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I. — TRÉSOR DES CHARTES DE LORRAINE

La partie de nos Archives que j'ai désignée sous le nom de Trésor de: Chartes de Lorraine, se subdivfse eu un assez grand nombre de séries auxquelles , sans me servir des termes techniques, je vais donner les dénominations qui me sembleront les plus simples à la fois et les plus claires :

1° Trésor des Chartes proprement dit ;

2° Cartulaire de Lorraine ;

3° Recueil des Lettres patentes ;

4° Comptes des Trésoriers et des Receveurs généraux de Lorraine ; 5° Comptes des Receveurs du domaine des prévôtés ; G° Comptes des Gruyers (officiers des eaux et forêts) ; 7° Etat du temporel des paroisses ; 8° Nobiliaires ;

9° Titres du Roi de Pologne ;

10° Archives de la Chambre des Comptes.

1° Trésor des Chartes proprement dit. — Je comprends sous celte dénomination tous les titres isolés placés dans des layettes ou boites. Celles-ci sont au nombre de 461 et renferment environ 26 ou 27,000 pièces , les unes en parchemin , les autres en papier ; un assez grand nombre ont conservé leurs sceaux. Les intitulés de ces layettes correspondent généralement aux anciennes divisions de la province en prévôtés ; telles sont , pour

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i Jieortàe , Amance , Chaligny, Château-Salins , Deneuvre et Azerailles , Coudé , Dieuze , Einville , Fénétrange , Foug , Gondreville , L'Avantgarde , ytàm , Lunévîllc , Mandres , Nancy, Nomeny, Ponl-à-Mousson , Preny, Raàèrts , Saint-Nicolas , Vaudémont , Viviers. Quelques layettes concernent !s abbayes de Beaupré , Belchamp, Clairlieu , etc. ; d'autres sont relatives «h fiels situés dans 1 étendue des Etats des ducs de Lorraine, aux ordonnes promulguées par ces princes, aux fondations pieuses faites par eux ou i autres seigneurs, etc., etc.

Si j'avais l'intention d'écrire ici l'histoire des Archives de notre province , forais à signaler les pertes considérables qu'a faites , par suite de la congèle et de l'invasion étrangère , ce Trésor des Chartes , si riche autrefois , et auquel nos princes attachaient tant de prix , qu'ils lui avaient réservé une place spéciale dans l'enceinte même de leur palais ; mais je veux me borner, dans cet aperçu rapide, à donner une idée de ce qu'il est actuellement. Nous pouvons encore , d'ailleurs , malgré les spoliations si déplorables qui y ont été commises, être fiers de le posséder. En effet , à côté des titres particuliers à une foule de localités , à un grand nombre de familles , on y trouve des titres généraux du plus haut intérêt pour l'histoire de notre pays ; c'est, eo réalité, comme son nom l'indique, un véritable Trésor où, même après les emprunts que lui ont faits les écrivains du siècle dernier, on peut encore puiser à pleines mains des renseignements précieux , soit inédits , soit , pour la plupart , altérés dans les versions qui en ont été données.

Outre ces titres isolés, je dois signaler quelques registres, parmi lesquels il es est qui ont une certaine importance ; tels sont, notamment, ceux qui sont intitolés : Inventaire et Recueil ancien des droits de succession au duché de Lorraine, etc. ; — Etats généraux et convocation des Etals, de 1338 à 1602 ; — Registre des causes dépendantes des Assises de Nancy, de 1617 à 1620 ; — Dénombrement du bailliage d'Allemagne pour la contribution impériale en

«67 ; - Rôle des conduits (ou ménages) des prévôtés de Pont-à-Mousson,

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Mandres, Bouconville, etc., pour l aide de 1600 et 1602 ; — Compte de Nicolas de Pullenoy, commis à la recette de l'aide générale (1396-1602); — Rôle ei déclaration de tous les bestiaux existant dans le bailliage de Saint-Mihiel (1600). — Six autres registres concernent les seigneuries de Briey, Trognon et Bouconville, la sénéchaussée de Bourmont, le comté de Ligny et la seigneurie d'Apremont.

Tous les titres que contient le Trésor des Chartes sont analysés dans un Inventaire qui ne comprend pas moins de 33 registres in-folio.

