‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 82 sur 409 · superstition: definition et division · texte numérisé non relu

superstition: definition et division

D'après saint Thomas, c'est un vice contraire à la vertu de religion, provenant de l'excès, non pas en ce sens qu'elle puisse donner au culte divin plus que ne le veut la vraie religion; mais parce qu'elle offre le culte divin à une créature qui n'y a point droit, ou d'une manière qui n'est pas due. De là, deux sortes de superstition : L'une, celle d'un culte qui n'est pas dû; l'autre, le culte d'une chose ou d'un objet indigne.

La première, — la superstition cViin culte non dû, ou l'offrande du culte d'une manière non due, aurait lieu: (i) En rendant à Dieu un culte faux, comme si un laïque essayait de dire la messe; en offrant de fausses reliques à la vénération ; en annonçant de fausses visions ou révélations, de faux miracles, ou des inventions de ce genre, même dans le but d'augmenter la dévotion: tous ces actes sont de leur nature des péchés movioXs {^in génère suo). (2) En offrant à Dieu un culte superflu, comme d'entendre la messe d'un prêtre qui porte tel nom, — par exemple, Botavius, Asaph, ou noms semblables; — ou prier la figure tournée vers l'orient, ajouter à la messe ou à l'office divin en vue de le perfectionner: ces actes, en matières légères, ne sont que des péchés véniels, à moins qu'il n'y eût l'intention d'introduire un nouveau rite dans l'Eglise contre son autorité. La seconde,

c'est-à-dire la superstition d'un culte rendu à un objet indigne ou qu'il n y a point droit, personne ou chose, consiste à rendre à une créature, directement ou indirectement, le culte qui n'est dû qu'à Dieu.

La première forme de cette superstition n'est autre chose que V idolâtrie. Ceci nous amène à la question: Qu'est-ce que l'idolâtrie?

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