‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 103 sur 292 · CER · texte numérisé non relu

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Les Tenptes possédaient aussi, dans ce lieu, d'autres bttas et d'aulres droits dont jouirent, plus tard. .'e Hospitaliers de Sainl-Jean-du-Vieil- Ail«,près.T«oc) ; c'étaient : une maison située en la ne Haute, où habitait leur fermier, cl qui fut raioée podjai le» guerres ; le droit de troupeau à part et di bergerie exemple de dîmes, un gaa^e coexistant en terres arables, chènevières et pfé% flaj:f «rs pièces de bois taillis, des cens en {Rit, ta argent et en poules. (Ordre de Malle.)

£■ liU, Simonin de Jaulny, écuyer, donne w» dénombrement au duc de Lorraine pour ce «rilfcateo fief ès prévôtés de Nancy, Gondreîikttâauuec, savoir : la moitié de Maxévillc, SL'aruïe, Pixcrécourt et appartenances, la mai- AlAgagnage Je Gondreville, le quart de la ville ACttcwil, etc. (T. C. Nancy.)

U28 février IJ>66^Jean-Philippe, comte Sau- AftdaRbin, vend à Didier d'Ourdies, seigneur <tfilfito,eta dame'Alix deiiili&tcin, sa femme, b moitié de la terre et seigneurie de Cercueil. &abf Je Pullenoy acheta, en iCUO, IGDj et fàép diflerentes portions de celle seigneurie à Charles de Lenoncourl et ù René du Chùlelct : il « t les repris», ainsi que pour les terres de U'mjimbO, Deuxville, Sainl-Epvre et Mehon, le M ;a§fierl62>. Enfin, le lô mars 167i>, Didier ffarcbn acheta îles veuve et héritiers du présiital Fmain la portion de seigneurie de Cercueil, r-niBBttoenl appelée la seigneurie de Pullenoy.

La terre de Cercueil, avant de devenir la profriéaêèe la famille d Ourcbcs, avait appartenu sucteancaeal à celles de Flavigny, de Lenoncourl, H lie de Muaibazon et aux comtes Rhingraiïs.

1*39 jaûlkt 1593, Alix de Bilislein, veuve de Miel atOorches, fonda, dans l'église de Cer- «oL/mecfcapellesous l'iuvocalion de la Nativité fa fr.TVierge. Il y en avait également une de fca<^S&éry, qui avait clé, dil-ou, érigée par un -«a&t Ilieuduané Grosjean. A la maison de cure lèe une chambre où ou logeait les pasivait remplacé l'hôpital qu'on prélcud ce heu. (E. T.) la communauté était composée d'eu- RM^ft hjbitauts ; d'après les comptes du do i-aïae dAetauce, le village renfermait déjà 19 i.nipo en 1402. Celle diminution doit, sans iirt attribuée aux guerres du XVIIe siècle. Cercueil i été érigé en succursale en 1802.

CHALET (le), censé sur le territoire de Vie.

CHALIGNY. Il est fait mention de ce village dans plusieurs chartes des XII' et XIIIe siècles : la plus ancienne est celle par laquelle Ricuin de Commercy, évèquc de Toul, confirme (1126) les biens et privilèges du prieuré du Port Saint-Vin^cent, appartenant h l'abbaye de Saint-Vincent de Metz. (11. L.)

En 1150, Hugues de Chaligny {Hugo de Chelignei) figure comme témoin dans one charte d'Etienne, évéque de Metz, pour l'abbaye de Beaupré. (Abb. de Beaupré.) Le t> des Ides de novembre de l'an 1 150, le même évéque confirme la donation qui avait été faite aux moines de Bithaine, d'un bien appelé Perrière, dépendant de Chuligny (in potestate de Chalinei), par le comte de Vatidémonl, lequel tenait ce bien de l'église de Metz. Hugues et Gérard, comtes de Vaudémonl, donnèrent encore, aux abbayes de Clairlieu et de Beaupré, la pèche et la vaine pâture, le bois de maronage, elc. sur le ban de Chaligny. Les chartes conlirmalives de ces donations, émanées des évèques de Toul et de Metz, appellent ce village Chelineium, Chclinetum, Chalineium cl Culuniacum.

