LES QUESTIONS d'HONNEUR N'EXIGENT POINT LE DUEL
Un mot d'un écrivain moderne au sujet de la réponse que l'on fait parfois pour défendre le duel : Vhonneur V exige !
L'honneur V exige ! « Si l'honneur ne peut se défendre que par des barbaries semblables, mérite-t-il réellement d'être défendu ? Un moraliste chrétien proposa jadis d'établir, «un jury d'honneur, » avec pleins pouvoirs pour régler les différends et les réclamations pouvant donner lieu à un duel. Un tel jury aurait pu bien faire en ces jours de conventionalisme où l'on ne pouvait rien dire de mieux d'un chrétien, sinon que c'était un gentilhomme ; quand la religion elle-même était pour « un homme d'honneur» simplement chose tolerable pour ne pas dire « vulgaire, » et que le libertinage le plus effronté ne passait point pour criminel, pourvu qu'il fût « correct. » S'il faut choisir entre les deux, qu'on me permette de le dire, mieux vaut encore le duel que cette morale d'un maître de cérémonies. »