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Cil A
Trois cens hommes, bannières cl panons,
Avec seize cens piétons,
Eo allèrent devant Flcville
Pourlcs (Lorrains) frollcr mieux que d'cstrille. Reviendront sans playe ny meshain,
El allarenl à Cliasteau Brehain,
Que frit assailli cl eschcllé,
Prin, cl pois ars cl bruslé.
(i Le xv jour de jullcl, nos seignours cl soldoyours de Mclz, en nombre de ce el Itiommes d'armes cl bien viij bomtnes de piedz, que de Mclz, que don baull ebemin, furent devant Chas- Icl Brehain, où les lia ver» se tenoicnl, cl prlnrenl la ville el l'ardont presque toute, et rapporloit chaucun ce qu'il pooil rapporter... n
En 146\>, les seigneurs de Châleau-Brehain (les Rayer de Dopparl), de Bacourt, de Sailly cl dn Val de Vaxy, ayant refusé de faire les foi el dommage qu'ils devaient au comte de Salm à cause de sa seigneurie de Viviers, René d'Anjou ordonna an bailli de Sainl-Mihiel de saisir ces fiefs. (Baronnie de Viviers.) 11 ne parait pas que celte sentence ait été mise a exécution, car, en U64, Thierry Bayer de Boppart et Henri, son neveu, firent entre eux le partage de la forteresse de Cbàleau-Brcbain. (T. C. Viviers.)
Pendant le XVIe siècle, le château cl la seigneurie de Cbàlcau-Brchain étaient tenus en partie par les sires de Crébange el de Pullelange, et en partie par les Bayer : Wiry de Crébange reprend, eu 1505, de son cousin Henri, comte de Salm, la moitié du chàleau de Chaslel-Brebaio, la haute justice dudil Heu ainsi que celle de Bacourt, avec toutes leurs appartenances. (T. C. Viviers.)
On iiouve, jusqu'en Tannée 1596, de semhla- Mes dénombrements fournis par des membres de cette famille. D'un autre côté, le 19 septembre lt»57, Jean Bayer de Boppart fail ses reprises de Jean, comte de Salm, maréchal du Barrois, pour la moitié des château, terre el seigneurie de Chàleau-Bréhain et Neiifchcre. (Bar. de Viviers.)
En 1Ô77, Arnet de Sarbruck, conseiller des comtes de Nassau-Sarbruck, reconnaît avoir repris du duc Charles 111 le village de Dclwcilcr, la collation des cures de Dalbain, Chàteau-Bréhain, Engswciller (Insviller ?), etc., qui appartenaient auparavant aux ahWsse el monastère de Nenfniouiier, diocèse de Trêves. (C;.rt. bailliage d'Allemagne.)
Enfin, le 13 octobre 1579, Jeanne de Ville, veuve de François Warin, lieutenant général au bailliage de Sainl-Mihiel, fail ses reprises pour la moitié en la seigneurie de Uicheconrt, a vulgairement appelée la seigneurie de Chastcnubrehain,» dont elle avait fait l'acquisition sur le baron de Wiliz el Claude de Boppart, sa femme. (Emigré Du Hauloy.)
Ann. de Brchain. — Patron, saint Gengnolt.
CHATEAU- FORT, censé dépendant de Baioville-sur-Madnn.
CHATEAU-GRIGNON, censé, territoire de Champignentes.
CHATEAU-MATHIEU, maison de ferme dépendant de Badonvillcr.
CHATEAU-SALINS. Nos Archives renferment un grand nombre de titres relatifs à la ville et aux salines de Château-Salins ; une partie a rapport aux démêlés qui eurent Heu, à la ûo de 11 première moitié du XIVe siècle, entre les ducs de Lorraine el les évéques de Mclz, au sujet de la forteresse de Château-Salins, démêlés qui amenèrent des hostilités dont on trouve le récil dans tous nos historiens ; les autres concernent l'exploitation des salines, les améliorations à y introduire pour augmenter leur revenu, des admodialions de ces nsines, etc., et ne sauraient trouver place que dans un travail spécial sur l'industrie Je me bornerai donc à indiquer ceux de ces documents qui me sembleront offrir le plus d'intérêt, sans entrer dans des détails que ne comporte pas le plan de cet ouvrage.
L'existence de Château-Salins semblerait remonter beaucoup plus haut qu'on ne le croit généralement. Le nom de cette ville se trouve, en cfTel, dans un litre de la fin du Xll° siècle, consignée dans les preuves de l'Histoire de Lorraine : c'est le testament de Malhilde, épouse d'Arnoo, comte de Hombourg, cl fondatrice de l'abbaye de Salivai ; il est daté de l'an 1195 : la comtesse y rappelle qu'elle a donné à cette abbaye uu certain village appelé Bourmonl, sur le rnisseau de C<>rupt, à gauche du chemin conduisant à Vie, avec
tous ses droits et appartenances , depuis le*
bornes ci-dessous indiquées, à savoir, depuis ce village jusqu'au pied de Chàteau-Saltns (usque ad radieem Stilli CastrC, ensuite jusqu'au chemin qui va à Ha m pont (usque ad iter quod tendit ad /lampant) : et, plus loin, elle dit que <■* leslamcnl a été fait et donné dans son château d«
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Chàleau-Salins {datum et actum in nostio Castra Salli.)
