‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 305 sur 409 · AUX SPECTACLES, AUX LECTURES, AUX PEINTURES, ETC · texte numérisé non relu

AUX SPECTACLES, AUX LECTURES, AUX PEINTURES, ETC

Le catéchisme nous enseigne que, entre autres choses, les spectacles immodestes et les danses sont défendus par ce commandement, et que c'est se rendre coupable que d'y assister. Par spectacles et par danses, nous devons entendre tous ces amusements qui sont des occasions prochaines de péchés contre la pureté. Et le catéchisme fait aussi mention particulièrement des lectures immorales et des tableaux indécents qui sont de nature à exciter au péché par pensées, par paroles et par actions. Quand nous avons un jugement à porter sur ces différentes choses, nous devons les regarder comme mauvaises, parce qu'elles sont des occasions de péchés impurs. Le danger du péché peut être envisagé ici dans un sens absolu ou relatif. Le danger est absolu, si les spectacles, les livres ou les danses sont de telle nature que, vu la fragilité humaine, ils peuvent exciter au péché et aux mauvais désirs. Dans ce cas, on doit les considérer en soi comme des

I Mgr Hay : Le Chrétien pieux^ ch. xvi.

occasions dangereuses, et tout le monde est tenu de s'en abstenir. Le danger sera relatifs si ces choses ne portent au péché qu'en raison de l'infirmité et de la faiblesse particulière de telle personne, ou en raison des rapports particuliers de deux individus, ou encore en raison de leurs dispositions spéciales. Dans ces circonstances, ces choses doivent être évitées par les personnes qui savent qu'elles y trouveront une occasion de péché. Avant de condamner en général les spectacles, les danses et autres choses de ce genre, il est nécessaire de se rendre compte jusqu'à quel point ils sont périlleux et offrent des occasions de chute. Si la classe ordinaire des chrétiens pieux et dévots peut y assister et y prendre part sans péché, il n'y a pas lieu de les regarder comme mauvais.

Pour apprécier exactement tous ces cas, il est également indispensable d'examiner l'intention de la personne, la fin et le mobile de ses actions. Il n'est rien qu'une mauvaise intention ne puisse vicier. Par conséquent, si une personne qui se permet une lecture, qui assiste à un spectacle ou à une danse, a une mauvaise intention, sa faute est grave. Mais nous devons supposer que des personnes à l'esprit aussi mal fait ne sont que des exceptions. Si, dans une intention honnête, des personnes se laissent engager à prendre part à ces récréations et à ces amusements, non seulement leurs actes ne seront pas coupables, mais ils peuvent être vertueux et méritoires; si elles y prennent part simplement par vaine curiosité ou étourderie, leur faute peut bien n'être pas mortelle en soi. Parfois un homme est obligé de s'exposer à des occasions dangereuses, — par exemple, pour une raison de nécessité, d'utilité ou de convenances; — il n'y a pas lieu alors de lui imputer son action à péché.

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