‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 276 sur 409 · REMARQUES, EN FORME DE CONCLUSION SUR LE PRIX DE LA VIE HUMAINE · texte numérisé non relu

REMARQUES, EN FORME DE CONCLUSION SUR LE PRIX DE LA VIE HUMAINE

« L'homme n'est pas seul dans le monde, dit l'illustre Balmez, et il n'est pas né pour vivre seul. En outre, qu'est-il en lui-même? Il est une partie du vaste plan de l'univers. A côté de la destinée qui lui appartient dans ce vaste plan de la création, il a été élevé par la bonté de son Créateur à une sphère supérieure à toutes les pensées de la terre. La bonne philosophie exige que nous n'oubliions rien de tout cela. Le

I S ]ac(1. III. 5. et seq.

sentiment de la dignité de rhomme est profondément gravé dans le cœur de la société moderne. Nous trouvons partout, écrite en caractères frappants, cette vérité, que l'homme, en vertu de son titre d'homme, est digne de respect et de considération. C'est pour cela que toutes les écoles des temps modernes, qui ont follement entrepris d'exalter l'individu, au. péril imminent de produire d'épouvantables perturbations dans la société, ont adopté, comme thème constant de leurs instructions, cette dignité et cette noblesse de l'homme. Ils se séparent ainsi de la manière la plus tranchée des démocrates de l'antiquité. Ceux-ci s'enfermaient dans une étroite sphère, sans se départir d'un certain ordre de choses, sans regarder au-delà des frontières de leur propre pays. Dans l'esprit des démocrates modernes, au contraire, nous trouvons une tendance à embrasser toutes les branches, — un ardent propagandisme qui embrasse le monde entier. Jamais, ils ne font appel à des idées étroites. L'homme, sa raison et ses droits imprescriptibles, tel est leur thème perpétuel. Cette exagération des idées, prétexte et motif de tant de crimes, nous montre un fait qui a sa valeur, — je veux dire l'immense progrès que le christianisme a fait faire aux idées qui touchent à la dignité de notre nature. La religion chrétienne, ennemie de tout ce qui est criminel, ne peut pas consentir à voir la société renversée sous prétexte de défendre et d'élever la dignité de l'homme. D'un autre côté, comme l'histoire le proclame hautement, toutes nos connaissances et tous nos sentiments au sujet de ce qui est vrai, juste et raisonnable, sur la dignité humaine, sur la vie humaine^ sur l'honneur humain, nous les devons à la religion chrétienne, conformément à la doctrine et à l'enseignement catholique. » ^

I Balmez : Civilisation Européenne.

Le Cinquième Commandement

(suite)

Page 1