Telle est, du moins, l'opinion émise par Dom Calniel, proliablemcnl d'après les Annales des Prémontrés. Mais celle opinion a élé combattue par M. I'al)bé Klein, aujourd'hui curé de Lalœuf, dans nn mémoire qui a clé inséré au tome 1er des Bulletins de la Société d'Archéologie lorraine. M. Kiein démontre, par la disposition même des lient, que le Castrum Sallum, regardé, par le savant abbé de Seoones, comme Chàleau-Salins, était un château fort qui s'élevait au lieu dit le Chalry, situé entre Moyeovic et Vie. J'ajouterai qu'aucun litre de nos Archives ne fait mention de Château-Salins arant le XIV* siècle.
Le samedi devant la mi-carême 1346, Jean d'Amelécourt, chevalier, Jean de Lessc, à cause de Jeanne d'Amclécourt, sa femme, Androuin cl Simonin d'Amelécourt, ses frères, d'une part, et îlarie de Blois, régente de Lorraine, d'autre part, font un accord par lequel lesdils sieurs d'Ameléeoirl consentent à ce que la duchesse ait en toute propriété le châleau, les fossés et appartenances de Giàleau-Salins ; que la fontaine d'eau salée H'it par moitié auxdils d'Amelécourt et à ladite dame ; que le» salines situées au ban d'Amelécourt, sur le ruisseau qui descend des bans de Cootures et de Salounc, soient encore par moitié à frais cl profils communs.
Le 1 1 juin 1347, il y eut, entre Marie de Blois et Adémare, évèque de Metz, un traité par lequel ils convinrent que la fontaine d'eau située près de Beau repaire, et que chacun d'eux voulait s'approprier, appartiendrait à l'un cl à l'autre, et que l'on y construirait une saline a frais communs.
Une seulencc arbitrale, du lendemain de Noël 1540, décide que l'évèquc mettra en gage, entre les mains de W nicha ni d'Amanco, son château it Beaurepairc, jusqu'à ce que Marie de Blois ait fait rebâtir celui de Château-Salins, et qu'elle ait retiré, sur la partie des salines qui appartenait à f évèque, une somme de G,000 écus que celui-ci loi devait.
Le 9 octobre 1349, l'évèque de Metz el la duchesse de Lorraine laissent à bail à J'(an de Rosières, pour 1.000 florins par an, leur saline commune de Chàleau-Salins.
Par ud traité pasfé, le 23 mai 1381, cnlre Thierry, évèque de Metz, Jean, duc de Lorraine, »t Robert, due de Bar, l évèque reconnaît qu'il
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n'a rien à prétendre dans les puits et fontaine d'eau saléo d'Amelécourt, Chàleau-Salins et Saionne, qui appartiennent au duc de Lorraine pour deux parts et au dnc de Bar pour l'autre, avec liberté d'y faire du sel. (T. C. Château -Salins.)
Uu compte de la saline de Chàleau-Salins, depuis le o septembre 1381 jusqu'au dernier janvier 1383 (1384), fait voir que tout le sel formé et vendu pendant le temps de ce compte, se monta à 3,383 muids 8 vaxels et demi, qui produisirent 19,070 florins. Du 20 juillet 1403 an 7 juin 1404, le profit do celte saline ne fut que de 2,710 florins. Cette année on répara les poêles, qui étaient au nombre de deux, l'une dite devers Vie, l'autre devers Contnre. (Notes de M. Dupont, collection de M. Beaupré.)
En J38H, Colin d'Alhicnvillo vend au duc de Lorraine les deux tiers cl au duc de Bar l'autre tiers de ce qu'il avait au quart des château, salines, fossés, fontaines, etc., a Château-Salins et au ban d'Amelécourt.
- En 1398. le duc de Bar admodie à Lièbaut du Chaslelct, Gérard de Haraucourl , Henri d'Ogéviller et Jean de Bouxières, le tiers des salines de Château-Salins, sur le pied de 1,400 florins par an.
Vers 1413, Louis, cardinal de Bar, abandonne au duc de Lorraine, son cousin, ce qu'il avait en la tierce partie de Château- Salins, ville, salines, etc., jusqu'à l'entier paiement d'une somme de 10,000 florins 10 gros qu'il devait à ce prince. (T. C. Château-Salins.)
Le 19 novembre 1473, el pendant qu'il assiégeait Nancy, le duc de Bourgogne fil prendre possession de la ville el de la saline de Château- Salins. L'une et l'autre rcnlrèrenl au pouvoir de René II, le 27 mai 1476. Jacques Wissc, qui en était gouverneur, y établit une garnison de 4G hommes, sous le capitaine Perrin Hanus, el de 20 autres sous Georges Lompàch. Il ne paraît pas que ces événements aient arrêté le travail de la saline, excepté pendant quelques jours du mois de mars 1476, parce que les Lombards étaient logés dans les villages qui desservent la saline. Le produit de celle-ci, du 17 novembre 147b' au 27 janvier 1470 (1477), fut de 10,619 livres 7 sous 4 deniers. Du 1er janvier 1481 (1482) au dernier décembre suivant, elle rapporta 16,071 livres 10 sous 11 deniers. (Noies Dupont )
Le dernier mai 1*79, René 11 assigne à Gérard
eux
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d'Avillers, son graud écuyer d'écurie, capitaine de cent lances de ses ordonnances, pour récompense de ses notables services contre les Bourguignons, 300 éens d'or de renie sur les salines de Château-Salins. (Çarl. Cogères.)