2° Cartulaire de Lorraine. — Le Cartulaire de Lorraine, rédigé, dans la seconde moitié du XVI* siècle, sous la direction de Thierry Alix de Veroncourt, président de la Chambre des Comptes, forme une série de 77 volumes in-folio, écrits avec le plus grand soin, lesquels renferment non-seulement la copie de beaucoup de pièces du Trésor des Chartes, mais encore, ce qui est plus pré-

cieux, celle d'un grand nombre de pièces qui ont disparu des archives particulières de nos ducs. 11 y a des titres de toute nature et de toutes les époques, utiles à consulter, tant pour l'histoire des localités que pour l'histoire générale de la province : des traités de mariage et d'alliance, des chartes d'affranchissement, des érections de foires et de marchés, des documents sur les salines et sur les mines, le récit de quelques événements remarquables, des ordonnances manuscrites ou imprimées, recueillies par notre célèbre jurisconsulte Guinel, etc., etc.

Le Cartulaire, de même que le Trésor des Chartes, a des tables qui forment encore 8 registres in-folio.

3° Recueil des Lettres patentes. — Ce recueil, qui se compose de 190 registres, y compris les tables, commence à 1473 et finit à 1737. Il y a bien, ça et là, quelques lacunes, mais, telle qu'elle est, celte collection est encore infiniment précieuse ; il suffit, pour faire apprécier sa valeur, de donner un simple énoncé de quelques-unes des matières auxquelles ont rapport les lettres pa-

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: affranchissements, anoblissements, ascensements, chartes et établisse— note de foires et marchés, confirmations, donations, échanges, engagements, értttioos de fiefs, exemptions et privilèges, fondations, offices, ordonnances, prtBSsioos, règlements et statuts, reprises, etc., etc. C'est dans les lettres patente que Dom Pelletier a puisé les éléments de son Nobiliaire ; c'est là que a trouvent les titres de création de toutes les anciennes usines, dont l'établisçtment avait lieu à charge d'un cens payable au domaine du prince ; c'est là (juesoot consignés les privilèges et les droits accordés à certaines communes, les règlements et les statuts des corporations ouvrières, la nomination des fonctionnaires de tous les degrés, etc., etc.

4* Comptes des Trésoriers et des Receveurs généraux de Lorraine. — Ces comptes, commençant à 1458 et se continuant, sauf des, interruptions, jusqu'en 1732, contiennent, d'une part, l'état des deniers perçus par les receveurs gé- Béraux ; de l'autre, la dépense de ces derniers ; c'est, comme on dirait aujourd'hui, la mise à jour des dépenses de l'Etat et de la liste civile des ducs de Lorraine.

On comprend facilement quelle foule de détails curieux doivent se rencontrer dans ces registres, car rien n'y est passé sous silence ; toutes les sommes déboursées, quelle que soit leur destination, même la plus futile, y sont enregistrées avec soin ; on y voit la composition de la maison de nos ducs aux différentes époques, celle des princes et des princesses de leur famille ; leurs dépenses en aumônes, en fondations, en libéralités, en encouragements accordés au arts et à l'industrie ; on y trouve les particularités les plus piquantes sur leur vie intime, sur leurs relations avec les souverains des autres Etats, sur les (êtes qui se donnaient à leur cour, etc.; on y rencontre des renseignements complètement ignorés sur les événements contemporains, sur beaucoup de personnages historiques, sur des faits de toute nature; et ces renseignements péril de rectifier quantité d'erreurs qui se sont accréditées jusqu'à nos jours.

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Parmi les 296 registres (i) qui forment la série des comptes des trésorier et des receveurs généraux de Lorraine, il y en a quelques-uns qui offrent u intérêt tout spécial : ce sont des registres des trésoriers des salines et des tré soriers des guerres. Ces derniers surtout, portant la date de 1591 et de 1592 contiennent des documents très-utiles sur l'organisation militaire de notre pro vince pendant le règne de Charles III.

C'est depuis quelques années seulement qu'on s'est mis à compulser le comptes des trésoriers et des receveurs généraux , et on y a découvert de richesses dont les écrivains des siècles derniers ne soupçonnaient pas l'exis tence ; ces comptes méritent d'occuper un des premiers rangs parmi les monu ments historiques du pays.

