suicide: sens
IDÉE qu'en avaient LES PHILOSOPHES PAÏENS
3. Suicide. — La première espèce d'homicide coupable que nous avons à étudier est le suicide. C'est l'acte qui consiste à se tuer soi-même, ou à s'ôter la vie de propos délibéré. Pour qu'il y ait suicide, aux yeux de la loi, il faut que la personne ait l'âge de discrétion et qu'elle possède ses facultés mentales.
Pour les philosophes païens, le suicide était^ dans certaines circonstances, entouré d'une auréole de gloire, et nul n'était vraiment considéré comme un grand homme, s'il survivait au déshonneur ou à l'infortune. Un Brutus et un Caton qui ont préféré mourir plutôt que de survivre au déshonneur, à des amis ou à leur pays, sont présentés à l'admiration des hommes comme des héros. Notre Sauveur nous a appris une doctrine qu'ignoraient les païens: c'est que l'héroïsme le plus sublime
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consiste à souffrir sans se plaindre, à prendre sa croix et à le suivre.
Il ne faut pas sur ce point blâmer tous les docteurs du paganisme; car quelques-uns ont sévèrement condamné cette coutume criminelle. Parmi ceux-ci. nous pouvons citer Aristote. Nous trouvons dans sa morale, cette phrase qui est digne d'un chrétien: « Pour un homme, mourir uniquement pour échapper à la pauvreté ou aux épreuves, n'est pas de la bravoure, mais simplement de la lâcheté, comme le déclare celui qui n'a pas le courage de les supporter. »