Le 9 novembre 1528, le duc Antoine acquit de Nicolas Concilier, curé de Salonne, une maison sise en la forteresse de .Château-Salins, auprès du cimetière où était la vieille chapelle. (Cart. Nancy dom.)
En 1531, un nommé Nicolas Antoine, trillcur aux salines , obtint la permission d'élever une maison cl un moulin à blé sur le pont de Château- Salins, en payant annuellement i quartes de blé. (L. P. iîiai-52.)
Dans le courant de l'année 1507, le duc Charles III fit ériger un nouveau mouliu près de cette ville. (Dom. d'Amancc.)
it Les quatre poêlons des deux grandes poêles w de la saline furent admodiés, en 1587, à Jean Butant, qui en était gouverneur, pour 5,353 francs i gros par année. (L. P. 1587.)
Tendanl les guerres de la Ligue, la ville de Châleai-Salins cul à soutenir un siège conlre les troupes messines ; elle avail pour commandant Claude de Widranges, capitaine d'une compagnie de gens de pied pour le service du duc de Lorraine ; oa a conservé la lettre qui fui adressée à ce gcniiihomme par le duc (de Bar) Henri, fils de Charles III ; elle est assez curieuse pour mériter d'èlre reproduite :
u Capitaine Widranges, si l'eunemy vous va attaquer avec son gros, après qu'aurés faict ce qu'il convient pour lui résister et que voyés qnc soyés force au bourg, ne failles de vous retirer dans le chasleau et fort de la salline, ensemble voslre compagnie et tous les bourgeois qui y vouldronl entrer. J'escrips au Gouverneur de vous v recevoir, et une soudainement il envoyé acheter de la munition de guerre à Vie, le plus qu'il pourra. Au surplus estunt retiré là, faicles le debvoir d'homme valleurcux tel que je vous liens. Je vous assure que >i vous leuc* seulement deux fois vingt quatre heures an plus je vous donneray secours, mais gard«;« que IVnneuiy n'en soit adverty affin que je !e |.ni>se >:trprandrc lors qu'il pensera le ;ncin;s. A tant capitaine Vidrangcs le créateur soit garde de vous. De Nancy ce xxj aousl 1 .■>»'). u
Il parait que, malgré sa bravoure, Claude de
Widranges ne put résister h l'ennemi, qui s'empara de la ville. Quelques jours après, dit l'Histoire de Metz, les Lorrains vinrent en faire le siège. Ils tirèrent contre celle place plus de cent vingt coups de canon qui firent brèche. Les Messins voyant qu'il ne leur venait point de secours, se rendirent à composition et sortirent bagues-sauves pour revenir à Metz. Ils rencontrèrent en chemin cenx de la ville qui venaient les secourir, mais qui étaient partis environ deux heures trop tard de la cité. Ces derniers coururent après les Lorrains et les atteignirent proche Nomeny. Ils les attaquèrent et les défirent entièrement. M. de Chamblé, leur colonel, fut fait prisonnier , leur artillerie prise, leur cavalerie mise en déroule. II n'en serait pas échappé sans Nomeny, où les Lorrains se sauvèrent.
Ce fut pendant ces guerres de la Ligue, ajoutent les auteurs que je viens de citer, que divers villages de la Lorraine, ainsi que plusieurs abbayes, telles que celle de Salivai, furent ruinés par l'un ou l'autre des partis qui tenaient soit pour le roi , soit pour les ligueurs.
Par lettres patentes du 12 janvier 1613, le dnc Henri autorise l'établissement d'un han et d'une maîtrise pour les boulangers et pâtissiers de Coteau-Salins. 11 est dit, dans ces lettres, que nnl ne pourra être admis à exercer ce métier qu'il n'en ait été reconnu capable cl n'ait fait chefd'œuvre ; tout individu qui voudra être « hanté, •» c'est-à-dire admis dans la maîtrise , paiera '20 francs, dont un tiers pour le duc et les deux antres pour l'oruemcnl et entretien de la confrérie et de l'autel de sainl Honoré, son patron. Les mailres et compagnons auront leur justice conteniieuse cl séparée sur ceux qui exerceront ledit métier, sauf que, comme d'ancienneté, le prévôt cl les gens de justice de Château-Salins u auront le taux des pains et pâtisseries, la visilattou d'iceux et la correction en cas d'abus. »i Les étraugers et forains ne pourront venir commercer et vendre leurs pâtisseries el pains dans la ville, à peine de 20 francs d'amende el de confiscation de leur marchandise. Les boulangers et pâtissiers ne pourront désormais envoyer, comme ils le font, des porte- paimiers par la ville pour fournir les hotelliers, caharellers ou autres bourgeois, à peine de conliscaiion de la marchandise el île 5 franc' d'amende ; mais ils seront tous contraints «l'étaler leurs pâtisseries et pans en telle place publique
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qui leor sera prescrite et limitée à cet effet. Le jour de la fête de leur patron, ils choisiront celui d'entre eux qoi leur conviendra, pour être maître du hao, ei ils pourront lui donner un lieutenant, un greffier et un sergent pour l'administration de leor justice. (L. P. 4615.)