5° Comptes dbs Receveurs des prévotés. — Ces registres, au nombre di près de 4,000, présentent, mais sous un autre rapport, presque autant d'intérêt que ceux dont je viens de parler. Ils contiennent les plus précieux renseignemenls pour l'histoire des localités, depuis les villes jusqu'aux plus petits ha meaux. C'est là que sont consignées les redevances féodales de toute nature auxquelles étaient attenus les habitants, les privilèges dont ils jouissaient, les cens qu'ils payaient au domaine du prince, etc.; c'est là qu'on peut étudier la situation réelle du pays au point de vue du commerce et de l'industrie, et qu'on peut suivre le mouvement de sa population à travers les guerres, les invasions, les maladies contagieuses qui désolèrent si souvent nos contrées. On y trouve, surtout, les détails les plus complets et les plus intéressants sur les fléaux qui affligèrent la Lorraine au XVIIe siècle, pendant la lutte imprudeute que Charles IV soutint contre la France.

Les souvenirs de cette période désastreuse se sont perpétués d'âge en âge jusqu'à nous ; mais, loin d'être, comme cela arrive fréquemment, au-dessus de

(1) Outre les registres, il y a un grand nombre de liasses de pièces justificatives dans lesquelles se trouvent des autographes de beaucoup de personnages historiques.

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il réalité, ils n'en donnent qu'une idée bien affaiblie. Chaque page des documents officiels que je signale, permet de le constater, et ces documents attestât, aon-seulemcnt que presque toutes les localités subirent la plus effroyable dépopulation, mais encore qu'un grand nombre de villages disparurent pour ne janais se relever de leurs ruines.

Noos avons peine à croire, malgré les assertions formelles contenues dans l'ouvrage tristement fameux du procureur général Remy (la Démonolàtrie) ,

il y ait eu, en Lorraine, au XVIe et au XVIIe siècles, c'est-à-dire à une époque de lumière et de civilisation, tant de malheureux livrés aux flammes sous b monstrueuse accusation de sorcellerie. Eh bien ! ce fait n'est que trop vrai, elYon n'a, pour s'en assurer, qu'à parcourir, dans les comptes des receveurs des prévôtés, le chapitre consacré à la dépense faite pour les exécutions crimia elles. C'est à l'aide des renseignements qui s'y trouvent, qu'un écrivain Mderoe (1) a pu démontrer que les chiffres donnés par Nicolas Remy n'ont malheureusement rien d'exagéré.

6° Comptes des Gruyers. — Ces registres, presque en aussi grand nombre, nais bien moins volumineux que les précédents, contiennent l'état de gestion des officiers des eaux et forêts. Quoique n'offrant qu'un médiocre intérêt historique, ils peuvent être utiles à consulter pour les hommes spéciaux.

Nos Archives renferment encore, au sujet de l'administration forestière, plusîetvs autres séries de registres, dont je vais me borner à donner l'intitulé : Etait général du produit des ventes ordinaires de taillis et futaies, faites dans les forêts du Roi (1752-1765); — Comptes des revenus des bois (1750- 1787) ; — Procès-verbaux de martelage des bois du Roi et des communautés éaas la Lorraine allemande (1764-1781); — Procès-verbaux de visite des bois do Roi dans différentes mailrises (1764 — 1789).

le Trésor des Chartes possédait autrefois un recueil auquel, presque chaque

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(f ; Histoire de la Justice criminelle en Lorraine, par M. Dumont.juge à Saint-Mihicl.

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jour encore, on a besoin de recourir : c'est celui des arrêts du Conseil roya des Finances et Commerce, lequel était chargé de statuer sur toutes les affaire concernant les eaux et forêts. Ce recueil se trouve dans le vaste dépôt des archives impériales, à Paris.

T Etat du temporel des paroisses. — Le duc Léopold, voulant rétablit dans ses Etals Tordre que les guerres avaient si longtemps troublé, et se rendre un compte exact de la situation du pays, chargea le sieur Antoine Rice, prêtre, de visiter les villes et villages et de dresser des dénombrements exacts et spécifiques du temporel des paroisses et autres bénéfices. Les lettres de commission sont datées du 21 août 1702. Par de nouvelles lettres du 7 août 1703, Léopold lui prescrivit aussi de voir les hôpitaux, hôtels-Dieu, maisons de charité, et de dresser pareillement des états de leurs revenus et administration.

m Rice, dit Durival, fut occupé pendant plus de dix ans de cet ouvrage. Son manuscrit était encore d'environ 1,500 pages in-folio en 1737, lorsque M. Jamet, premier secrétaire de l'Intendance, sauva ce qui restait. II le déposa en onze registres au Trésor des Chartes de Lorraine, le 11 novembre 1739. Ce fut le savant Lancelot (1), son ami, qui remit en ordre les cahiers, suppléa les lacunes et y fit des tables très-amples. «

