‹ Les Commissions de l'Assemblée de la Société des NationsChapitre 21 sur 195 · A#085, CL · texte numérisé non relu

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autres, doivent inspirer le choix de la commission, ce sont les qualités personnelles de compétence et d'autorité du délégué appelé à la guider dans ses travaux.

Le président, suivant l'expression qu'employait un jour M. Reveillaud (France) ! doit être « placé à la tête de cette commission non par le hasard d’une haute situation, mais bien à cause de la connaissance approfondie du travail que l’on y accomplit ».

C’est conformément à cette doctrine, par exemple, que M. da Costa (Portugal) pouvait, en 1925 ?, proposer « de désigner pour vice-président M. Raul Fernandes (Brésil), dont l'expérience dans les travaux difficiles de la première commission s’est montrée si précieuse depuis la première Assemblée de la Société des Nations ».

28. La multiplication de citations de ce genre ne suffirait pas à dissimuler que des motifs, qui ne se ramènent pas toujours à la nécessité d'assurer au bureau la présence des mieux qualifiés, viennent parfois inspirer dans leur choix les membres des commissions.

C'est que, en plus d’une charge et d’une responsabilité, la présidence constitue un poste d’honneur et un poste d'influence ; et la considération du prestige à acquérir ou à répartir peut, dans certains cas, contrebalancer les pures préoccupations de méthode.

On peut relever quelques symptômes de cet état d’esprit.

En 1923, à la cinquième commission, M. de Aguero Y Bethancourt (Cuba) proposa comme vice-président M. Chao-Hsin-Chu (Chine); M. Hosti (Finlande) proposa M. Murray (Afrique du Sud) à.

On dut procéder, conformément au Règlement de l’Assemblée (art. 21), à un scrutin secret qui donna la majorité à M. Murray.

De telles difficultés ont été, en d’autres circonstances, résolues par la méthode classique de l'augmentation du

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