‹ Les Commissaires de l'Assemblée Législative et de la Convention Depuis la Révolution du 10 Août 1792 jusqu'en Avril 1793Chapitre 12 sur 104 · Arch. parl · texte numérisé non relu

Arch. parl

tique et administrative de la France est orientée vers un seul but, sauver la patrie en danger. Il s’agit d’une société qui lutte pour l'existence : au lieu de se confier à une personnalitéisôlée, à un dictateur, qui peut disparaître, qui n’est pas infaillible, la France est livrée au pouvoir absolu d’une assemblée. Dans cette lutte pour l'existence, tout doit être subordonné à l’action. L’action se décompose en direction ou force initiale, et exécution, ou application simple ét multiple de cette force (1). Entre la direction et l’exécution, il faut un rouage intermédiaire, un organe de transmission. Dans le mécanisme gouvernemental qui se développe après mars 1793, la direction appartient à l’Assemblée, force initiale puisant sa puissance dans le pays qui a élu ses membres et dans cette assemblée, au Comité de salut public, composé uniquement de membres de la Convention. Cette Direction est une; le Conseil exécutif provisoire a perdu toute importance : il ne subsiste plus que comme un hommage platonique au principe de la séparation des pouvoirs.

La transmission s'effectue au moyen des Comités de l'Assemblée, au moyen des ministres qui, s'ils ont perdu toute attribution proprement exécutive, par l'effacement du Conseil exécutif provisoire, gardent individuellement un rôle dans la transmission des décisions de l’organe de Direction.

Et c'est alors aux représentants en mission qu’incombe l’exécution, aux armées ou à l’intérieur, des ordres partis du centre.

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