Cette espèce de Pouillé, bien autrement complet que celui du P. Benoît Picart, puisqu'il comprend toutes les paroisses de la Lorraine et non pas seulement celles qui faisaient partie du diocèse de Toul, est extrêmement précieux au double point de vue ecclésiastique et civil ; on y trouve, avec le chiffre de la population des villages, avec le nom des seigneurs auxquels ils appartenaicot, beaucoup de notes historiques recueillies sur les lieux, et par cela même, fort

(1) Antoine Lancelot, de l'Académie des Inscriptions et inspecteur du Collège Royal, avait été nommé, après la prise de possession de la Lorraine par Stanislas, pour examiner le Trésor des Chartes, qui était dans une tour de l'ancien château de Nancy. Il y travailla, dit Durival, depuis le mois de mai 1737 jusqu'au commencement de 1740.

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fartiressaules : la date de l'ém-iion defl cures, des chapelles, des ermitages, enfin, Je loos Jes établissements religieux que notre pays comptait en si grand nombre.

Outre ce recueil, nos archives possèdent les trois registres suivants, d'une «aitaie du \Vic siècle, lesquels ne sont pas non plus dépourvus d'intérêt: Re- : ptrt des renies et revenus des abbayes, prieurés, chapitres, cures et chapfiessous les bailliages d'Allemagne, Westerreich et Pays du Saulnois (Trêves dUeta) ; — Recueil des bénéfices qui sont ez duchés de Lorraine et Bar, terra et seigneuries y annexées ; — Registre des rentes et revenus des abbayes, prieurés, chapitres, cures et chapelles sous les bailliages de Vosges et Bassigny.

8? Nobiliaires. — A l'époque de la révolution, on a détruit tous les litres qui se trouvaient au Trésor des Charles, dans les deux layettes Annoblissements ; c'est donc comme par miracle que les registres dont je vais parler, ■ons ont été conservés ; voici leurs intitulés :

Registre des lettres de noblesse entérinées en la Chambre des Comptes du duché de Lorraine depuis l'édit de notre souverain seigneur.* (Par cet édit, daté du 1 1 juin 1573, Charles III défendait à toute personne de porter et exercer l'état de noblesse, lors même qu'elle en aurait obtenu des lettres du prince, avant d'avoir fait entériner ou enregistrer ces lettres par la Chambre des Comptes.) Ce registre, qui porte le numéro 1, va de 1573 à 1592 ; les armes des anoblis y sont peintes en marge par le héraut d'armes de Lorraine ; les suivants n'existent plus.

Trois autres registres, sans titre, contenant les lettres de noblesse et de gentillesse entérinées à la Chambre des Comptes, de 1698 à 1729. Les armoiries ■ y sont pas figurées.

Des .Nobles déclarés gentilshommes, déclarations de marquis, comtes et barons, érections de terres en marquisats, comtés etbaronnies (1698-172-i).

Livre de Herauderie (1719-1736), contenant, comme le précédent, des érections de terres en marquisats, comtés et baronnies. Ces deux registres, dont le premier est relié avec beaucoup de luxe, sont

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presque tout entiers de la main du célèbre Claude Charles, peintre et héraut d'armes de Lorraine ; ils sont enrichis des blasons des familles, peints par cet artiste.

Beaucoup d'autres renseignements relatifs à la noblesse existent encore, ainsi que je l'ai dit précédemment, dans le Recueil des lettres patentes ; on en trouve aussi un grand nombre dans la série des registres d'entérinements dont je m'occuperai tout-à-l'heure ; ces derniers renseignements sont les plus curieux peutêtre* en ce qu'ils vont jusqu'à l'année 1789 et sont, par conséquent, restés inconnus à Dom Pelletier, dont l'ouvrage s'arrête à 1756.

9° Titres du Roi de Pologne. — Ces titres, qui ont été en grande partie détruits par l'humidité, on ignore à quelle époque, n'ont rapport qu'aux acquisitions et aux fondations de Stanislas. Ces dernières, on le sait, forment un Recueil imprimé, où sont reproduites toutes les pièces dont les originaux, joints à quelques contrats de vente, composaient les archives particulières de ce prince.

