‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 109 sur 292 · MU · texte numérisé non relu

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de guerre de l'un et Huître parti ayant presque d'ordinaire fait leur retraite dans ledit village, depuis quelques Ironie mois, l'ont réduit ù tel point qu'il est inhabitable pour être les bâtiments brûlés et démolis, et n'y résident que trois habitants mendiant leur pain.... Et n'y a aucun maire établi audit village depuis le décès dcCollignon Collignon qui fut tué par les troupes suédoises étant audit village sur la fln de l'an !(>").'>.... L'état déplorable auquel sont réduits le peu d'habitants restés audit village, a été cause qu'il n'a pu tirer d'eux les rentes des raanouvriers qui ne se trouvent monter qu'if trois, tellement nécessiteux qu'ils sont contraints à manger des glands et herbes sauvages. «

« Le comptable remontre (IG37) que la continuation des guerres, les misères et afflictions étant do beaucoup augmentées, ont contraint le peu d'habitants demeurés audit village s'absenter pour éviter les rigueurs des C.ravattes de bois qui

d'ordinaire se retirent audit village , cause

pourquoi le comptable n'a reçu quoique ce soit des renies et cens dus annuellement. « En 4639, Chcoicourl était complètement « désert et abandonne. «

Aun. de Lélricourt. — Patron, saint Jean-Baptiste.

CHÉNOIS. Ce village dépendait de la baronnie de Viviers et appartenait aux comtes de Salm, qui en Taisaient hommage aux ducs de Lorraine.

En i'Mli, Henri, comte de Salm, au nom de ses frères et neveux, reprend, de main et de bouche, du roi de Sicile, duc de Lorraine, tout ce qu'il lient en fief aux château, bourg et forteresse de Viviers et aux villages de Hanuocourl, Tiucry, Donjenx, Laneuveville, Fonteny, Chanoy et ban de Nied. (T. C. Viviers.).

Il parait que les religieux de l'abbaye deSaiol- Arnou de Metz possédaient une partie de celle seigneurie, car, au mois de novembre liiôt, on les voit donner à Jean, comte de Salm, pour lui, ses hoirs et descendants en ligue masculine, la vouerie des villages de. Morville, Baudrecourt, Chanoy cl Lemoucourl, à charge d'être par lui reçus et maintenus sous sa protection et sauvegarde, tant eux que les biens de leur abbaye, (baronnie de Viviers.)

Par lettres du fi décembre Iu56, le duc Antoine déclare que Claude de Gournay, sieur de Tallange, écnyer et cilain de Metz, laul en son

nom que comme procureur de Nicole et Androuin Houcel, écuyers, aussi aussi cilains de Metz, a repris de lui et lui a fait foi et serment de fidélité, à cause Je la succession a eux échue de feoe Alizelle Perpignan, veuve de Jean de Gournay, de tout ce qu'elle avait aux bans et Images de Les* et de Chasnoy, mouvant du duché de Bar. (Cart. Pont fiefs.)

On lit dans les comptes du domaine <!<• Vivier*: « La seigneurie de Chanoy est tenue pour franc alœuf, où il y a deux baus, l'un appelé le ban d« Salm, appartenant seul à Monseigneur.

n Les plaids annaux se tiennent chacun an deux fois, savoir : à h mi-mni el le lendemain de laféte Saiul-Lamherl, auquel jour de la mi-mai, le maire el le sergcnl rendent leurs offices à l'officier de Viviers après les rentes desdits plaid» payées, puis le dernier porlaricn, tant de succession que d'acquêt, est tenu de porter cette aonéc l'office dudit maire s'il est trouvé capable. Et aux plaids annaux de Sainl-Lambert, ne se fait aucun maire ui sergent, mais on appelle les porlarien* (porterriens, possédant des terres sur le ban d'un village sans l'habiter) qui sont tenus îllcc fia' payer tous leurs cens a peine de l'amende, savoir: pour chacun jour de terre, pré ou vigne, deux angevines. Lcsdils cens se reçoivent en monnaie de Metz, le gros valant 18 deniers, monnaie de Lorraine, la livre 22 gros 8 deniers

n Les habitants de Chanoy doivent chacun an, pour leur bourgeoisie, uu gros, monnaie de Util, et une quarie d'avoine. « (Dom. de Viviers.)

