'éviter la faute ou le péché, mais avec bonté envers eux. Si nous sommes
1 III Rois ii. 19.