‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 41 sur 409 · EXEMPLE LE VOYAGEUR EN ROUTE POUR UNE MAGNIFIQUE CITÉ · texte numérisé non relu

EXEMPLE LE VOYAGEUR EN ROUTE POUR UNE MAGNIFIQUE CITÉ

Nous devons regarder le Decalogue comme le plus admirable présent que Dieu ait pu nous faire. C'est ce que montre bien cette comparaison:

« Un voyageur est en route vers une cité magnifique^ où l'attendent une brillante fortune et une famille tendrement aimée. Entre lui et la ville désirée, il y a un abîme sans fond. Le pays est couvert d'épaisses ténèbres. Notre voyageur n'a ni guide ni lumière. A travers l'abîme, il n'y a qu'une planche étroite et mouvante. Il faut nécessairement qu'il passe sur cette planche, et il est très exposé à faire un faux pas, comme une expérience trop fréquente l'en a convaincu. Si un guide charitable devait venir prendre le voyageur par la main ; — s'il devait dresser une barrière de chaque côté de la planche fatale, y fixer un certain nombre de brillantes lumières, de sorte qu'il serait impossible au voyageur de tomber dans le gouffre, à moins de renverser volontairement la barrière et d'éteindre les lumières, avec quelle reconnaissance ce voyageur n'accepterait-il pas les bons services de son guide ? Eh bien ! Ce voyageur, c'est l'homme sur la terre. La cité où le bonheur l'attend, c'est le ciel, l'abîme c'est l'enfer; la planche faible, étroite, branlante, c'est la vie; le guide charitable n'est autre que Dieu ; les barrières élevées le long de la planche, les flambeaux qui y sont suspendus, ce sont les commandements de Dieu. »

O mon Dieu, nous confesserons toujours que le Decalogue est un de vos plus grands bienfaits ; nous aurons soin de ne jamais le violer, afin que, pendant la vie, nous ne tombions pas sous le joug redoutable de nos passions, et, après la mort, dans les abîmes épouvantables de l'enfer.

Le Premier Commandement

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