OBJETS DU CULTE IDOLATRIQUE
Ils peuvent nous intéresser et nous prouver la dépravation des formes tant anciennes que modernes de ce péché. Je cite l'extrait suivant du Dictionnaire de la Bible de Smith, comme le résumé le plus concis, à ma portée, des divers objets du culte idolâtrique. «Dans l'ancienne religion des races Sémites, la Divinité, suivant l'analogie humaine, se concevait sous la forme d'un homme et d'une femme, — l'un représentant le principe actif; l'autre, le principe passif de la nature ; l'un, source de la vie spirituelle, l'autre, source de la vie physique. — Le soleil et la lune furent de bonne heure choisis comme les symboles extérieurs de cette puissance qui pénètre tout, et le culte des corps célestes devint le système d'idolâtrie, non seulement le plus ancien, mais aussi le plus répandu. Né dans les plaines de la Chaldée^ il s'étendit à travers l'Egypte, la Grèce, la Scythie, et même jusqu'au Mexique et à Ceylan. Il est probable que les Israélites prirent leurs premières leçons du culte du soleil, des Egyptiens dont le système religieux donnait au luminaire, sous le nom d'Osiris, la place prépondérante. Les Phéniciens l'adoraient sous le titre de «Seigneur du ciel.» Avec les noms de Moloch ou Milcom, le soleil était adoré par les Ammonites, et avec le nom de Chemosh, par les Moabites. L'Hadad des Syriens est la même divinité. L'Assy- Bel ou Belus est une autre forme de Baal. Sous les derniers
I Voy. Smith, Diction, de la Bible.
rois de Juda, les chevaux sacrés et les chariots étaient consacrés au dieu-soleil, comme chez les Perses. La lune était adorée par les Phéniciens sous le nom d'Astarté ou Baaltis, la puissance passive de la nature, comme Baal en était la puissance active, et était connue des Hébreux sous le nom d'Ashtéroth. Ashtéroth, déesse tutélaire des Sidoniens, apparaît de bonne heure parmi les objets de Tidolâtrie Israelite. Dans les derniers temps de la monarchie, les planètes et les signes du zodiaque, eurent, après le soleil et la lune, leur part du culte populaire. Nous avons déjà parlé du culte des animaux, comme on en voit un exemple dans les veaux de Jéroboam. Il ne nous reste pas de preuves que les Israélites aient jamais pris part au culte de Dagon, le dieupoisson des Philistins... Dans les derniers temps, le serpent d'airain devint Tobjet du culte idolâtrique. ^
« Nous ne trouvons pas de traces du culte des héros parmi les races Sémitiques. »
Le crime d'idolâtrie^ dans son sens réel, ne se rencontre pas parmi les Chrétiens. Mais il y a une sorte d'idolâtrie spirituelle, contre laquelle nous sommes constamment prévenus. Saint Bernardin de Sienne dit qu'il est ridicule de regarder comme idolâtre l'homme qui offre à une créature deux petits grains d'encens qu'il aurait dû offrir au Créateur, et de ne pas regarder comme tel celui qui consacre toute sa vie au monde, et n'offre rien à son Dieu.
I 4 Rois xviii. 4.