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Dans un régime de publicité, ce que les discussions gagnent en étendue, elles le perdent en efficacité. C'est là, peut-être, le plus grave danger. Placés sous le contrôle de la presse, et par là, sous la surveillance des opinions nationales, les délégués auront parfois la tentation de se raidir dans des positions de principe. C’est M. William Meyer (Inde) qui faisait remarquer en 1921 ! que «'e ton de la discussion à huis clos est toujours plus amical ». L’aisance des délégués délibérant sans la présence de tiers, la possibilité qu’ils ont d'exprimer sincèrement le fond de leurs pensées, sont les meilleurs facteurs d’accord. Sir Joseph Cook (Australie) a pu constater en 1926? « qu'une conséquence de la publicité des débats, est que les travaux les plus importants sont, en général, effectués en dehors des séances ».
Cela ne signifie point que ces travaux sont, dans tous les cas, menés dans la coulisse, avec des formes extra-réglementaires: il y ales sous-commissions, dontles séances sont presque toujours secrètes. L'absence de publicité dans les sous-commissions est une des principales raisons de leur fortune.
91. On a plusieurs fois invoqué, pour défendre le principe de la publicité des débats, la nécessité d’éduquer le public. Le Professeur Murray (Afrique du Sud) estimait, en 1921, que cette publicité assurera « dans la presse, et par suite dans le grand public, une compréhension plus sympathique des questions que la commission discutera », et Lord Robert Cecil rappelait 4 qu’il y avait eu, l’année précédente, « des séances extrêmement intéressantes qui eussent été précieuses pour l'éducation du public». Dans le même sens, M. Noblemaire (France) disait à la quatrième commission, en 1922 : « Le budget de la Société intéresse vivement l'opinion publique et... l'éducation de l'opinion publique sur ce point sera d’autant plus facile
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