‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 102 sur 292 · BIT · texte numérisé non relu

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blanches, lant brebis que moutons, pour icelles faire vainpâlurcr sur ses lerres ; il lui permit, en outre, vu réloigncmcnl de sa maison de Nancy cl des villages circonvoisins, de pouvoir tenir clos cl fermés, joignant ladite maison, 12 jours de lerre, tanl pour convertir en mesouage, jardinage qu'autrement. (L. P. 1592.)

Jean Mousin, savanl médecin, né à Nancv en 1573, mourut, en 1G£5, dans sa maison de Bulhcgnémonl, où, peudant trente années d'une retraite philosophique, les malades allaient fréquemment le visiter. 11 avait fail imprimer à Toul, en 1612, un ouvrage intitulé : n Discours de l'yvresse el yvrongnerie. Auquel les causes, nature el ciïccis de l'yvrcssc sont amplement dcduiclz, avec la guerison cl préservation d'icelle. Ensemble la manière de carousscr et les combats Bacchiques des anciens yvrongnes. «

Louis Mousin, ancien chantre de l'église Saint- Pierre de Bar, qui élail devenu, sans doute à la mort de son frère, Jean Mousin, propriétaire du domaine ou maison franche de Bulhcgnémonl, le vendit, le 30 aoùl 1679, au sieur Charles Nayrct, écuyer, sieur de Grauville, demeurant à Paris.

Vers 1698, Remy Collin, bourgeois de Nancy, en fit l'acquisition. Mois, comme cette maison était » lors en mauvais étal par les désordres des guerres, »> il la fit réparer, augmenta les bâtiments, défricha et améliora les terres, et en fil un bien considérable. Léopold renouvela en sa faveur, le 1er février 1708, les franchises que les ducs ses prédécesseurs avaient accordées à la maison de Bulhcgnémonl. (Charlreuse de Bosservillc.)

Celte maison devint ensuite la propriété du gendre de Remy Collin, M. Toustain de Viray, pour qui Stanislas l'érigea en fief. Elle appartient aujourd'hui à M. Antoine Drouol, dépulé au Corps législatif, neveu du général Drouol.

Autrefois, les processions des jours des Bogalions faisaicul une station à la chapelle de Bulhegm'mont.

BL'TZEL, ancien village près de Biekenhollz, qui fut probablement ruiné pendant les guerres du XVII" siècle.

CANAL DE SAVONIÈRES, écart situé sur le territoire de Foug, renfermant 5 ménages el 23 L habitants.

CANY, moulin, territoire de Burlioneourt.

CARRIÈRES (aux), censé, composée d'une maison, dépendant de Manonville.

CARRIÈRES (les), écart dépendant des Métairies-dc-Sainl-Quirin, renfermant 2 maisons.

CARTENAY. C'est le nom d'un village qui existait autrefois près de Haroué, el qui fut brûlé, en 1635, par les troupes de du Parc. (E.T.)

CASSENOVE. On trouve, dans le recueil des lettres patentes, sous la date du 5 août i486, l'affranchissement du gagnage de Cassenove, prés Maidières, bors la cité du Pont, en faveur de Jacques de Marie, valet de ebambre.

CEINTREY. Etienne de Ceinirey (Strphanus de Syntcrei), Thomas el Richard, frères, du même lieu (de Saintcri), figurent comme témoins dans des chartes données à l'abbaye de Clairlicu par Pierre de Brixey, évèque de Toul (H 83), cl Simon II, duc de Lorraine (vers 4203). (Abb. de Clairlicu.)

Le vendredi avant la Sainte-Marguerite 1 350, Claire de Linanges, dame de Boulay, renonce, en faveur de sen cousin, Ferry de Linanges, aux villes et droitures de Ihroué, Aiïracourl, Lancuvcville et Ceinirey, qu'elle tenait de la duchesse Marie de Blois. (T. C. Nancy.)

Le 5 juin U26, Jean Farcl^ d'Abocourt reconnail devoir h Mahaut de Joinvillc, veuve d^ntoine de "Ville, 80 francs qu'elle lui hypothèque sur sa part du château dePulligny el des villes dePulligny, Ceinirey, Voinémont, Ochoy et Pierrevillc. (T. C. Nancy 6.)

La terre de Ceinirey fui ensuite possédée, en partie, par différents seigneurs, qui en firent successivement foi el hommage an duc de Lorraine; ce furent : Didier de LamJrcs, chovalicr(1471); Pierre d'Orioeotirt (HN2) ; Jean, comte de Salm, maréchal du duché de Bar (1487) ; Marguerite de Vaux, veuve de Nicolas de PafTciihoiïen, laquelle avait acquis, en l.'jô'i, de Nicolas de Mercy, loul ce que"* celui-ci possédait à Tbelod, Acraignes et Ceinirey ; Thierry Griffcoelad, sieur de Holleufels (1546} ; Jacob du Bourg (1S48) ; Jean Beau-

fort, seigneur de Pnlligny («58) ; Claude Le Clerc, valet de ebambre de Charles III (1302) ; Nicalas Roossclol, seigneur d'tlédival, cl Anue- Philippe Cucullct (1664) ; enfin, en 16GS, Jean Bermand, receveur général de Lorraine, au nom d'Anne Bourgeois, sa femme. (T. C. Fiefs de Nancy et Vosges, Foug, etc.)

La collation de la cure de Ceinirey appartenait an commandeur de Virrecourl ; le curé étail collateur de la chapelle Sainle-Anne, située dans l'église; cctledernièrc renfermait aussi une chapelle de Sainl-Nicolas, fondée, on ne dit pas h quelle époque, par un nommé Jean Noël, dont la tombe se voyait dans la nef. Il y avait, dans le cimetière, et attenant ù celle église, une chapelle de Notrc-Dame-de-Pitié , fondée, en I56i, par ThonveniD Marlicr. Une confrérie de Sainle-Anne avait été érigée dans la paroisse de Ceinirey, le & juillet 1672, par M. du Saussay, évèque de Toul. Beaucoup de fondations pieuses y avaient également élé faites à différentes époques : en 1635, Didier Poirel , maire de Saint-Firmin , avait fait don d'une somme de 50 francs barrois, . dont la rente devait être affectée à l'achat da via qui se distribuait aux communiants le jour de Pâques. (E. T. et cure de Ceinirey.)

Ceinirey a élé érigé en succursale en 1802.

Patron, sainl Rcmy.

CERCUEIL. L'auteur de la Vie des Evcqucs de Toul raconte que saint Epvrc, qui occupa le siège épiscopal de 500 à 307, ^uôrit une femme de Cercueil [de villa Sarcofago), qui était foMe et faisait cl disait des choses épouvantables.

Les Templiers possédaient , dans ce village, une maison dont l'existence est attestée par on lilre de 121)6 : c'est une déclaration faite aux assises de Cercueil, tenues, celle année, pardevant Vincent Thieriat, bailli du duc, parLiebaut de Cercurs, el où il ebt dit que la maison du Temple de ce lieu a droit de prendre el lever chacun an, à perpétuité, dix resaux de muiilnre sur le moulin dudil Cercueil, comme au moulin de Baigneront, le jour de la Saint-Martin d'hiver, avec pouvoir d'y moudre sans rien payer, a charge de nourrir le meunier on le valet qui amènera la farine.

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