‹ Les Commissaires de l'Assemblée Législative et de la Convention Depuis la Révolution du 10 Août 1792 jusqu'en Avril 1793Chapitre 87 sur 104 · Correspondance Dumouriez Pache. Paris, 1793, p · texte numérisé non relu

Correspondance Dumouriez Pache. Paris, 1793, p

&. Arch. nüt, À. E. I], 9, 467 Rapport, p. 41. Mémoire de Biron au conseil exécutif provisoire.

5. Discours de Dumouriez à la séance du 12 octobre 1792. Moniteur du 13.

6. Hassenfratz, chef de la 2e division (Matériel) au ministère

nètes el prêts à abuser des facilités qu'ils ont à frauder les pouvoirs publies (1); enfir, il estime défectueux un système qui permet à chaque armée de laisser ses fournisseurs traiter individuellement, Mieux vaudrait penset-il, former un comité unique ét responsable de quelques individus, pour centraliser les marchés,

Telle est l'origine du « Directoire des achats » créé par le Conseil exécutif provisoire à la séance du 5 novembre 1792, sur la demande de Pache, appuyé par Clavière ministre des finances, lui-même soutenu par Cambon, rapporteur ordinaire du comité de ce département. Les trois ministres de la Guérre, de la Marine et de l’Intérieut devaient désormais faire centraliser tous leurs marchés par un directoire des achats ou « ocmité central des achats », fonctionnant à Paris, et qui s’adressait seul aux fournisseurs, Ce comité était composé des citoyens Bidermann, banquier génevois désigné par Pache, Marx Berr, juif strasbourgeois désigné par Monge ministre de la Marine, et Cousin, par Roland, ministre de l'Intérieur, Ce dernier fut bientôt remplacé par Lebrun.

Dès le 6 novembre Pache donne ordre à la Compagnie Doumerc de cesser ses opérations et de faire connaître celles qui sont en cours au Directoire des achats. Il lui interdit en même temps de passer dorénavant de hou-

de la Guerre, flétrit la conduite de ces fournisseurs aux Jacobins (Journal des Jacobins. Séances du 3 décembre 1792 ét 23 janvier 1793).

4, Pacheé les accuse à la Convention. Séance du 2 novembre 1792, Moniteur du 3.

veaux marchés, et aux généraux de continuer à avoir recours à ses services (1).

Dumouriez s'en tient cependant aux anciens errements. Pache Jui écrit le 11 décembre qu'il refuse de ratifier un marché que Malus son commissaire ordonnateur a passé le 8 novembre avec un certain Simon, négociant à Dunkerque pour l’approvisionnement de l’armée de Belgique. Le général proteste contre cette mesure. Le ministre communique sa lettre à la Con-

ention et obtient de cette assemblée qu’elle décrète d'accusation Malus et d'Espagnac (2). Le Directoire des achats les remplace par Ronsin et Huguenin dont le général a immédiatement l’occasion de constater l’incapacité. Dumouriez se plaint alors directement à la Convention que Pache laisse son armée sans approvisionnements (3) et réclame l'élargissement de ses subordonnés (4).

Le 30 novembre, l’assemblée décide d’envoyer une

4. Rapport envoyé le 22 thermidor an III au comité de sûreté générale sur l’administration de la guerre sous le ministre Pache. Adrien $Sée, Le Procès Paché, Paris, 1911, p. 49 et suivantes. Voir aussi Mortimer Ternaux, vol. V, p. 53 et vol. VI, p. 86; Chuquet, IV, 150; Thiers, ÆHistoire de la Révolution, I,

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