‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 266 sur 409 · QUAND LA COLERE EST COUPABLE · texte numérisé non relu

QUAND LA COLERE EST COUPABLE

La colère est coupable, dans son mode, lorsqu'elle est excessive; — c'est-à-dire, lorsqu'elle va jusqu'à un emportement indigné qui obscurcit la raison, et l'étouffé comme dans un tourbillon ; lorsque les motifs qui la font naître ne sont pas contenus dans les limites de la modération, au point qu'elle éclate en extravagances, en insultes, en paroles fausses et en actes violents. Elle est coupable dans son objet, — quand elle cherche à tirer vengeance d'une personne pour un tort qu'elle n'a réellement pas causé, ou qu'elle exagère l'offense ; ou encore, lorsqu'elle poursuit la vengeance par des moyens illicites, par la calomnie, en voulant nuire à une personne qui ne nous a offensés que d'une manière

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secrète et non publique ; lorsqu'elle poursuit le coupable d'une façon impitoyable, lors même qu'il mérite d'être châtié. Dieu dit: «La vengeance m'appartient, et je saurai l'exercer. » Nous ne devons chercher qu'à réparer les torts, et non point à en causer à autrui.

La colère est coupable quand elle est injuste et de longue durée. Il faut donc prendre garde que la passion ne nous aveugle pas, et ne nous porte point à faire de faux jugements. Nous sommes exposés à nous tromper, et nous pouvons très bien supposer qu'une chose a été faite contre nous avec intention, quand elle ne l'a été que par accident. Il serait bon de nous rappeler aussi le conseil de Saint Paul: «Que le soleil ne se couche point sur votre colère, » ^ si nous nous sentons portés à l'irritation et à la méchanceté. Il faut que la colère soit vite passée, prête à disparaître, dès qu'il se présente une occasion de pardonner.

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