Ann. de Lesse. — Patron, saint Georges.

CHEVAL-ROUGE (le), censé, territoire df Bouxières-aux-Chéncs.

CHEVILLON. La ceuse de Chevillon, près de Jnville, parait avoir été beaucoup plus important autrefois qu'elle ne l'est aujourd'hui ; on lit dan» le Bail du domaine de Lorraine, en 175b* : u II v avait anciennement un village appelé Chevillou, de l'autre côté de Ja colcdeDelme, lequel dépendait du marquisat de Nomeuy ; il est ruiné depuis longtemps. w Toutefois, aucun ancien litre ne (ail mention de cette localité ; je trouve seulement, sous la date de des u lettres d'achat pour

haut et puissanl seigneur Jean, comte de Salm. du gagnage de Chevillon, acheté pour la somme de 2,11*0 fraues, contre Jean Gommé el Barbe, sa femme, demeurant audit Chevillon. (Baronnie de Viviers.)

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ClUCOURT. Ce village appartenait, dans l'origine, on ne sait au juste depuis quelle époque, mais rcrîjincment avani 1253, au prieuré de Saint-.Vicolas ; on trouve, en effet, sons la date du mois d'avril de celte année, des lettres par lesquelles Henri, comte de Salm, donne à ce prieuré, pour l'entretien d'une lampe ardente devant l'autel Saint-Nicolas, 12 sous payables par li nuire dudit comte entre les mains du maire iln prieur à Chicourl. Par suite de l'union à la nwisc capitnlaire de la Pritnalialc, des biens du prieuré «le Saint-Nicolas (1604), le chapitre lié— ri» des droits dont y avait joui le prieuré, cl qui sort ennmérés dans un acte d'aveu cl dénombrement fourni à la Chambre des Comptes de McU, le 10 mai 1081 : u Nous sommes, y diseul les chanoines, seigneurs de Chicourt ; ladite seigneurie consiste en haute, moyenne et basse justice, <-• a été ci-devant tenue en franc alleu ; toutes amendes, épjves, confiscations, allrahières et aoirts droits dépendant de la haute justice nous appartiennent. Nous avons droit de tenir les plaids annaux quand bon nous semble, où tous les habitants et porleriens sont obligés de comparoir à pfine de o sous messins d'amende, valant 0 gros 3 blan». Nous avons audit lieu droit de revélurc, lui est de deu\ pots de vin par chaque revêtant ; droit d'cDlrëc de ville, qui est de 30 francs, dont h moitié est ù nous et l'autre moitié à la communauté ; cl le droit de dépouille des bêles mork<. Tous (es habitants doivent par chacun au une sparte de blé, excepté les maire, sergents, mar- L'uilliers, pâtres et les nouveaux mariés. Il nous rsi dà aussi un cens de 50 francs par an affecte *ur toutes les vignes; toutes lesquelles rentes les gens de justice sont obligés de lever, en payant leur dépende. •»

Tout individu qui voulait s'établir dans ce vil- 'jge, devait, en payaut les 30 francs exiges pour la bienvenue et le droit d'entrée, faire voir u ceriificjt et lettres testimoniales des lieux de son extraction, résidences, moeurs et déporlomcnts. >»

L'abbaye de Salivai possédait une ferme à Chi- ( -urt, par suite d'un échange qu'elle avait fait avec l-r- Celestins de McU.

Chicourl, qui av«)il été érigé en succursale en avec Villers-aux-Oies pour annexe, a été annexé a Oron en 1807 ; il dépend aujourd'hui it Brehain.

Patron, saiul Nicolas.

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