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celle première église ail été ruinée pour eu bàlir une plus belle cl plus commode... Quoiqu'il en soit, il coosle par ces vestiges de l'anliquilé de la paroisse de Buissoncourt.... »
On a découvert , eu 1848, sur le territoire de Buissoncourt, dans la direction d'Erbéviller, en regard de l'ermitage et du château de Roraémoot, un amas de 480 pièces d'argent, du XIVe siècle, pour la plupart lorraines, et 34 florins en or fin , lesquels étaient renfermés dans une tire-lire en terre cuite. Celte trouvaille a été décrite dans les Jlémoires de la Société des Sciences, Lettres et Arts de Nancy, année 1845.
Il existe , aui Archives , une carte figurative des prés dits les Elaugs de Buissoncourt, dressée en 1700.
Ecarts : le château et l'ermitage de Romémont et la ceuse de Bois-le-Covite.
Buissoncourt a été érigé en succursale en 1802. Patron, saiul Martin.
BULLIGNY. Suivant quelques antiquaires , le nom de Bulligny {igneus bulliens) viendrait , de même que celui de Bagneux, d'anciennes sources d'eaux tbermoles qui y auraient existé , et dont M. l'abbé Paramellc atteste la présence. Je me borne à indiquer cette opinion.
Quoiqu'il en soit, Bulliguy date d'uoe époque éloignée, et c'est probablement de ce village qu'il est parlé avec Allamps (A tlonutn) sous le nom de Bilimucmn , dans l'Histoire des Evèques de Toul , du temps de i'épiscopat d'Alliaod (507).
Le 'i2 juin 1570, les habitants de Bulliguy reconnurent qu'ils étaient contribuables aux aides généraux et extraordinaires ordounés par les ducs de Lorraine. (Cari. Nancy domaiue.) Eu 1573, ils obtinrent une réduction de 90 francs sur les aides dus par eux pour les six auuées précédentes, u en considération des perles et dommages qu'ils avaient supportés par le passage des gens de guerre et par les grêles et tempêtes. n
« On prétend, d'après différents titres, depuis 1435 jusque 1720, que Bléuod élail annexe de Bulliguy, cl que les curés n'ont commencé h demeurer à Blcnod qu'a l'époque des guerres duraul lesquelles le village de Bulliguy fut abandonné. Le patronage de la cure appartenait à l'abbé de Suiul-Maosuy. Quant à la seigneurie, elle se partageait entre le chapitre de la cathédrale de Toul, les comtes de Liguiville et M. de Bulanl. (les seigueurs avaient uu' maire qui connaissait de
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toutes actions civiles et criminelles en première instance et les jugeait avec avis ; les appellations étaient portées au bailliage de Nfncy, quoique ces seigneurs eussent, dit-on , anciennement joui du droit de buffet. En 1708, il y avait 05 habitants.** (E. T.)
Bulligny a été érigé en succursale en 1 802 ; Crézilles lui a été aunexé en 1807.
Patron, la Nativité de la sainte Vierge.
BURES. Dans la confirmation des biens de l'abbaye de Longeville par Etienne, évèquc de Metz, en 1121, il est dit que cette abbaye possédait le droit de pèche près de Bures (apud Buram), sans doute dans le Sanon.
En 1580, deux habitants de ce village reconnurent, devant ('officiai de la cour de Vie , qu'il* devaient payer à l'abbaye de Senoncs la diine de la laine de leurs brebis (Cari. Senoncs).
L'abbé de ce monastère était seigneur de Bures, cl y jouissait de certains droits, qui furent solennellement renouvelés en 1584 , en présence de l'abbé, deséchevins et de la communauté du lieu, d'après une déclaration faite le 15 mai 1491, et dgul voici quelques passages :
u Premièrement, le ban et deslrois de la ville de Bure est à monsr l'abbé Saincl Pierre de Seuonne sans parlye d'aulruy.
» Hem ly abbé de Senonne ou autre pour luy font quant il leur plaisl le maiour et la justice tout entièrement....
ti Item s'il advenoil que aucun fut arresté ou ban ou à la ville de Bure pour cas de laircin uu autre meffaicl pour cas qu'il deut souffrir mort, on le doit amener à Bure en la court dudict abbé, el le doil juger la justice dudict abbé. El quant il est jugé, ledit abbé ou celluy qui est de par luy le délivre aux seigneurs vouelz (voués) pour faire la justice on ban et à lieu.