£o iti27, une femme de Château-Salins, nommée Jeaooon Rcgnauld, fut brûlée dans ce lieu comme sorcière.
Oo trouve, dans les registres de la Chambre des Comptes, sous la date du 28 janvier 1633, un mandement adressé a Claude de Villaocourt, uitleur en la saline, pour traiter avec François Cbanrel, de Château-Salins, des ouvrages à faire à la grosse tour du château. La dépense s'éleva à la somme de 1 ,000 francs. Le 10 juin de la même innée, marché fut passé pour la réfection des dea\ième et troisième plates-formes de celte grosse tour.
L'année précédente, des dépenses avaient été faites pour le tirage des eaux du u puits doux w de 11 saline , la clôture de la place, la reconnaissance des canaux souterrains , l'élançonnement de ta coiffe de la grosse tour, à l'endroit de la brèche arrivée aux meurtrières d'icclle ; pour la façon de deux guérites u que le capitaine La Feuille Gl construire lorsqu'il fut entré dans la saline, au mois de février, avec cent hommes, pour y faire garde, afin de mettre à couvert les stutiaelles, Pune desquelles guérites est sur la pointe des remparts qui regarde du côté de Mulcey, et l'autre du côté de Vcrgaville. u On raccommoda aussi les piliers du pont de la saline et an petit corps de garde, u lesquels piliers avaient été ébranles au passage du canon mené devant Bouqueooni.* [Contrôleur des finances des salines.)
Il parait que la saline fut ruinée, soit en totalité, soit en partie, pendant les guerres du XVIIe siècle, car les comptes du receveur du domaine Je Nancy, pour 1669, font mention de divers voyages faits à Saint-Nicolas par les officiers comptables « pour y faire laisser par les marchands \oille«rs tous les boi3 de inaronnage destinés pour y rétablissement de la saliue de Château- Salins, w
Chàleau-Salins, de même que les autres villages des environs, souffrit beaucoup de la peste et de l'occupation des gens de guerre. On lit, dans les comptes du receveur du domaine d'Aniance, sons la date de 1632, u que la contagion ayant fait
paraître les effets de sa malignité au bourg de Cbà* teau-Salins des environ le 15 avril 1631, elle y aurait régné jusqu'au commencement d'août suivant , et s'y rallumé depuis le 12 ou 15 octobre et y continué jusques à la Saint-Nicolas 6 décembre, auquel temps les troupes du Roi y seraient survenues qui y auraient, et dans les villages voisins, loge à diverses fois et continuellement, sauf 3 ou 4 jours, jusqu'au 45 janvier 1632. Le cours de la justice avait été interrompu. »
Eu 1633, réduction fut accordée, snr le prix de leur canon, aux fermiers du détroit d'Oron et du passage de Château-Salins, u en cousidération tant de la contagion que des troupes étrangères de soldats épars dans le duché de Lorraine, n
Enfin, Claude Guilfemin rapporte, dans son Journal (1612), que, u dans un village près de Château- Salins, un pacte fut fuit entre la mère et la fille portant qu'ayant chacune un couteau en main, la première qui demeurerait sous le coup seroit mise au saloir et mangée par l'autre. Dit et fait. La mère faingnanl sa fille, la fille au contraire fit demeurer la mère, qu'elle mit au saloir. Pressé au fait par la justice, cl son procès fait, convaincue de ce crime exécrable, elle fut, sur l'avis de MM. les maître échevin et échevins du lien, exécutée par la corde, n (Lioonois, Ilisl. de Nancy.)
Le 20 août 1711, Léopold rendit une ordonnance portant établissement d'un droit de péage sur chacun char et charrette chargés de sel, sortant des villes de Dicuzc et de Chàlcau-Salios. (Edils et ord.) Des lettres patentes du 16 novembre 1720, firent de celte dernière ville le siège d'une grurie. (L. P. 1720.)
Chàleau-Salins ayant été construit sur les confins des bans de Salonnc et d'Ainclécourt, les habitants étaient paroissiens du village sur le ban duquel ils résidaient. A la suite de la peste et des gnerres qui désolèrent le pays, les curés de ces deux paroisses firent alternativement le service divin dans l'église de Chàleau-Salins, batic sur le territoire de Salonne. Cet état de choses donna lieu à des contestations fréquentes entre le curé de ce village et celui d'Amclécourt. Une sentence de l'Officialilé de Metz, du 3 décembre 16U, confirmée par des arrêts de la Cour Souveraine, maintint le curé de Salonne u en la pleine et absolue administration de l'église de Chàleau-Salins. pour y faire, de même que dn passé, les
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fonctions, devoirs et exercices dépendant de la charge pastorale, a l'exclusion de tous autres. » 11 en fut ainsi jusqu'en 1715. A cette époque, I eveque de Metz étant venu visiter cette église, les habitants lui présentèrent une requête, à la suite de laquelle le prélat rendit, le 8 mai de la même année, une sentence où il dit : u qu'il lui a paru d'une nécessité évidente d'établir un curé uniquement chargé de l'administration spirituelle des habitants dudit lieu, au nombre de 300 familles cl de plus de 800 communiants, sans partager ses soins au gouvernement d'aucun autre troupeau, qu'eu conséqueuce il désunit et distrait l'église de Château-Salins des églises paroissiales des villages d'Amelécourl et de Salouoe, érige, constitue cl établit ladite église de Château- Salins en église paroissiale cl en cure indépendante desdiles églises de Salouuc ei d'Amelécourl ; attribue à S. A. cl à ses successeurs ducs de Lorraine et de Bar, à perpétuité, le patronage et droit de nommer a ladite cure, sauf le droit d'autrui. » (E. T. et Coll. S.-G. et P.)