Une donation, plus importante encore que les précédentes, avait été faite, dès l'an 1101, aux religieux de Mureau, par le comte Gérard : il leur avait permis d'extraire, dans le ban de Chaligny (in banno de Chatinne), d'acheter des mineurs et de porter chez eux la mine de fer dont ils auraient besoin. Celle permission leur fut renouvelée, en 1197, par le comte Hugues. (Bénédictins de Lailrc.)

Sur quel point du territoire de Chaligny les mines, dont il est parlé dans ces deux chartes, élaienl-elles situées ? c'est ce que rien n'indique. Peut-être était-ce près du lieu appelé Fcrriôrrssotts-Chaligny, où s'établirent les religieux de Cileaux avant de se fixer à Clairlieu. D'un autre côté, la proximité du Village de Chavigny permet de supposer que les mines qui s'exploitent encore aujourd hui dans ce dernier lieu, se trouvent peut-être sur l'emplacement de celles dont l'usage avait été coucédé aux moines de Mureau par les comtes de Vaudémout.

Par son testament, daté du jour de la Pentecôte 123j, le comte Hugues donne à Hugues, son fils aine, les terres et le ban de Chaliguy et Châlelsur-Moselle (Castrum supra Muzellam).(U. L .)

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En 42i9, Hoger de Marcey, êvêque de Toul, déclare qu'en- sa présence, Jean, dit de Chaligny {de Chalignei*), prëlre, a donné à l'église de Blurcau le vin, le blé, le foin el (oui ce qu'il tenait de rente viagère de cette église dans les bans et villes de Chaligny, Saint-Vincent el Confions. (Bénédictins de Lailre.) '

En 1284, Heuri II, comte de Vaudémoot, donne aux religieux de Clairlicu o loti four de Challcgnci. n Les habitants du Val demandèrent au comte Henri 111 cl en obtinrent, en 15-40, la permission de transférer audil Val le four banal de Chaligny, u auquel ils ne pouvaient aller cuire sans perdre leurs pâtes cl sans courir de grands dommages. (Abb. de Clairlicu.)

Dès l'an 4521, Henri II avait permis h plusieurs marchands d'Asl, en Lombardie (Asti, Piémont), de tenir banque et change à Chcliyney, Pont à Sainct Vincent, Vaudémonl et Vézelisc, et d'y demeurer pendant dix années en lui payant une redevance annuelle de cent livres de petits tournoisi Par les chartes qu'il leur coucéda, le prince veul qu'ils puissent « prester, cliaugicr, vendre, acheter, gaingnier,, marchander , négocier el croire sur gaiges et sa us gaiges, et faire leur prou (proffil) en quelque manière qu'ilz vourront, pourront et enderonl que bon leur soit, sans coutredit el sans occoison, et parmi ce ancor nous avons laissié et otroié, laissons et olroions ausdis marchans, l'ostel el les appendises toutes où ilz

demorent en la ville de Vczctise , et noslrc

hostel aussi que nous avons edifiei au Pont à Sainct Vincent, que sié sur la rivière, et toutes les appeudises d'iceluy a tenir et avoir franchc- • ment sans nul empeschemenl ; el est assavoir que lidil marchans et lor magniées (familles) sont el estre doienl el seront frans el qui des de toutes tailles, coilleltcs (collectes), damendes costumées (accoutumées), d'ost, de chevaulchies, de garde de ville, de cours de chaslelz, de toutes mainmortes, et de toutes autres occoisous, cxlortions el servitudes quelles qu'elles soient que nous pourrions demander a auls ou à aulcun d'auls ou

de lour magniées •» Le comte de Vaudémout

leur concéda encore d'autre» privilèges qui prouvent le désir qu'il avait de retenir ces marchands dans ses étals. (T. C. Vaudémonl fiefs.)