» Item toutes amendes sont au sieur ubbé de Senonne sans parly d'aulruy, fors que celles où les vouelz sont appelles, csquelles y ont le lier* el ly abbé les deux pars.
•i Item qui se clameroil aux vouelz pour quelle cause que se fut, il est à eimjz solz d amende a l'abbé el doit relurucr par devaul la justice l'abbé pour panre droit.
« Item s'il advenoil que la faullé el la justice de ladiclc Bure ne puissent trouver ung droit h lieu, on le doil aller quérir à Vy (Vie).
« Item peull el doit tenir ly abbé de Senonne.
BUR
Bi:n
s'il loi plaisl, ses plaitz annalz trois fois l'an
n Item doibt ong chacun des prodhommes de Bure à l'ibbé de Senonne les crowées des chcrucs trois fois en l'an.... cl doibt avoir chacun jour ung pain avec le fournyment, dont ly trois Joycnl faire le vaxel, et ne doibt on à la crowee do sommais (des semailles) fors que le fourniment. Et se on ne payoit le pain aussy lanroit il eoy la crowee des sommais et ainsy eosoyvant des autres crowées jnsqnes à tant qu'il seroit payé du pain.
n liem doibt ung chacun de Bure la crowee à l'abbé de Seuonnc de la se i Ile au wayen et aux iramois rnsuyvant... (Suit l'éuuniéralion des attires corvées dues par les habitants soit à l'abbé, Mil aux seigneurs voués.)
n Uem quant ly abbé de Senonne ou an Ire pour luy vient h Bure, et il est besoing qu'ilz ayeot des lictz, ly prodhommes, à la requesie de i'eschevin ou «lu commendemcnl l'abbé, doyent prêter ledict lict pour tant de foys que ledict
abbé vient à ladicle Bure (Suit l'énuméralion
des renies dues aux seigneurs voués pour chaque léle de bétail gros ou menu : la vache doit C deniers par an , le bœuf et la génisse un denier , lepouxel annal un denier, la brebis un fort, etc.)
» Item doibt chacun feu de Bure, aux vouelz, ung possin à la Sainct Rrmy, et quy n'a le pui>in il pcult payer ung denier.
« Ilem chacun feu de ladietc Bure doibt aux vouelz une gelinc à qoermentrey (carem-cntranl)
Item s'il advenoit que aucuns des prodhommes de Bure trouvast ou abastait (abattit) besle sanvaige on ban et on deslrois de Bnre, assçavoir oars, eerfz, biches el sangliers, il la doit amener à la court l'abbé de Senonne à Bure, cl en faict iy abbé sa volonté, n
L'abbé de Senones aviit, en outre, comme l'indiqueol les procès-verbaux des plaids annaux, droit de relèvement et de revêtement à Bures et à Mouacourt, c'esl-à-dire que chaque héritier ou acquéreur d'nn bien devait deux pots de vin, ni do pire ni du meilleur, et s'il était étranger, il en devait quatre. (Bénédictins de Ménil.)
L'abbaye de Bouxières possédait, dès le XIVe siècle, quelques biens sur le territoire de ce village ; elle y avait notamment un bois, qu'on appelait, pour cela, bois des Nonnes.
En 1642, par suite de la guerre cl de la peslc,
le village de Bnres élail désert. On lit, à ee sujet, en tète d'une espèce de pied-terrier des biens de la cure de ce village : h Les guerres ayant été si grandes depuis l'an 1633, que la pluspart de la Lorraine en auroil été minée et beaucoup dos villages tirés bas cl abandonnés, plusieurs ont perdu les litres de leurs biens, el pour celle même cause, ia cure du village de Bures a été délaissée el destituée de curé par l'espace quasi de 40 ans, et de presque tous les habitants. « (Cures, fabriques, fondations.)
Ann. de Coiocourl. — Patron, saint Pancrace.
BURIVILLE. On lit dans la Chronique de l'abbaye de Moyenmoulicr, sous la dalc de 1076, qu'un nommé Maffride, fils de Dielbert, de Buriville (de Durini villa), donna à cette abbaye une partie de son alleu de ce lieu, avec un serf et une servante; el que Conon, frère de Maffride, voulant imiler l'exemple de celui-ci, fil une semblable donation au même monastère. (H. L.)
