‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 77 sur 409 · SAINTS LIEUX ET CHOSES SAINTES · texte numérisé non relu

SAINTS LIEUX ET CHOSES SAINTES

En outre des reliques et des images, il y a d'autres choses que les Catholiques regardent comme sacrées et dignes de respect et de vénération. Tels sont: (i) Les lieux saints, comme, par exemple, l'endroit où le Sauveur est né, où il a été crucifié, et l'endroit d'où il est monté au ciel, etc ; et aussi tous les endroits où ont eu lieu des miracles remarquables. (2) Les temples, les églises et autres choses destinées au culte public de Dieu et à la pratique de la religion, surtout s'ils sont consacrés ou bénits, tels que les calices, les ornements, les rosaires, l'eau bénite, etc.

I Hierurgia. p. 556.

De toutes ces choses on peut dire : (i) Elles ne doivent être l'objet que d'une vénération relative. (2) La vénération sera plus ou moins grande, selon que les objets sont plus sacrés ou plus estimés pour quelque raison particulière ; comme, par exemple, une châsse, un endroit où nous avons reçu la grâce d'une guérison. Les objets sont estimés selon que diverses considérations autorisent à les considérer comme plus sacrés ; par exemple, s'ils sont bénits ou consacrés ; s'ils ont été bénits ou consacrés par le Pape ; si, pour un motif spécial, ils inspirent plus de respect pour Dieu, pour la sainte Vierge, pour tel ou tel Saint en particulier. (3) On doit accorder à ces objets les marques de vénération ou de respect religieux que prescrivent l'usage et les rubriques de l'Eglise. Ainsi, le prêtre, en se revêtant des ornements sacrés, pour la Messe, baise la croix qui est sur l'amict, sur le manipule et sur l'étole ; les hommes se découvrent dans l'église ; un calice consacré ne doit pas être touché par un laïque, etc. (4) Toutes les choses bénites doivent être traitées au moins avec une vénération négative; c'est à-dire qu'on serait inconvenant et fautif si on les traitait avec irrévérence ou avec manque de respect. (5) Quant aux lieux, nous avons à examiner ou que c'est un endroit marqué par un miracle célèbre, de telle sorte que le consentement commun en fait une place à part où rien de profane ne saurait être permis ; ou c'est un endroit qui a été le théâtre, y aurait-il même de longues années, de grands miracles et de grands mystères, et dans lequel cependant se passent les affaires de la vie de chaque jour, tels sont la Terre Sainte, quelques-unes de ses parties, Jérusalem, le Mont des Oliviers, etc. Aux premiers de ces endroits on peut donner les marques de respect que les fidèles ont coutume de leur rendre. Les autres peuvent

aussi être Tobjet légitime d'une pieuse affection, de visites et de vénération. Comme exemple de ces sentiments et de cette dévotion pour les lieux saints, nOus pouvons citer un passage du D' Johnson, où il parle d'Iona, dans son ouvrage: « Un voyage aux îles orientales de TEcosse : » Nous foulions alors le sol de cette île glorieuse qui fut jadis le flambeau des régions Calédoniennes, d'où les hordes sauvages et les barbares nomades reçurent les lumières de la science et les

bienfaits de la religion Loin de moi et de mes amis cette

froide philosophie qui nous laisserait indifférents et insensibles sur une terre illustrée par la sagesse, par la bravoure et par la vertu ! Il est peu digne d'envie celui dont le patriotisme ne vibrerait pas d'une nouvelle force en présence des plaines de Marathon, ou dont la piété ne sentirait pas des ardeurs plus vives au milieu des ruines d'Iona ! ^

I V. le traité du D' Murray : « De la Vénération et de Tlnvocation des Saints, » etc.

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Le Premier Commandement (suite)

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