Le couvent des religieuses hospitalières de Saiulc-Elizabelh ou Sœurs Grises, de Château- Salins, avait été fondé, en 1478 , par Robert Morcel, de Luuéville, conseiller du duc de Lorraine el gouverneur des salines du duché, et par Ditillion Cachet, de Raon, sa femme, morts tous deux en 1491. Marthe, leur fille, fut une des premières religieuses de ce couvent, dont la cloche portait sou nom. Cette communauté était, avant les guerres du XVII8 siècle, composée de 28 sœurs qui, après avoir été d'abord de simples tilles séculières du Tiers-Ordre, sous la règle de Nicolas IV, avaient ensuite été obligées de prononcer des vœux. lies des Armoises el les Widranges, descendants des fondateurs de celte maison, eu furent les protecteurs. Une lille de celle dernière famille, Madelaiuc de Widrauges, \ pril rhabil el y mourut eu 1024, après avoir fait élever l'aulel de la confrérie du Rosaire. Barbe- Odile, femme d'Olry de Widrauges, morte eu 1017, ût don à ce couvent de 412 francs u et de belle matière pour embellir le tabernacle. « H comptait aussi, parmi ses bienfaiteurs, plusieurs princes el priucesses de la maison de Lorraine, des chanoines de l'église de Toul, culr'autrcs Claude des llazards, archidiacre de Yosge, etc. Parmi les personnages marquauts qui y avaient reçu la sépulture, l'obiluaire de la maison cite Gabriwl-
Fraoçois Dau, gentilhomme du ban de Berry, lequel trépassa en 1674 et fut inhumé dans le chœur u devant le balustrc, tout au quart, du côté du jardin, « Celte église ne semble pas avoir été fort riche en ornements ; il u'y avait que quelques reliquaires très-simples, mais elle possédait une itoage de Notre-Darae-de-Pilié, u que l'on tenait avoir fait plusieurs miracles, n
11 parait, d'après les documents auxquels j'emprunte ces détails, que Robert Morcel el sa femme furent uussi les fondateurs de l'hôpital de Château-Salins* Les armes des Cachet se voyaient sur le portail. (Religieuses de Château-Salins.)
Eu lh'58, Catherine Warrin', veuve de Jean Gerlet d'Amance , président des Comptes de Lorraine, déclare, par son testament, qu'elle élit sa sépulture « devant l'aulel de sa chapelle de la beuoîte vierge martyre sainte Catherine , construite cl siégée en la neuve chapelle de !a forteresse de Château-Salins, au côté et partie devers le châlcl, en laquelle chapelle elle a fondé trois messe par chacune semaine, n (Minimes de Serres.)
A l'extrémité de la ville, du côlé de Salonne, élail la chapelle de la Madelaine, unie à la mensc des Minimes de Serres, qui étaient chargés de son entretien et y disaient la messo une fois par semaine. 11 leur fui permis , dans la suite, de la faire desservir par Se curé de Morville. (E. T.) Celle chapelle avait été fondée, de même qae celle de Sainte-Catherine, par Catherine Warrin, vers 1527.
On a établi , dans les anciens bâtiments de la saline , une verrerie, dont les produits sont asset estimés. 11 y a eu aussi , pendant quelque temps, une faïencerie.
M. J.-B. Fouin Dufays, membre du conseil général de la Mcurlhe et ancien sous-préfet de Chàlcau-Salins, a, par acte du 9 août 1842, douné à celte ville une inscription de 430 francs du rente sur l'Etal, à la condition, culr'autrcs, d'accumuler une partie dus arrérages de celle renie, de manière à eu ameoer le capital productif à 9 millions de francs, donnant un revenu annuel de 270,000 francs, ce qui doil arriver en l'année 21 1G. La renie ayant acquis celle importance, recevra alors diverses destinations de bienfaisance.
Château-Salins a été érigé eu église paroissiale eu 1802.
Patron, saint Jean-Baptiste.
CBATEAU-VOTJÉ. Ce village esl appelé
Aridum Castntm dans un litre en latin, de 1406, que j'ai rapporté à l'article Bvrangc ; il est désigné, en langue allemande, sous le nom de Durkastel.