Ensuite d'un accord passé, le 2î> juillet 1545, entre Adéinare, éveque de Blelz, et le duc Raoul, il fut stipulé que I evêque délivrerait au duc le

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château de Turquesteim et ce qn'il tenait de \'cvéché de Metz à Chaligny. (T. C. Chaligny.)

Par lettres données à Bayon, le jour des' Brandons 15G2,Àrnauld de Cervelles, sieur de Cbàteau-Neuf et de Château- Vilain, promet a Henri, comte de Vaudémonl, de garder toyatemeol le* forteresses de Chaligny et de Vézelise, ju>qu'après sa guerre contre le duc de Lorraiue. (Cart. Vaudémonl domaine.)

Le lundi après la Saint-Martin 1576, Henri, comte de Vaudémonl, assigne à Henri de Serrièrcs 13 livrées de terre par an sur Chaligny, pour quoi celui-ci devient son homme-lige. (Chaligny].

Thibaut de Neufchàlel, maréchal de Bourgogne, ayant refusé de faire foi et hommage au duc Jeau pour les terres qu'il possédait en Lorraiue, ce prince les confisqua et donna, en H67, à Hardouiu de La Jaille, son chambellau, en récompense de ses services, la terre et seigneurie ik Chaligny, provenant de cette confiscation. Elles furent eusuilc (1470) donuées par le duc NicuUi à Antoine de Alohcl, son chambellan. \T. C. Chaligny.) Le 19 septembre 4517, Charles de Mohct, héritier du précédout, abaudonna au «lue Anloiuc loul son droit sur les terres el seigneuries de l'Avan (garde el Chaligny, pour la somme de 200 écus d'or nu soleil, du coiu du Kui de France. (Cari. Nancy domaine.)

Pendant qu'il était au pouvoir de Thibaut de Neufchàlel, Chaligny avait élé assiégé par les troupes lorraiues, qui en avaient ruiné le ehàleau. u L'an 14(>8, dit la Chruuique, depuis mars jusques eu aousl, Challigoy des Lorrains fut assiégée par puissance d'artillerie el d'approches faicles ; tous se rendirent ; les eslrangers fuirent appoinetement, s'en allèrent tous eu leur pays, tous Ici biens laissirent, cl tous les habitans; lesditsbicus furent tous habamlonnez ; lesdils habitans furent prins el couplez ensemble ; environ six vingtz à Nancy en furent menez, dedans les deux lour» Iporte la Craffe, Icans furent logiez, n'en partirent jusque» à ce qu'ils eurent grande somme d'ar -<t composé, el faicl serinent que bous Lorrain., roienl au temps advenir. Lesdils Lorrains feireal abballrc et ruiner lu chastel dudil Challigny, a lin que plus on ne s'en puisse aider. Pareillemeul Bainville fut aussi priuse, dont la tour el le chastcau ont le loin mis à ruiue. « 11 parait, par les titres qui suivent, que le château de Chaliguy elail rétabli au XVI" siècle.

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Le Î7 septembre 4532, Salent in d'Ysemboorg reconnaît qu'ensuite de la donation qui Inl a été faite par le comte Félix de sa part dans la seigneurie de Chaligny, il est homme- lige dit duc de Lorraine et lut fait foi cl hommage. Pareille reconnaissance fut faite, eu 4546, par Henri d'Yseoiboorg.

Le 20 janvier 4551), le comte et la comtesse de Yaldeck vendent au comte et à la comtesse de Yaudémool, pour 22,000 florins d'or, les terre d seigneurie de Chaligny avec l'ancien chàleau et dépendances.

En vertu de la donation qui lui avait été faite par le duc Charles III (1502), Nicolas de Lorraine, comte de Vandémoul, fui mis en possession do Pont-Saint- Vincent et du comté de Chaligny, le 10 mai 1305, par Gérard Le Bouttillicr, sénéchal de Lorraine, cl Christophe Didrlot, auditeur des Comptes ; ceux-ci lui délivrèrent les clés du chàleau et délièrent les habitants du serment de fidélité qu'ils avaient prêté «u duc.