Eu 1515, Henri de Blàmonl, voulant prévenir les difficultés qui pourraient, après sa mort, s'élever enlre ses enfants, Henri et ErncLin, an sujet des biens de Cunégonde, leur mère, donne a Henri, son aioé, les ehàleau, ville, etc., de Blàmonl, et a Ernekin les château el bourg de Dencuvre, Fréménil, Buriville, Herhéviller, el plusieurs autres terres. Par suite d'un antre acte de partage fait, en 1551 f entre Thibaut de Blàmonl, Henri de Faucogney et Jeanne de Blàmonl, sa femme, il fui convenu que ce dernier continnerait à posséder les fiefs de Buriville, Redon vil le cl le ehàleau de Magnièrcs. (T. C Blàmonl.)
Il parait, néanmoins, que les évèques de Mclz possédaient aussi quelque chose à Buriville, car il y enl, du temps de l'évèquc Ademare (vers 1557), plusieurs reprises faites par divers seigneurs pour les fiefs qu'ils tenaient de l'Evcché aux villages de Guermange, Buriville, etc. (H. M.)
Buriville, qui avait été annexé h Rectonville en dépend aujourd'hui de la paroisse d'Ogé-
viller.
Patron, sainl Basle.
BUBLIONCOURT. On trouve dans les papiers de l'abbaye de Salivai, sous le titre Burlioncourt, plusieurs pièces du XIII® siècle, relatives au moulin de Chanoncoort (Molcndinum apud Canonicurtem) ; en tète de ces litres, dont les uns sont en latin el les antres en français, on remarque le mol Cani, qui semble avoir élo le
Bill
BUR
nom plus moderne de Cany. Ne serait-ce pas celui d'une localité qne la tradition dit avoir existé prc3 de Burlioncourt, et qu'elle désigne sous le nom de Churey î Par suite d'un accord fait en 1501, entre le seigoenr Crepins de Hayanges et l'abbaye de Salivai , cette dernière fut autorisée h réédifier le moulin de Chanoncourl, qui lui appartenait.
An mois de février 122G, Arnonld, fils du sieur Simon, avocat a SIetz, donna h l'abbaye de Salivai toute la dime qui lui appartenait tant au ban de Chanoncourl qu'en celui de Burlioncourt (totam drtimam quam apud Chanuncort et Bruilloncorl possidrbat).
En 4271, Jean Slapin, fils de Jean Lombart, demeurant à Morhange, fit donation par testament, à la même abbaye, de son bien de Burlioncourt.
Il est encore qnestion de Bnrlioocourt (de Brulloncurid) dans des titres des XVe et XVI* siècles.
Une sentence du bailliage de Metz, du 22 août 1650, condamna la communauté de ce lieu a payer à l'abbaye de Salivai huit quartes de blé de rente anuucllc et perpétuelle, pour la démolition faite du moulin de Cani. Le .10 juin 1747, le sieur Paul Ferrant, conseiller du Roi, échangea avec l'tfbbé de Salivai un cens sur une maison située à Vie contre le quart de la totalité des dîmes inféodées du ban de Cani, sur le fiuagc de Burlioncourt, en la partie de France.
Le 18 novembre 4663, le baron de Honclstein donna ses reversais au duc de Lorraine à cause do Hampont et de Burlioncourt. (T. C. Vaudrevanges.)
Ecarts : le Ilaut-ile-Hesse et le moulin de Cany.
Burlioncourt a été érigé en succursale en 1802. Le moulin de Gtny, qui dépendait de celle paroisse, en a été déiacbé en 1807 et réuni à Hampont.
Patron, saint Liégcr.
BURTHECOURT. Par lettres datées du 22 avril 1005, Charles, cardinal de Lorraine, évèque de Metz, érigea un vicariat perpétuel a Burthecourt, dépendant du prieuré de Salonne, à la collation el présentation du prieur de ce lieu. 11 fut assigoé au vicaire, sur la dime de Btirlhccourl (de liurthecurta), 240 francs de Lorraine et 6 paires de grains, blé et avoine, pour portion con-
grue et fixe. Burthecourt était auparavant annexe
de Salonne ; il y avait, dans son église, dès l'année l.'i'il, une confrérie de la Conception, et nue antre confrérie du Saini-Sacrcment dont il est déjà parlé dans un registre portant la date de HîU, et conservé dans les archives de In fabrique de Vie. (Coll. S. -G. et P.)
Dom Calmet (Notice de la Lorraine, art. Marsul) prétend, d'après La Sauvagcre, qu'un camp romain permanent s'étendait de Marsal à Burthecourt ; c'était probablement une ou plusieurs stations militaires (eastru slaliva) où campaient les légions destinées » repousser les incursions dos barbares; il en existe quelques vestiges non loin d'une fontaine située à 2 kil. S.-S.-E. de Vie, où gisent ça et là des débris de briques romaines, cl où l'on a recueilli plusieurs monnaies impériales.