Des 1333, l'evèque de Metz avait promis au line Raoul de ne poiul se dessaisir de la terre de (iuermange, ni de ce ijue Guillaume de Torchcviller tenait de lui h Chtitcl Yoihy, jusqu'à ce <jue ce seigueur eût fait une entière satisfaction à Rao.ll. H. M.)
Le château et le village de Château- Voué furtut possédés, eu tout ou eu partie, depuis le commencement du XV* jusque vers la lin du Wll" siècle, par des seigneurs qui en faisaient reprise des ducs de Lorraine ; tels sont : Jean de Paffenhoffeu (4404) ; Henri Haulze de Dieveiich ; 1 4io) ; Henri de Helmstadt, îils du précédai (I4S0) ; Frédéric de Sleinkallenfels, comme inteur Jes enfants de Jean de Hunolstein (I580j; (i,.i;iamne de Hunolstein (IGOO cl 1GG3). (T. C. Kttsch, etc.) En 1613, Anne-Marie de Hunolstein luyjnt pas fait foi et hommage pour la seigneurie de Durkastel ou Château- Vouel , le duc rit saisir celle seigneurie et la retint jusqu'à ce que uUc formalité eùl été remplie. tT. C. Dieuze 2.)
Oa lit dans un Extrait du Livre de l'archiprélré de Morhauge : w Au troisième au, les ùU mariés à Chàleauvoué (Cas tris) sont obliges ru toute la paroisse donner un sexlier d'avoine, tu |>oulol el un denier, excepté ceux qui sont vous le seigneur corn le, de qui les mariés doivent trois deniers. «
Par uu mandement donné à Paris, le 29 mars 1720, M. du Camtiout de Coislin, évéque de Metz, ordonna que la nef et la tour de l'église de Cliiteau-Voué, qui menaçaient ruine, seraicut déduites, et que Ton construirait une nouvelle tour "■1 uoe nouvelle nef plus grande que la précédante, devenue insuffisante pour le nombre des paroissieos. Celte reconstruction cul lieu en 1721. :.\bb. de Vergaville.)
Château- Voué a été érigé eu succursale en 1N02, î\tc Dedeling pour annexe ; Sotzeling lui fut en- ••nre annexe en 1807.
Pjlron, sainl Marlin.
CHATILLOX. Le château de Chalillon, qui a donne naissance au hameau de ce nom, dépendant aujourd'hui de Val-de-Bou-Mouticr, dont il uail aneienneincut le chef-lieu seigneurial, avait «rte eonslruit par les comtes de Blàmont, sur un
terrain appartenant aux évèques de Metz, n charge de reprise près de ces derniers. Le plus ancien litre qui concerue celle localité, est de 1323 : le 4 mars de celte année, Henri Dauphin, évéque de Metz, recul les foi el hommage de Henri de Blàmont pour le château de Chat Mon sur la Yesauze ; il lui céda, sa vie durant, la vouerie de Vie, moyennant 30J livres de petits tournois, et promit de s'en rapporter à son jugement dans tout ce qu'il aurait à démêler avec le duc de Lorrains.
CUATRY(lc). Le Chatry, qui n'est plus aujourd'hui qu'un tertre artificiel, situé sur la rive gauche de la Seitle, entre Moyenvic el Vie, parait avoir été occupé par des salines, à l'époque galloromaiue , el avoir servi ensuite d'emplacement à uu château qui appartenait à la comtesse Mathilde de Hotnbourg. Telle est, du moins, l'opinion émise par M. l'abbé Klein, dans le mémoire que j'ai cité au commencement de l'article Chà- (eau-Salins. Ce savant antiquaire appuie son opinion sur la découverte de briques romaines el sur l'cxisleucc, dans ce lieu, du briquelage de la Seille. Près du Chalryr, dit-il, sont deux puits, dont l'eau salée, du moins celle du plus rapproché, porte 14 degrés à sa surface. L'un d'eux offre encore quelques restes des travaux exécutés pour son exploitation. Suivant M. Ricin, le châleau qui s'éleviiil à cet endroil, ne ftit pas construit, mais seulement réparé, au XIIIe' siècle, par l'évéque Gérard de Belanges, qui y Huit ses jours le 30 juin I30-».
CHAl'DEXEY. Il est fait mention de ee village sous le nom de Cadcniacum, dans la confirmation des biens de l'abbaye de Saiul-Epvrc de Toul, par Charles-le-Chaiivc, en 870. (H. T.) H est appelé Caldeniacum dans une lettre de Pibon (1105), évéque de Toul, en faveur de l'église Saiut'Ccngoull de la même ville ; il y est dit qu'un chanoine de cette église, nommé Renaud, lui avait donné un moulin sur la Muselle, près de Cliaudeney [supra Mosetlam jitrta Caldeniacum molcndinum unum cuiu sesso et vinea).
La collalion de la cure de Cluudeney appartenait au trésorier de la cathédrale de Toul. L'église fui reconstruite en 17t>5. Vers celte époque, le village renfermait 40 feux.
Cliaudeney a élé érigé en succursale en 1802.
Patronne, sainte Valburge.
CIIALTI'OL'U , censés sur les territoires de La Chapelle el de Ut hainviller.
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CHAUMIÈRE (la), écart de Vandœuvre.
