‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 99 sur 292 · BUI · texte numérisé non relu

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banalité de four et de moulin ; h il voulait les assujettir à une coudilion serve ; »» par suite d'une transaction passif! entre le comte et les habitants, ceux-ci s'obligèrent de lui payer chaque année, à la Saint-.Marlin d'hiver, savoir : le laboureur 40 sous, le manœuvre a sous, et la veuve de l'un cl l'autre étal 2 sous 6 deniers. (Décl. de 1738.)

l'n état Je la terre de Fénétrange, dressé pro- qu'il paraît, obligés de le quitter, car, en 46-44,

battement vers la fin du XVIIe siècle, porte que » le village de Bmt compte 26 habitants chefs de famille, presque tous luthériens; qu'il y a 4 S maisous eu étal cl lî* masures ; une église possédée par les luthériens, mais catholique d'ancienneté, n Eu 1738, il y avait 13 laboureurs el 9

Bûhl a été érigé eu succursale en 1802 ; Schcaelenbuch lui a été annexé en 4807.

Patron, saint Gall.

BCtSSONCOUBT. Par lettres du mercredi après la Saint-Martin 1308, Ferry de Plombières, chevalier, échange avec Thibaut, duc de Lorraine, tout ce qu'il avait a liluiu ville contre 300 livres louloia et 35 livres de terre chacun an sur la Uitle du ban de La Chapelle, avec 13 livres el §ù resaux de froment sur le moulin de Buissoncourt. (T. C. lumières.)

Par suite «l'un traité passé, en 1413, eutre Raoul de Coucy, évèque de Metz, et le duc de Lorraine, ce dernier donna à Tévèque, eu échange d'autres villages, la moitié de ceux de. Heméréville, Bussoncuurt (Buissoncourt), Yillene (Velainc) el Ilerbévillcr. (II. M.)

En 1^7, Charles III céda au sieur de Gastinois, maître des requêtes de l'hôtel du cardinal de Lorraine, évoque de Metz, pour 2,000 francs qu'il eu avait reçu», les reules, cens el revenus de Bènéréville pour moitié, et la lolalité de ceux de Velaiae, Erbcviller el Buissoncourt, avec 300 fraucs de rente sur la recette des salines de Mjdtic (T. C. Amancc.)

Eu JG^3, le duc Henri vend cl transporte, à faculté de r cachai de la somme de 80,000 livres, à ton ueveu le prince de l'hulsbourg, le grand êlajftg de Buissoncourt, en échange de la moitié de Deuxville et du bois de Bussy, fciurie d'Ilinvillc. (T. C. Fiefs de Lorraine.)

Outre cet clung, il y avait, sur le territoire de Boissoncourl, une tuilerie fort ancicuue, qu'on répara en 1584, par ce qu elle avait élè ruinée cl brûlée.

Ce village eut sa part des fléaux qui désolèrenl notre province au XVIIe siècle : la peste y régna près de six mois en 1051. En 1640, ou ne pouvait tirer les cens dus par les habitants u les héritages censables élaul abandonnés el le village demeure tout désert, n En 4642, il n'y avait qu'un ou 2 habitants, qui furent bientôt, à ce

il est déclaré inhabitable ; en 1649, il était encore désert et les héritages el jardins situés derrière les maisons, m tous abandonnés cl en friches, m (Domaine de Nancy.)

Un procès s'étant engagé, en 4678, entre les dames de Bemiremont, décimatrîces de Buissoncourt, et les habitants de ce village, au sujet des réparations à faire dans leur église ; ceux-ci produisirent, au bailliage de l'Evèché de Metz, uu contredit dans lequel sont consignées quelques particularités curieuses pour l'histoire de celte commune el pour celle des localités voisines :

u Anciennement Haraucourl était nnc colonie envoyée de la fameuse mais caballique (sic) république de Genève, el on y vivait sous les lois de la religion préteudue réformée, qui prenait de Ires-grandes racines dans la province, dont le bourg de Saint-Nicolas en fut presque entièrement perdu ; el celle peslc arréléc par l'aulorité souveraine du prince qui banuil de la Lorraine tous les rciigiitnnaires, doul la plus grande parlie se relira ii Metz.

» Daus ce temps , la mère-église de Haraucourt était à Domévrc ; mais, après que ces troubles et nuages de religion furenl dissipés, les habitants de ce village firent construire leur église , il y a HO ans et plus.

u Quant à Buissoncourt , il n'en esl pas de même : les habitants sont toujours rcslés fermes et inébranlables dans leur foi...; leur église est une des plus anciennes de l'évéché de Toul ; son antiquité parait tant par les ruines que par les arbres d'une excessive grosseur el hauteur, qui sont plantés au -devant du portail. El loin que Buissoncourt ait dépendu de Haraucourl ni de Domévrc , c'est que sur le chemin qui va dudil Btii>soiicourt à Lenoncourt , on voit encore les vestiges d'uni) vieille église que les anciens oui toujours appelée le Vieil-Moustirr, et où l'on aperçoit des resles de croix ; d'où vient que la saison des lerres qui sont aux environs, s'appelle la saison du Vicil-Mouslier. Il se peut faire que

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