Le briquelage de la Scille, dont j'aurai occasion de parler plus lard, s'étend jusqu'au hameau de Burthecourt.
BURTHECOURT- AUX- CHÊNES. On lit, dans l'Histoire de la ville et du diocèse de Tool, que l'évèque Dreux ou Drogon ( de 907 à 022) acheta d'un chevalier, nommé Sigisberl. les dîmes de Jîtiteottr, avec une métairie, la moitié des dîmes de Domèvrc et la troisième partie de celles de Saint-Hilairc en Vermois, avec le moulin cl la pèche dans le ruisseau qui pusse au bas de celle église. Ces biens firent, dans la stiiic, partie de la fondation de l'abbaye de Saint-Sanveur, transférée au village de Domévre.
Berlhoide, aussi évèque de Toul, donna à l'abbaye de Saint-Sauveur, qu'il avait fondée (1010), la ville de Domévre (t illa d< Domiio Apro), celle d'Arracourt près Vie [do Auraicourt prope Vicum) et celle de Hurlhccourtaux-Cbénes (de lierlhe curie ad quereunt).
Suivant le moine Ilicher. aulenr de la Chronique de Senoncs, le duc Simon fut nommé voué ou défenseur de la ville de Burthecourt. Cette date, ainsi que celle de J2oô, donnée dans In réimpression de la Chronique dont il vient d'être parlé, ne sont pas plus admissibles l'une que l'autre, puisque Simon Pr fut duc de Lorraine de 1115 à 1153, et Simon II, de HCm h 120.'.'. Les erreurs de ce genre sont, du reste, assez fréquentes dans nos anciens chroniqueurs, el je ne relevé celle-ci que parce que je l'ai moi-même reproduite dans la Statistique.
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Bomber! de Ville-en-Vermois, curé de Burlhecourt, dit, dans son les la meut, daté du 50 mai 1357 : » Je cslis ma sepullurc en l'église de Burtrecourt devant mon alleil(aulel) on chaucey [an chœur) et si doue à la dicte église de Bartrecourl, à tous jours maix, pour Deu en almonc, poor faire mon anniversaire, cinq solz de tolloû de cens et les assigne sus mon prey on RmU » (Abb. de Beaupré.)
Le» habitants de Burlhecourt jouissaient de franchises et de privilèges particuliers, qui furent conGrmes par le duc Jean en 1562 ; voici qncl- (ja« passades de ces coutumes, d'après une copie fcitc en ibSi :
a Les couslumes et droiclures de Burlhecourt, sfloo les dietz des eschevins précèdent!, laut poar Monseigneur le duc uostre souveraiu seipneur, que pour monsieur l'abbé de Saint Saulveur en Vosges avec celles des babilans dudicl Burlhecourt.
« Monseigneur le duc noslre souverain seigneur, mousieur l'abbe de Sainl-Saulvcur en Vosges, seigneur foncier dudicl Burlhecourt, uous debvons à Monseigueur le duc, chacun feu cl raodoicl, à Pusques cinq soli et à la suinct Kcnty wagfi et ung deniers, uug ytnalz d'uveines avec unrftlliae, cl parmy ce payant il nous doit garder de torts et de forces comme les propres bourtjeoys de Naacy.
<? Item lesdis habilans ne sont suhjedz à aul- CQûes banieres, siuou h «elles de monseigneur le duc, Bosire souveraiu seigneur, de sa prevosté de .Nancy, et devautaige ne sont tenus aller hors, sinon avec icelles et par ordonnance dudicl souverain et dudicl sieur abbé.
> Nous debvuus audict sieur abbé les crouwées à seuicr If» a veine», ung jour de charrue Lotit et qtiiiile.s fois qu'il plait audict sieur ou à sjb moictrivr. El doibveut avoir lesdis habilans, c'esl assavoir pour chacune charrue, un barrent, et estre par raisou bien disuez et sur ce faire donne journée, et eu cas de satisfaire ad ce que dessus, par ledict sieur abbé on par ses comis, lesiis habibns pourroieul faire refîus dcsdieles creowécs l'année suyvanle.
