‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 330 sur 409 · ORIGINE DE LA PROPRIÉTÉ · texte numérisé non relu

ORIGINE DE LA PROPRIÉTÉ

Il faut remarquer que la loi de la nature confère à l'homme certains droits, par exemple, le droit à la vie, à la croissance, à une bonne réputation. D'autres choses, telles que les choses

LE SEPTIÈME COMMANDEMENT ^2 y

extérieures dont nous venons de parler, et qu'on appelle les biens temporels, les biens de la fortune, n'appartiennent d'après la loi delà nature à aucun homme en particulier.

Au commencement du monde, toutes les choses extérieures étaient en commun, et il en aurait toujours été ainsi si l'homme avait persévéré dans l'état d'innocence. Après la chute dans le péché, les choses, communes jusque-là, commencèrent à être divisées, et quelques personnes possédèrent en propre les biens qu'elles s'appropriaient.

Pour cette appropriation, il suffisait de l'occupation, parce que, d'après la loi de la nature, l'occupation d'une chose par un homme, enlevait aux autres le pouvoir ou le droit de s'en emparer ou d'en prendre possession. De plus, il semble qu'il y ait eu une sorte de pacte d'après lequel on était convenu qu'une chose occupée ou possédée par un homme ne lui serait point enlevée par les autres. Toutefois, comme tout accord ou toute convention humaine excepte l'extrême nécessité, il s'ensuit que, dans un cas de nécessité, le droit primitif renaît, et que les choses redeviennent communes, dans la mesure de cette nécessité.

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