Enfin, le 0 octobre 4610, Marie de Luxembooig, duchesse de Penthièvre , douairière de Merevar, vendit à François de Lorraine, marquis de IbtluncfaaleJ et comte de Vaudémont, les comte, terre et seigneurie de Chaligny, pour ia somme de 370,000 livres. (T. C. Chaligny.)

En 1617, une femme de Chaligny, nommée Ctandoo Henri, fui brûlée comme sorcière.

Le eomlé de Chaligny, érigé, en 1562, en faveur de Nicolas de Lorraine, comte de Vaudémont, se composait de Chaligny, Ponl-Saint- Viarenl, Neuves-Maisons, Chavigny et Lorey. Le premier de ces villages se distinguait en deux parties: l'une, dite le Mont, située sur la hauteur et renfermant l'église ; la seconde, appelée le Yal. La communauté se composait, en 1708, de !» habitants, [h. T.)

Les habitants de Chaligny déclarent, dans le rôle de leurs biens et usages communaux, fourni par eux en 1758, qu'ils possèdent 800 arpents de bois, lieadit la Fourasse, dans lesquels ils coupent atnnellemcut 40 a r peut s qui se partagent par portion égale entre eux et les habitants de StuTea-Maisons ; qu'ils tiennent, à litre «le cens, des religieux de Clairlieu, cent arpents au bois du F<wr; enfin, qu'ils out droit de vaine pâture dans les bois de la grurie du comté de Chaligny, lune redevance annuelle de 120 francs.

Tool me porte à croire que la famille des Chaligny, célèbres fondeurs des XVIe et XVIIe siècles, était originaire de ce village : en effet, les comptes des trésoriers gêoéraux de Lorraine se bornent, en mentionnant ces artistes, à les désigner par leurs prénoms en y ajoutant : de Chaligny.

M. César-François Dochesnc , curé du lieu, avait, par son testament, du 8 février 1761, fondé, au profil des habitants de Neuves-Maisons et de Chaligny, une maison d'école pour les filles et une charité pour les pauvres malades. Il y avait aussi, dans celte dernière paroisse, une confrérie dite des Morts.

Chaligny a été érigé en succursale en 4802.

Patron, saint Remy.

CHAMB1LLE. Par suito d'un échange fait, en 1282, entre l'abbaye de Clairlieu cl le sieur Jacquemiu de Nancy, ce dernier abandonne 2'i jours de terre situés au ban de Villers et 20 sols de cens annuel sur d'autres héritages, et l'abbaye lui donne, en conlr'échangc, 20 quartes de mouture a prendre sur le moulin de Chainbille. (Abb. de Clairlieu.) 11 s'agit sans doute ici du moulin qui existe encore à présent sur le territoire de la commune d'Arrayc.

CHAMBLAY. Le M mai 162», Gabriel d'Ardre, veuve de Charles de Haraucourl, général de l'artillerie du duc de Lorraine, en qualité de tutrice de ses enfants mineurs, donne ses reversâtes pour ce que ceux-ci ont en lief aux seigneuries de Chuinbley (près Bouxières-sous-Froidmonl), Ochey, Sclaincourt, Gcrminv et Dombasle. (L. P. 1625.)

CHAMBREY". Suivant les auteurs de l'Histoire de Metz, il existait, dans les archives de la chancellerie de Vie, quantité de reprises faites du temps de l'évêquc Renaud de Bar, et, enlr'aalres en 4151, celles de Bathelémonl, deBaiizemont et et du tiers des grosses dîmes de Chambrcy, pour lesquelles il était dû, tons les ans, deux mois de garde au château de Baccarat. Les mêmes auteurs ajoutent qu'en 1451, l'évêquc Jacques de Lorraine donna à la collégiale Saint-Etienne de Vie les denx tiers des dîmes de Chambrcy, savoir : un tiers pour la fondation et l'autre tiers pour augmenter Ici prébendes.

Le 12 septembre 1415, babelle, vouée d'Epinal, déclare que ce qu'elle possède à Vie, Moyenvie, Crémecey, Momel, etc., est mouvant en fief

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