*• Item nous debvons uug jour de charrue tomme dessus à somarler, et doibvenl avoir deux à deux une libvrc de larl avec les pois et eslre dhnez par raisou, et faire bonne journée, aux ctmdiiious que dessus.
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n Item nous debvons à monsieur l'abbé ung jour de charrue à semer les bledz, parmy faisants bonne journée, eslre bien disnez comme dessus»
m Ilem tous les habilans dudicl Burlhecourt, sçavoir ceulx. qui sçavenl faulcher, doibvenl une journée audict sieur, cl doibvenl aller aux preis aux heures competantes, el sayer chacun un andaiu comme il se contiendra, et retourner au bout de leurs andains, doibveut trouver du pain el des aulx, du froumaige de vaiche et de brebis, dcsquelz ilz en peuvent prendre sans danger, et s'ilz ne les y trouvent, ilz en peuvent aller sans dangier.
« Hem encor chacun ong aindaiu comme dessus, et au retour de leursdis aindaios, doibveut trouver le maire, l'escbeviu el le doyen avec un chaslron dudicl seigneur ou de son moictrier, pour le disnez desdis œuvriers, ou sinon ilz en peuvent aller sans dangers, et s'ilz trouvent ledict chus t ru n ilz luy peuvent coupper lesquattrcs piedz sans dangiers, et ledict maire, eschevin et et doyen doibvenl prandre ledict chastrou el le mectre cuyre pour le disnez desdis ouvriers, et lesdis œuvriers doibvenl disner à heure compelanle et avoir larles et tourteaux, et sur ce faire bonne journée , el ceulx qui ue sçavenl sayer doibveut une journée ù la fourche pour retourner ou mectre dedans Ica foings.
n Item nous debvous lu crouwée audict seigneur à sieller les bledz, de ebascuu uicsuaige une personne l onne cl sufiisnule , et aller de bonne heure au champ, c'est assavoir quand les besles se parleul pour aller aux champs, et retourner à la ville quant lcsdicles besles y retourueul, el avoir au petit disuez du pain el des aulx, et au grand disnez du miletz, du froumaige, et disuer par raison, el peuvent faire le roudol trois fois le jour, el les femmes qui oulz pclitz enffans peullent aller à la ville deux fois le jour, et au relour faire bonne journée, et duibvcnl avoir le soir chacun une michellc, mectre !e pouebe doigt au milieu de ladicle micbelle et tourner à l'entour, ellàoù ilz neseroieut sa lisfaiclz de ladicle michellc, comme dict est, peuvent faire reffus l'année suyvante.
•i Ilem nous debvons au jour de l'Assomption Noslre Dame, après que le maire aura fuict sonner la cloche, ce qu'il est tenu faire, de venir compter noz besles, et commencer à compter cediel jour, cl sy nous ne voulions acchevir noslre
BUR
compte audict jour, nous pouvons attendre de le fournir a huiclz jours après, et s'il y a aucuns qui face faullc, ses bestessont confisquées au seigneur , et chacunes Lestes tresannée doit trois mailles, et le trayaul dix huiclz deniers, le loulz débitez aux plaiclz aunal.
n Item tous ceulx ayaos terres on ban dudict Burlhccourt, de quelz eslalz ilz soient, sont soubjcclz de venir compter leurs héritages au jour de feslc Saincl Martin d'hiver, en la maison dudict seigneur ou de son maire au lieu de Burlhccourt, et doibvent compter seizes journalz pour le quartier, s'il n'y a que quatorze il faicl le quartier, et s'il n'y a dixhuiclz il se passe aussy,.et doibl le quartier deux ymalz de bled, q naître rez d'avoines, deux gros d'argent pour les defforains, et pour ceulx de la~ville deux btans, le loulz débitez cnlre ladiclc Saiuel Martin d'hiver et lesdis plaiclz annal.
« Item nous pouvons aller mouldre au moulin de Flavigny, sans tenir lieu, sy courtz de seigneurs n'y faicl empêchement, cl passer à la uefz ton le* et qualités foys qu'ils veuillent en payans trois maies pour chascun mcsiiaige, le lendemain de Noël, et est lenu le passaigier dudicl Flavigny les venir quérir au lieu ledict jour, et apporter au maire el à l'eschevin du poisson, et lesdis sont tenus le faire payer, cl pour ce le scignenr prieur dudict Flavigny peuli prendre ou faire prendre pierres pour reflaire les waunes dudicl mouliu au ban dudict Burlhecourt, joindaot à la ripvicrc.
m Item nous pouvons mener abbreuver noz testes à la fontaine de Vaucheville en payant le domaige.
n Iiem tous habilans dudict Burlhecourl peull faire contremant contre ledict sieur abbé s'il leurs faict tort, el doibvenl venir au maire cl dire : Je fais concernant contre mon seigneur, et tourner la thuillo, et sans aller hors de la seigneurie dudicl seigneur, el doit pour ledicl contremant, l'homme ung denier et la femme trois mailles, cl s'il y est trouvez dedans l'an el jour, c'esl assavoir devant le soleil venant el après le soleil couchant,, tous ses biens el corps sont à la volonté dudicl seigneur.