CHAUMONT. Une localité de ce oom, qoi fut sans doute complètement détruite pendant les guerres, existait autrefois non loin des villages d'Eiuvnux, Froville et Bremoncoujrl. J'ai déjà cité, en parlant de celte dernière commune, nn litre de 1299, où il est parlé de l'étang situé sous la ville de Chaumont. La dime de ce lieu et le patronage du sa cure avaient été donnés à l'abbaye de Belchamp par Mathieu de Chaumont, écuycr ; celle donation fut confirmée, en 1168, par Pierre de Brixey, évèque de Toul. (Abb. de Belchamp.) En 1238, Roger de Marcey, aussi évèque de Toul , confirme ce que l'abbaye de Beaupré possédait dans l'alleu de Brai, de Rozelieures et de Chaumont. (Abb. de Beaupré.) Il résulte d'une enquête faite le 24 avril 1824, que l'église de Chaumont était la mère-église d'Einvaux, et celte dernière seulement son annexe. (Abb. de Belchamp.)
CIIAURUPT ou Chohu. La carte de l'étal-major indique un moulin de ce nom entre Mangonville et Roville.
Uoc lettre du 6 décembre 1515, porte qu'un nommé Anlhcnne, demeurant a Roville, a vendu a Claude Trulle, demeurant à liouzelleur (Rozelieurcs), un douzième du moulin de Chaulrux. Claude Trulle ou Trullel revendit ce douzième, en 1523, à Jean Braox, de Roville, qui le revendit, la même année, avec le bàlimeut et les dépendances, à Renée de Paffenhofîeo, abbesse de Bouxières. Le 11 janvier 1549, celte dame révoque, casse et annule loules les donations, cessions, transports qu'elle pourrait avoir faits d'un moulin situé sur un rux appelé le rux de Chaulrux, sur la rivière de Muselle, au ban de Mangonville, cl eu faii douaiion a Anne de Jussy, sa nièce. (Abb. de Bouxières.)
CHAVIGNY. Un uomroé Vaulhier de Chavigny (Waltcrus de Chevaini) figure comme témoin dans une charte de l'an 1179, par laquelle Gérard, comte de Vaudémont, donne à l'abbaye de Clairlicu ce qui lui appartenait dans le ban de Chaligny.
En 1329, Henri, comte de Vaudémont, déclare que Simonin de Chaveyncy , fils de Willaume,
blé qu'il a assignés sur son gney. (Abb. de Clairlieu.)
Le 7 janvier 4736, les habitants de Chavm obtinrent l'ascensement du pressoir et des drv; de banalité des vignes situées au ban de ce vi tage, moyennant une redevance annuelle de j francs. (T. C. Chaligny.)
Uue sentence de ('officiai ilé de Toul, do ! juin 1690, accorda, sur leur demande, aux hiLi lanls de Chavigny, un vicaire résident, a dur.par eux de lui fournir un logement. L'église f complètement rebâtie en 1771.
En 1661, ce village, qui avait été dépeuple p* les guerres, ne renfermait que 5 ménages : comptait 20 habitants en 1708; en 1768, il avait environ 76 feux. (E. T. et P.)
On lit dans la Déclaration fournie, en 17,"* par les habitants de ce village : m La commouaui possède un canton de bois râpai Ile appelé 1 Champelle et Fou de Chaslcl, dit les Hayes, corlenanl 430 arpents, lequel ils tiennent a litre «i cens, moyennant 27 francs qu'ils paient annttti leraenl au domaine, conformément à l'arrêt à Conseil, du 8 mai 1710, au lien et place de : pinles de cire pesant 9 livres, portées par le contrat d'ascensemenl du 9 janvier 1433, à eux pasv par Thibaut de Neufcbàlel, pour lors seigneur dt Chavigny. n
Chavigny, qui dépendait autrefois de Neu»07- Maisons, a été érigé en succursale le 30 janvier Patron, sainl Biaise.
CHAZELLES. Le jour de la Saint-Denis Thibaut de Blaraonl fait ses reprises de la régent' Marie de Blois pour Gogney, Chazelles, Hulliiville, voucrie de Domèvre, Bon-Moulier, Verd*nal, Igncy, le bois dessus Ibigny, le moulin oeti entre Blânioot et Barbezieux, etc. (T. C. mont.)
Plusieurs autres titres du XIVe siècle, dont m a été rapporté à l'article Amenontourt, parlât également de ce village, mais ils n'offrent aorc: intérêt.
Le 6 décembre 1565, Christine de DannurJ. duchesse douairière de Lorraine, donne à Poœ^< Gallo, gentilhomme de sa maison et capitaine •le seigneur d'Ormes, chevalier, a donné aux reli- I Neufcbàtcau, 100 francs de rente annuelle sur <rc
domaine de Cnev,
gieux de Clairlieu, pour faire son anniversaire cl celui de ses prédécesseurs en l'église du couveut, dans laquelle il a éln sa sépulture, 3 resaux de
qu'elle avait acquis à Cbazclics. (T. C. NeufcLileau.)
Les habitants de ce village étaient soumis act
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mêmes tailles, redevances el corvées, que ceux «l'Anienoneourl.
