‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 81 sur 409 · POURQUOI LA DIVISION ADOPTÉE PAR L'ÉGLISE DOIT ÊTRE PRÉFÉRÉE · texte numérisé non relu

POURQUOI LA DIVISION ADOPTÉE PAR L'ÉGLISE DOIT ÊTRE PRÉFÉRÉE

L'Ecriture, tout en nous assurant que les paroles de la loi sont au nombre de dix, ne nous indique nulle part comment elles étaient divisées. Cette division des commandements est donc laissée à l'appréciation de l'Eglise, et n'est en elle-même que d'une importance secondaire. L'ordre adopté par l'Eglise doit être préféré à celui des Protestants, parce que la défense de faire des idoles, ou de les adorer, n'est qu'une explication et une conséquence du précepte d'adorer uniquement le seul vrai Dieu, de n'avoir point de dieux étrangers en sa présence et tout cela doit être joint dans un seul et même commandement.

« Ces simples réflexions, il faut l'espérer, désabuseront le lecteur de toutes les idées erronées, qu'il aurait pu nourrir jusqu'ici au sujet de la doctrine et de la pratique de l'Eglise Catholique dans l'emploi des images. Elles lui aideront à mettre à jour les accusations et les calomnies de ceux qui, parmi les adversaires de l'Eglise, sans jamais avancer une preuve de leurs dénonciations, préfèrent lui adresser le si grave reproche de mutiler et abréger le Decalogue afin d'échapper à l'accusation d'idolâtrie. Car tel est le langage de

certains zélateurs pour désigner une pratique aussi inoffensive qu'il semblerait faire croire qu'une telle rature dans le précepte serait suffisante pour cacher le crime aux yeux d'un Catholique, ou pour tranquilliser sa conscience. Elles auront montré aussi au lecteur, et à sa pleine satisfaction que, loin d'être défendu, l'usage des images est positivement recommandé par la parole de Dieu. Il en concluera que l'avantage de ces souvenirs religieux est manifeste, dès lors qu'ils servent à notre mémoire les plus sacrés des mystères que nous enseigne notre religion, dès lors qu'ils nous aident à empêcher notre pensée de s'égarer aux moments de la prière, et que, tandis qu'ils nous élèvent vers le ciel, ils nous parlent, dans leur pieux silence, des souffrances et de la mort, sur l'autel de la Croix d'un Dieu fait homme, — notre Jésus, notre rédempteur crucifié. » ^

3. LES PÉCHÉS DÉFENDUS PAR CE COMMANDEMENT, d'APRÈS LA DIVISION DE SAINT ALPHONSE DANS L'« HOMO APOSTOLICUS » PÉCHÉS PAR EXCÈS CONTRAIRES A LA RELIGION.

Après avoir donné ces remarques préliminaires, nous avons à voir les péchés qui sont défendus par ce commandement. Saint Alphonse, dans 1' « Homo Apostolicus » nous dit que deux classes de vices ou de péchés sont contraires à la religion, à savoir: la superstition qui est un péché par excès; et l'irréligion^ qui est un péché par défaut.

La superstition renferme trois catégories de vices ou péchés : V idolâtrie^ la divination et la vaine observance.

I Hieriirgia, pp. ^3, 564.

V Irréligion en renferme quatre: la tentation de Dieu, le sacrilège^ la simonie et \q parjure.

Pour mettre plus de clarté dans ce sujet, je ne crois pas pouvoir mieux faire que de m'attacher à l'ordre suivi par saint Alphonse.

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