LE DUEL ET LA LOI ANGLAISE
Dans ces pays-ci, et d'après la loi anglaise, comme je l'ai déjà indiqué, celui qui tue quelqu'un dans un duel est considéré comme meurtrier; lui et ses témoins sont passibles de la peine de mort. Et même dans le cas où le duel n'aurait pas été suivi de mort, et qu'aucun des combattants n'aurait été blessé, le crime est qualifié de tentative d'homicide, et est sévèrement puni. Si l'un des combattants blesse l'autre avec rintention de le tuer, son acte est qualifié crime; et s'il y a des preuves qui le condamnent, il peut être passible des travaux forcés à perpétuité, ou au moins pour trois ans; ou passible d'un emprisonnement de deux ans avec ou sans travaux forcés. ^
Même si le duel n'est suivi d'aucune blessure, l'action de faire feu sur un individu avec intention de le tuer, ou avec tentative de meurtre, est qualifiée crime et rend passible des peines ci-dessus mentionnées. De plus, quiconque tente de tuer quelqu'un, d'une façon ou d'une autre, doit être considéré comme coupable du même crime.
I II est regrettable que la loi française contre les duellistes ne soit pas appliquée avec plus de sévérité et de suite. Il faut espérer que le mouvement d'opinion qui se manifeste contre le duel^ aura bientôt raison de cet abominable usage. <N.d. T.)
4l6 LES COMMANDEMENTS
Aujourd'hui, les militaires savent qu'ils sont passibles des mêmes peines que les autres citoyens, sur ce point, et que ce crime entraînera certainement pour eux la privation de leurs grades et de leur position. Si un officier est tué dans un duel, sa veuve et ses enfants sont privés de la pension ordinaire qui leur serait autrement allouée. Ces mesures ont entièrement fait disparaître l'aflfreuse pratique du duel^ et il est bien rare qu'on en entende parler dans nos pays.