En 1807, Cbazellcs avait élé érigé en succursale, «yaot pour annexes Gondrexon et Reillon ; ce titre fut supprimé par décret du 20 novembre 1 SIC ; Cbazelles fut réuni à Saint-Marlin, Gondrexon à Amenoncourt, et Reillon a Blémerey. Il a dé de nouveau érigé en succursale, le 7 août 1^7, «ver Reilloo pour annexe.
Patronne, sainte Madelaine.
CHAZOT, censé sur le territoire de Toul. CHENEVIÊRES. On lit, dans la conGrmation d« biens de l'abbaye de Bouxièrcs, par l'empereur Othon, en 9b5, qu'un nommé Siricus el son •'■panse avaient donné à celte abbaje la moitié de U cure et de l'alleu qu'ils avaient au lieu de Chewières [in loco qui dicitur Canavcriœ). (H. L.l Au XII* siècle, l'abbaye do Beaupré possédait, au ban de Chêne vières {in ban no de Che~ nevein*, Chaneveires, Chenavercs, Chcnaverc), quelque* propriétés qui lui avaient été abandonnées par les chanoines de Saint-Paul de Metz ; c'est ce qui est rappelé dans plusieurs chartes d'Etienne, évéque de Metz (1130}, cl d'Henri de Lorraine, étéque de Toul (H30-1 187), qui font partie des titres de l'abbaye de Beaupré.
Le duc Ferry ayant donné a neori, sire de Blà- Tiwni, les terres de Magnières, Saint-Picrremont, Sainl-Clément, Marlincroix, Laronxe cl Chênevières, ce seigneur les laissa, à litre de fief, à Simon el a Agnès de Parroye, qui en firent leurs reprises de lui en 1309. (T. C. Deneuvre.)
Le 4 mai 1542, le duc Antoine engagea à Nicolas de Luxembourg, sieur de Fléville, les villes, buts, finages et confinages de Saint-Clément, Laronxe el Chenevières, avec tous les cens, droilores et revenus, tels que les avaient possédés Ferry el Olry de Blâmont, sauf el réservé la sourerainelè, le Def et service, moyennant 4,000 fr., monnaie de Lorraine. (Cart. Nancy domniue.) En 1768, ce village renfermait «>0 feux. Qieoevières a été érigé en succursale en 1802. Patron, l'Assomption de la Sainle-Vierge. CHÉNEZIÈRES. Celle ferme, qui dépend de Rtbérey, esl appelée Chennesey dans le Pouillé de 1768, qui la qualifie de censc-fief.
CBEN1C0URT. Ce village qui, de môme qu'Abancourt, faisait partie de la vouerie de Nomeny, et rappelé dans presque tous les titres qui con- , celle localité ; il passa, comme elle, cnlre
les mains des différents seigneurs donl j'ai donné les noms (voir Abaucourt). Il n'y a que deux documents qui le concernent d'une manière spéciale : le premier est un acte du mois d'avril 1318, par lequel Louis el Jean de Jeaodelincourl reprennent chacun pour moitié, du duc de Lorraine, ce qu'ils ont à Chcnicourtel Jeaudeliucourl, pour quoi ils sont hommes du duc, après l'évèque de Metz, el lui doivent annuellement six semaines de garde à Amance (Cart. Fiefs de Nancy et Vosges) ; le second est un ascensement passé, le 1 1 février 1778, au profit de Marc-Antoine de Mahuet, chambellan du duc Léopold, des haute, moyenne et basse justice, droits utiles et honorifiques, rentes et revenus de Chcnicourt, moyennant un cens annuel de 800 francs. (T. C. Nomeny 3.)
Tout laboureur de ce village, faisant charrue entière, devait, chaque année, à la Sainl-Marlin d'hiver, 3 quartes d'avoine el 6 de blé ; ceux qui ne faisaient que demi-charrue, seulement moitié. Les habitants devaient, pour la gabelle du vin, 6 gros par chaque virlis ou queue vendue en détail. Il leur était défendu d'en vendre de celle manière, depuis le samedi de Quasimodo à midi, jusqu'au samedi de la Pentecôte, à pareille heure, excepté le fermier du droit de ban-vin. Les manouvriers devaient par an une rente de 2 gros cl 3 poules, et la veuve moitié. (Dom. de Nomeny.)
Chenicourt fut, comme presque toutes les localités du marquisat de Nomeny, ruiné et dépeuplé pendant les guerres du XVIIe siècle. Voici les détails qu'on trouve, à ce sujet, dans les comptes du receveur du domaine de celle ville :
u Le comptable ne fait recette (163ÎP, des deniers assignés sur manoirs et héritages sis au ban de Chenicourt el dus pour l'an de ce compte et subséquent, à raison des guerres régnantes qui onl déserté et ruiné particulièrement ledit village. I! n'a rien reçu du fermier des menues dîmes et gabelle à cause de son décès arrivé cl perle par lui faite auparavant par les troupes suédoises qui y étaient logées.
n Le maire dudit village ayanl été tué l'an de ce compte par les Suédois, et la plupart des habitants morts, n'a élé délivré au comptable rolle des nouveaux entrants ni des manouvriers, partant n'en fait aucun élat, attendu que ledil village est ruiné. »
u Le comptable remontre (1636) que les geus,
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