‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 1 sur 292 · NANCY · texte numérisé non relu

NANCY

ŒEZ A. LEPAGE, ÏMPRIMEUR-LIBK AIRE-ÉDITEUR, Grandc-Ruc (Ville-Vieille), M.

Di

INTRODUCTION

Xvma de parler de l'ouvrage dont je commence aujourd'hui la publication. ï*i un devoir à remplir, une dette sacrée à acquitter : c'est de remercier mes ecndioyens de l'accueil plein de bienveillance qu'ils ont fait à la Statistique de la Mevrthe. Je leur offre ici l'expression de toute ma reconnaissance. Il m'a semblé que le meilleur moyen de la leur témoigner efficacement était de confiner mes recherches sur notre pays, si riche en souvenirs, aûn de bien faire connaître son histoire.

Le travail qu'on va lire est destiné, non point à reproduire, mais à compléter, en le rectifiant, celui que j'ai fait paraître en 1842. En effet, la Statistique de la Meurthe, si volumineuse qu'elle soit, n'est, en quelque sorte, qu'une ébau- ,<ke : beaucoup de faits y sont à peine indiqués, des chartes importantes n'y ml analysées que d'une manière extrêmement sommaire, et un grand nombre de titres, intéressants pour les communes et pour les familles, y sont passés nés sHeace. D'un autre côté, n'ayant pas toujours eu sous les yeux les docu- JMaCs originaux, j'ai commis bien des erreurs, dont les unes, je l'avoue, m'applifM iiuent eu propre, et dont les autres sont le fait des écrivains que j'ai Consultés. On comprendra facilement, du reste, que ces erreurs sont inévitables

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lorsqu'on ne peut tout voir par soi-même et qu'on est souvent obligé d'ajoulc ; foi à des renseignements dont on n'est pas en position d'apprécier la valeui

J'espère avoir, autant qu'il est possible, évité cet écueil, car la majeur partie des documents que je publie sont puisés dans nos Archives ; à part quel ques notes empruntées à des travaux historiques ou archéologiques faits dan ces dernières années ; à part quelques extraits de chartes anciennes, tirés d l'Histoire de Lorraine ou de celles de Metz et de Toul, le Journal des Communes de la Meurthe est entièrement composé d'après des titres inédits et authentiques, auxquels il sera facile de recourir à l'aide des indications que je donne.

Parmi ces titres, ceux-ci se rattachent aux libertés municipales, c'est-à-dire aux affranchissements des communes et à leur administration intérieure ; ceuxlà concernent le régime féodal, ses droits, ses privilèges, ses servitudes ; les uns sont relatifs au mouvement de la population, par suite des guerres, des pestes, des invasions qui désolèrent tant de fois nos contrées ; les autres, enfin, ont rapport aux sciences, aux arts, à l'industrie, au commerce, en un mot, à tout ce qui constitue l'histoire d'un pays et peut faire apprécier la marche et les progrès de sa civilisation.

Je me suis attaché, en remontant aux sources, à faire connaître l'origine de nos localités et à leur restituer les noms anciens qu'elles ont portés. [J'ai essayé de faire justice des étymologics fabuleuses ou absurdes qu'on a données à quelques-uns de ces noms, et qui sont arrivées jusqu'à nous, sur la foi d'écrivains dont les opinions ont été trop facilement admises.

Enfin, j'ai cru devoir consacrer une assez large place à l'histoire des maisons religieuses, à celle des paroisses, des chapelles et de tous les établissements qui rappellent la piété de nos pères.

Tous ces documens réunis présenteront, j'ose l'espérer, un ensemble de fails qui ne seront pas dépourvus d'intérêt, et dans lesquels on pourra puiser des renseignements utiles. Eu tout cas, je puis me rendre la justice de n'avoir rien

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3$igé pour arriver à quelque chose de complet : ni les recherches , si inhale qu'elles soient, ni les peines, ni les soins, ne mont coûté. On en pourra juger, Meurs, par les titres nombreux auxquels je renvoie lorsqu'il ne m'a ^ été possible ou que je n'ai pas cru nécessaire de les reproduire intégrale*.

£n parlant de ces documents, il n'est peut-être pas hors de propos d'entrer a (Uns quelques détails sur le dépôt précieux qui les renferme ; nos Archives t sont réellement connues que des personnes qui se livrent à des études hiswqaes ; le public n'a qu'une idée bien fausse ou bien imparfaite de leur sortance. En essayant de les faire plus justement apprécier, je n'obéis pa< seulement à un sentiment d'amour-propre national bieu légitime , je rois encore rendre un véritable service à mes concitoyeus. Il se passe peu de jours sans que des intérêts contraires, des prétentions opposées, ne fassent naitre les eonflils sur lesquels les tribunaux sont appelés à prononcer. Ces conflits, mvA dispendieux, toujours regrettables, on pourrait quelquefois les prévenir en recourant aux titres qui établissent les droits des parties ; et c'est dans les Archives que souvent ces titres sont déposés. Tel est le motif qui m'a engagé à placer ici cette notice, qui, d'ailleurs, me parait une introduction toute naturelle à l'histoire de nos Communes.

Les Archives du département de la Meurthe sont formées de deux grandes séries distinctes : la première comprend ce qu'on appelle le Trésor des Chartes de brraroe, c'est-à-dire les archives particulières de nos ducs et celles de leur Chambre des Comptes ; la seconde renferme les titres provenant , soit des ariens établissements religieux , soit de la saisie opérée chez les émigrés à Jépoque de la Révolution. Entre ces deux grandes séries, et servant comme de liaison entre elles , s'en trouve une troisième composée des papiers de Itodance de Lorraine et de l'Assemblée Provinciale. Je me borne à signaler cette dernière série, qui n'a que peu d'importance comparativement

m te autres ; je ne parlerai pas non plus des documents administratifs,

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dont l'existence est, en général, bien connue ; je dirai néanmoins, en passa n qu'il y a de ces documents où Ton peut découvrir des renseignements histo riques précieux : ainsi, j'ai rencontré, dans les actes de ventes de biens natio naux, plusieurs procès-verbaux descriptifs qui m'ont permis, en quelqu sorte, de reconstruire des châteaux ou des maisons religieuses qui n'existeL plus aujourd'hui.

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