10° Archives du crepfe de la Chambre des Comptes. — Je comprends, sous cette dénomination, les documents qui émanent plus spécialement de la Chambre des Comptes et ceux qui étaient déposés dans son greffe. Afin de mettre plus d'ordre dans mon travail, je subdiviserai cette dernière partie en plusieurs autres, qui représenteront les différentes séries de registres ou de pièces qu'il me reste à mentionner :

1° Registres des conseillers , auditeurs et greffiers de la Chambre des Comptes de Lorraine, contenant les rapports, décrets, commissions, missives, baux et autres expéditions faites et ordonnées par messieurs les Surintendants des finances, présidents, conseillers et auditeurs de ladite Chambre (de 1584 à 1633).

C'est un recueil des rapports faits, sur toutes les matières qui, dans l'origine, étaient du ressort de la Chambre des Comptes, par ses commissaires délégués; ces

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Kiitîères concernent : les salines , les mines et monnaies , les verreries , les aides, les impôts et passages , les gruries , les réparations des maisons et usoes domaniales , le tabcllionnagc , les ascensements , laix et adraodiations , ks réductions , appréciations , quittances et attermoiements à accorder, soit m habitants des communautés pour l'acquit des aides et impôts , soit aux f?fjûiers du domaine pour le paiement de leurs canons ; le rôle , pour chaque îcaée, des présidents, conseillers et auditeurs de la Chambre, etc., etc.

Les registres de 1651, 1632 et 1633, renferment beaucoup de rapports >ir des requêtes par lesquelles les communautés ou les fermiers demandent, la réduction , soit la quittance définitive des sommes à payer par eux , raree que la guerre ou la peste , souvent même ces deux fléaux réunis , Is mettent dans l'impossibilité de faire droit à leurs obligations. Ces rapports, faiLs par des magistrats éclairés , s'ajoutant aux notes insérées dans les comptes des receveurs, des prévôtés , permettent de compléter la triste histoire des calamités de tout genre qu'eut à souffrir la Lorraine au XVII siècle.

? Registres des entérinements faits à la Chambre des Comptes, de 1G98 i 1790.

Lettres de noblesse et de. naturalité , chartes et statuts de corporations ûiiYrières , exemptions , franchises , privilèges , érections de fiefs , amortissements, baux des postes , pensions , réceptions d'ofliciers, telles sont les principales matières contenues dans ces registres, au nombre de 55.

3* Droits de sceau et tabellionnage de Lorraine et Danois (2 registres , de 1767 à 1771). — C'est le résultat du travail fait par les Commissaires gênenu nommés , .par arrêt du Conseil d'Etat du 16 novembre 1767, pour 1 examen et la vériQcation des titres d'aliénation , engagement et concession tl« droits de sceau et de tabcllionnagc établis dans les duchés de Lorraine et k Bar.

4* Comptes de la recette générale des finances de Lorraine et Barrois registres, de 1737 à 1781).

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5° Recette générale des domaines et bois de Lorraine et Barrois (36 registrede 1751 à 1787).

6° Comptes des revenus des parties casuelles (2 registres, de 1722 à 1736^ 7° Registre de l'état des usines de la généralité de Metz et de Lorraine c Barrois (1687).

8° Compte des commis à la recette générale de l'imposition des ponts c chaussées , faite en Lorraine et Barrois en exécution de l'arrêt du Consc d'Etat du 1 7 mars 1 724 (1 724-1 736).

9° Comptes des directeur et contrôlear de la Monnaie (3 registres, de 170à 1736).

10° Comptes généraux de la ferme des gabelles, domaines, tabacs et autre droits y joints (2 registres, de 1700 à 1730).

11° Feuilles d'audience , arrêts d'audience , requêtes , qualités , arrêts pai écrit (285 registres, de 1698 à 1789).

12° Reprises, reversales, dénombrements, fois et hommages, retraits féodaux (24 registres, de 1698 à 1790).

13° Enregistrement des lettres patentes et édits du Roi (10 registres , de 1698 à 178b).

14° Amortissements , ascensements, subrogations (92 registres, de 1698 à 1790).

15° Réceptions et provisions des charges et offices , enregistrement des contrats d'acquêt , comptes , visites et vérification des salines , arrêts de vérification des monnaies des ducs de Lorraine, visites des biens et domaines dans la Lorraine allemande , déclaration des domaines aliénés , visite du haras de Sarralbe, etc. (58 registres, de 1698 à 1790).

16° Terriers généraux des domaines de Lorraine et Barrois (14 registres , de 1703 à 1736).

17° Terrier de la ville et seigneurie de Boulay (1718). — Terrier général de la seigneurie de Fénélrauge , avec ceux des localités qui la composaient :

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