« Item uulz n'a puissances ny auclorilez de exiger andict Burlhccourt, sinon par leclres de tabellions ou par cougnoiisances ou rapporlz de justice.
m Item la justice dudict Burlhccourt doit rap-
portz à ung maire du Vermoys pour que pouroieot eslre faictes pardevant la dicte ju lice, c'est assavoir en cas de delietz on ma lier de forces, ou par demandes faictes par plaintt et pour ung chacun desdis rapporlz, ledict mjt du Vermoys doit audicl maire de Borlhecoc demy ectier de vin, ou sinon ledicl maire de Bi, thccourl u'csl lenu faire aucuns rapporte. El « payant ledicl demy celier de vin, le maire dud> Burlhecourl luy doit fournire ayde et force sy a cunement il n'a affaire ; el pareillement sy ledi maire de Burlhecourl ait affaire de force en justice, ledicl maire du Vermoys est soubject h en fournir.
»> Item sy aucuns est trouvez couppans pomier poiriers on aultres arbres ponrlans fruiclz, dédit le bois de Burlhecourt, il doit deux frans, assi voir l'amande du seigneur dedans el le reste pm. la ville.
n Item le jour des plaiclz annal, la justice d Burlhecourl se peull asseoir (ouïes et quaofesfoî qu'ilz leurs plaist, el looles demandes faictei I jour el remises à huiclz jours après, doîbvc.n chascuucs six deniers. \
n Item tous ceulx qui mectenl à la charrue ta ire la Sainct George et la Sainct Jan doibvcsi audicl seigneur quatlres reseaux bledz con*ey assavoir deux réseaux bledz fromment et déni réseaux de bled seigles, sy doncq n'est qu'ilz soif t. arrcnlés pat ledicl seigneur abbé ou ses ofliric-r* n Item les habita us dudicl Burlhecourl penv» l mcclre voison (ou boison) par le consentenm. d'eulx ensembles el par le grey cl consentent t dudicl seigneur abbé ou de ses officiers telles qui bon leurs semblés, pour la gardes dudict bon, tant pour les viugnes que jardins et mezaige*, tant aux champs comme à la ville, el pour tr.ui ceux qui seronl trouvez passans avec cher» « a charelles parmy bledz ou avetnes durant le» mm de la moison, tant sicllcz que nou sidlejt, et p<:it ceulx ou celles qui emporteut gerbes ou jawclkl durant ledict mois de la moison. Les edictt de l-l ville savoir pour le faicl de la commune.
» Item la coppes des bois pour le bouton, « fioy la vigile Sainct Fremin, que ceulx que a'} auront pas coppez ladicle vigille perderonl leurbois cl payeront qulnzes gros, el pour la vuy dauge, la vigille de la Magdclaine et ceulx »jr«' u'y auront point vuidez perderonl leurs bois, »■ payeront quinzes gros.
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d'aog ynal d'aveinep et d'une gelline. Au reste, s'il vient ranson ordinaire ou escus, ilz seront tc-
n Item tous noaveaulx mariez seronlz franez on an des deoiers de notre souverain seigneur, savoir des cinq sois, des vingtz el un deniers, d' s'il
nos d'en payer.
v Item tous les nouveaux mariez et nouveaux venus, pour les enfTaos de la ville, soit filz ou Ailes, premier que de prandre portion aux bois, payeront pour leurs entrées trois frans, et pour eeulx qoi ne sont de la ville, l'ung ni Paullres, ptycront dix frao», tant pour le faicl des bois que de la fontaine.
p Les coustumes du ban de Sandronviller. » Les seigneurs dudict Sandronviller ont puissances de prandre hommes au lieu de Burthecoort, lesquels que bon leurs semblés, pour eslre officiers dudil Sandronviller , assavoir maire , lieutenant, eschevin, doyen, forestiers et massiers pour la garde dudict ban, pour el au nom desdis seigocors dudict Sandronviller, el pour sanlvcr le droit des habitons dtulicl Burlbecourl et toutes gaigieres faictes dedans ledicl ban, de quelle nature elle soit, doibvent estre rapportez à la maison diidicl maire de Sandronviller, demeurant à Borlberourt, pour faire satisfaire , el amandes desdis seigneurs, mesmemenl pour faire satisfaire es domaige» qac les babitans dudict Burlbecourl poarrnient avoir dessus leurs beritaiges audicl ban de Sandronviller. w (T. C. Nancy 2.)
