‹ Les Commissaires de l'Assemblée Législative et de la Convention Depuis la Révolution du 10 Août 1792 jusqu'en Avril 1793Chapitre 79 sur 104 · Chuquet · texte numérisé non relu

Chuquet

d'obtenir un décret déclarant qu’il a perdu la confiance de la nation et l’a en conséquence destitué. Nous trou- -vons l’écho de,ce.dissentiment dans la séance du 27 août à la Législative (1).

Duhem y déclare que le pouvoir exécutif s’est occupé de purger nos armées des royalistes et des traites fayettistes, Mais, ajoute-t-il, «il a été contrarié dans ses opérations par les commissaires de l’assemblée nationale aux armées, il faut arrêter cette sorte d’usurpation d’autorité et maintenir la séparation des pouvoirs. Je demande que les commissaires de l’assemblée qui ont gardé dans leurs poches l'arrêté du pouvoir exécutif; soient rappelés et punis. » (Murmures.) ù

Delacroix fait une motion dâns le même sens : « J’appuie la proposition de M. Duhem; mais auparavant de rappeler et de condamner ces commissaires, je crois qu’il serait bon que l’Assemblée chargeât sa commission extraordinaire d'examiner leur conduite. Vous vous êtes montrés justes et sévères envers le chef suprême et envers ses ministres; dans un siècle d'égalité il faut montrer la même sévérité envers ceux de nos collègues qui sont répréhensibles. Je demande done que la commission extraordinaire examine les différentes pièces et qu'elle s'assure si, oui ou non, les commissaires ont rempli leur devoir ou s’ils l'ont outrepassé.

Garreau : « On ne peut pourtant pas les juger sans les entendre. »

Delacroix : « Il est certain qu’on ne peut pas les juger

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