‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 409 sur 409 · SELON LES PAROLES DE L 'EMINENT PRÊTRE ET PHILOSOPHE ESPAGNOL, BALMEZ · texte numérisé non relu

SELON LES PAROLES DE L 'EMINENT PRÊTRE ET PHILOSOPHE ESPAGNOL, BALMEZ

Pour rappeler encore une fois l'attention sur les actes intérieurs de l'âme, qu'il me soit permis de conclure par la réflexion que nous transmettent les paroles du prêtre et philosophe espagnol que j'ai déjà cité:

« A propos de la question de savoir si Dieu est mécontent des actes intérieurs de la créature, nous pouvons dire: Quoi! s'il existe une révélation entre Dieu et l'homme, si le Créateur n'a pas abandonné sa créature; s'il la regarde encore comme un objet de sa sollicitude, n'est-il pas clair, n'est-il pas évident que l'intelligence et la volonté, — c'est-à-dire, ce qu'il y a de plus précieux en l'homme, ce qui le rend capable de connaître et d'aimer son Créateur, ce qui l'élève au-dessus de la brute, ce qui le constitue roi de la création: — n'est-il pas évident, nous le répétons, que cela doit être regardé comme l'objet de la sollicitude du Législateur suprême; et pouvons-nous moins faire que d'être convaincus qu'il ne s'occupe des actes extérieurs, qu'autant qu'ils viennent du sanctuaire de la conscience, où il fait ses délices d'être connu, aimé et adoré ? Qu'est-ce que l'homme, si nous le séparons de son intérieur? Qu'est-ce que la morale, si elle ne s'adresse pas à l'intelligence et à la volonté ? A-t-elle, en vérité, un fondement honnête, cette doctrine qui détruit impitoyablement ce qu'il y a dans l'homme de plus indépendant et de plus auguste, tandis qu'elle se vante d'être inspirée par les sentiments de la morale?

« Soyez bien persuadés qu'il n'y a pas ombre de vérité, pas ombre de grandeur dans rien de ce qui est opposé à la

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religion, et que tout ce qui, à première vue, paraît noble et généreux, n'est que bassesse et avilissement. Puis, à propos de sentiments philanthropiques, prenez garde à ces inspirations subites qui peuvent sembler des arguments décisifs^ mais qui, examinées à la lumière de la religion, ou même d'une simple philosophie sérieuse, ne sont pas autre chose que des raisonnements creux, des conclusions déduites de principes sans fondement, qui ne tendent qu'à établir l'empire de la matière sur l'esprit, et à lâcher tout frein aux passions voluptueuses du monde. » ^

I Balmez. Lettres^ Lettre xii, Le Code Moral.

194 Avignon. — Imp. Aubanei. Ireres.

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