Les droits de l'abbé de Saint-Sauveur au lieu de Burtbeeourt, furent de nouveau réglés par un décret du Conseil d'Elal du duc Henri, de Tannée 1608. (T. C Abb. de Beaupré, etc.)
Les hahilanls de Burlbecourl eurent plusieurs fais à souffrir de la peste dans le courant du XVI0 siècle : en J34r», une somme de 5 florins leur est quittée sur 2S qu'ils devaient au domaine, u à cause qu'ils ne sonl que treize conduits cl qu'ils sont pauvres. » (Domaine de Nancy, Mii-iîi.)
Eo 15CS, k le Receveur (du domaine de Nancy) bit dépense de la somme de 80 francs, qu'il a plu à fa Grâce de notre souverain seigneur (le duc de e) quitter aux manans el habitants de pour leur aide ordinaire de la Sainl- Remy de l'année de ce compte (K>6S-69), pour considération du danger de peste qui a régné audit Burlbecourl, el pour le peu de gens y restant, m En 1712, la communauté de Burlbecourl se composait de 13 habitants. La seigneurie en toute
haute justice appartenait à M. le baron de Mahnet.
Daus les papiers de la cure de Burlbecourl se trouve un documeut assez curieux, dont je crois devoir donner ici quelques extraits, bien qu'il ne concerne qu'en partie celle commune : c'est le texte imprimé d'une « Ordonnance de visite, »> émanée de M. de Thyard de Bissy, vicaire général de l'évêché de Toul, et portant la date du 30 août 1089 :
u Enjoignons à (ous les curés et vicaires
de faire, tous les dimanches, à l'heure la plus commode, outre l'instruction du prône, le. catéchisme aux filles et garçons^ enfants de famille ou domestiques, jusqu'à l'âge de vingl ans
> Enjoignons aux pères et mères, maîtres et maîtresses, d'envoyer auxdiles instructions leurs enfants cl domestiques, sous peine d'être privés des sacrements, même à Pâques ; et à l'égard des jeunes gens qui négligeront d'y assister, nous voulons qu'ils ne puissent élrc reçus aux sacrements, notamment h celui de mariage, comme aussi n'être parrain ni marraine qu'après avoir été interrogés et trouvés capables sur les principaux mystères de la religion.
n Nous défendons très-expressément les acrins, ouvroirs, poêles et toutes autres assemblées nocturnes, voulant bien toutefois les permettre, en cas que les curés jngent que ra pauvreté de lenrs paroissiens soit telle qne les filles cl femmes ne puissent pas veiller autrement pendant l'hiver, mais à condition que les hommes et garçons, comme aussi les soldats, n'y entreront pas, el que les filles n'iront et n'en reviendront qu'en la compagnie de leurs mères ou autres femmes sages et âgées : ol en cas de coulravention el désobéissance de la pari soil des filles ou des femmes, soit des hommes cl garçons, ils ne pourront être absous que par nous on le sieur doyen rural, ea interdisant l'absolution h tous autres.
> Enjoignons aux curés el vicaires de refuser les sacrements, même nu temps de Pâques, aux ivrognes cl jureurs publics, cl à tous ceux qui ont coutume de fréquenter les cabarets les dimanches el fêles, et notamment pendant l'office divin ou la nuit ; comme aussi aux cnbaretiers qui les reçoivent, el aux officiers des lieux, maires et échevins, qui entretiennent notoirement ces désordres ou qui négligent évidemment de les empêcher après avoir été plusieurs fois avertis pat le curé de le faire.
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n Tous ceux el celles qui, au préjudice de nos défenses, iront aux acrins et ouvroirs, fréquenlcront les cabarets et s'enivreront, ne pourront être reçus aux sacrements qu'après avoir, en réparation de leur scandale, aumoné deux livres de cire au moins h l'église.
n Nous défendons aux pères cl mères, maîtres cl mallresses, sous peine d'être privés des sacrements, même au temps de Pâques, d'envoyer les garçons el filles ensemble aux champs pendant la nuit, les cxliorlant même de les séparer pendant le jour autant qu'ils le pourront, el ne les mettront, sous pareille peine, coucher ensemble passé l'âge de sept ans.
n Nous leur ordonnons, sous pareille peine, d'envoyer exactement leurs cuf.ints, garçons et filles, à l'école, depuis la Toussaint jusqu'à Pàqnes au moins, et pendant le reste de l'année le plus exactement qu'ils pourront ; el afin que personne ne s'excuse, nous voulons que les pauvres soient enseignés aux dépens de la fabrique ou sur d'autres fonds s'il se peut, ou gratis.
n Ordonnons à tous les vicaires cl curés de dénoncer aux promoteurs généraux de l'évèché tous les maris cl femmes qui vivent en divorce, et jusqu'à ce qu'ils se soient remis ensemble ou qu'ils aient faienl autoriser par l'Eglise leur séparation, les sacrements leur seront refusés, même au temps de Pâques.
n Défendons ù tous lesdils curés et vicaires de confesser personne, surtout aucune femme ni fille derrière les autels et dans les sacristies, sous peine d'èlre cilé. Leur enjoignons de refuser les sacrements à ceux cl celles qui disent des oraisons pour guérir le bétail, ou les personnes qui décrément avec certaines cérémonies superstitieuses les enfants nouvellement baptisés, qui font des brandons et autres immodesties les premiers dimanches de carême, et des danses et autres débauches les jours de fêtes du patron el de la dédicace
»i Nous défendons aux maîtres d'école d'avoir aucun emploi qui les puisse distraire de l'école, de fréquenter les cabarets ni donner aucuns mauvais exemples, sous peine d'être déposés.
n Voulons el ordonnons que les hommes el les femmes, garçr:ns cl filles, assistahl au service divin, soient séparés
« Défendons d'y causer d'y f.iirc aucune immodestie, d'y mututydes chiens, ni d'y assister avec
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I de petits enfants qui crient et qui troublent le I service divin, cl ceux qui contreviendront seront interdits pendant un mois de l'entrée de l'église par les curés el doyens ruraux.
«? Nous enjoignons aux pères el mères de donner ordre que leurs enfants, valets et servantes assisteut a la messe les dimanches et fêles, el pour cet effet leur défendons de leur faire garder le bétail pendant ce temps -la, sous peine d'être privés des sacrements.
n Enjoignons pareillement aux paroissiens d'assister exactement au service divin les dimanches et fêtes, avec défense de s'absenter de la messe de paroisse trois fois de suite sous peine d'èlre interdits de l'entrée de l'église.
«i Nous défendons toules assemblées dans les cimetières, sous peine de les interdire.
m Refuseront les sieurs curés l'absolution a ceux et à celles qu'ils trouveront par leur faute dans l'ignorance du Symbole des Apôtres, des Commandements de Dieu el de l'Eglise, jusqu'à ce qu'ils en soient suffisamment instruits •»
Les articles suivants, qui sont manuscrits, concernent spécialement la paroisse de Burlhecourl :
u Nous faisons très-expresses défenses aux paroissiens de plus se servir des oraisons superstitieuses, comme ils ont ci-devanl fait, ponr la guérison de leurs animaux ; et au cas de récidive, enjoignons au enré de leur refuser les sacrements, même au temps de Pâques.
» Ordonnons que les femmes s'assembleront dans la huitaine pour procéder à l'élcciion d'une sage-femme, sinon l'entrée de l'église leur sera refusée... n
D'après la Déclaration fournie par eux en 475S, les habitants de Burlhecourl jouissaient de U2λ arpents de bois taillis, qui leur, avaient été abandonnés pour leur affouage, h raison de 26 arpenls par aunéc ; ils avaicnl un paquis contenant MO jours. Ils devaient à leur seigneur, M. le comte de Lupcourl, un bichel d'avoine ras, U sous et une poulie, les veuves moitié ; chaque laboureur devait 3 journées de charrue, moy/couant nourriture ; chaque laboureur et manœuvre une journée à la fenaison el une à la moisson ; lont laboureur mettant à la charrue entre la Saint- («corges cl la Saint-Jean, devait un aiTcnlcmenl d'un resal de blé el d'un rcsal d'avoine. Les habitants avaient droit, de temps immémorial, d'aller moudre leurs grains au moulin de Flavigny cl