‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 117 sur 292 · COR , - 248 - COU · texte numérisé non relu

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Grand-Bois et un autre joignant appelé le bois Frcmy ; ils n'en tirent d'autre avantage que pour y envoyer leurs troupeaux et pour y couper partie du maraage a leurs bàtimeuls ; ils jouissent aussi de la grasse pâture lorsqu'il y en a. Un petit bois d'environ 4, arpents au milieu des terres, très-peu peuplé d'arbres, n'en tirant aucun profit que pour le pâturage. Plus, différents paquis abandonnés aux mameuvres. »>

Conthil a été érigé eu succursale en 1802, avec Zarbeling pour annexe. Ce village en a été delaclié et on lui a annexé, eu 1807, celui de Lidrequin.

Patron, saint Alexis.

CORRUPT. En 1290, Laurent, évèque de Metz, donne au couvent de Salivai la maison de Corrupt [conduclum de Corup). Le 9 juin 1326, Thiébaut, bourgeois de Vie, vend h celle abbaye un pré sis à Corup ; cl le 3 août 1381, celle-ci achète du maire Claudon de Juvrecourl un pré sis au ban de Saint-Martin, près le moulin de Corrupt. Ainsi que je l'ai dit à l'article Château- Salins, il est question du ruisseau de ce nom dans le testament de la comtesse Malhilde en 1 J 95.

COURBESSAUX. Par lettres datées de l'an 1296, le duc Ferry déclare que, pardevanl lui, Reuaul d'Alhienvillc, écuyer, a reconnu devoir à SimoniQ de Dumelevières sept vingt livres de petits tournois et 10 livres de loulois, pour quoi il lui a engagé le liers des bans d'Hoévillc et Courbessault. Le jour des Innocents 1298, le même Renant vend au même Simonin ce qu'il avait a Courbessaux et Doéville, excepté la forteresse hors des bois d'Hoévillc, dite Baranwcare. (T. C. Atnancc.)

Le 26 juin 1562, Nicolas des Fours, seigneur de Semibezange, donne son dénombrement pour tout ce qu'il a a llincourl, Hoévillc et Courbessaux. (Cart. Fiefs de Nancy et Vosges.)

Le 16 juin 1022, le duc Henri cède à Antoine de Gastinois, seigneur de Drouville, commandant deux compagnies de ses chevau-légers, ce qu'il avait ez haute, moyenne et basse justice de Courbessaux, contre le lî>c ez seigneurie vouerie el haute justice de Maixe el dépendances. (T. C. Eiuville.)

Le i décembre 166.1, Gaspard de Mercy fail ses reprises, tant en son nom qu'en celui de la dame de Galinois, sa mère, pour les seigneuries de Drouville et Courbessaux. (Cart. Reprises.)

En 1631, la peste avait régné, dans ce dernier village, l'espace de trois mois.

Une pièce portant la date du 22 janvier 1S9J, cl intitulée : « Adverlissemcnl du receveur pi graver d'Amance, touchant la nature du village de Courbesault, n contient les passages suivants :

m Les habitants dudit Courbesault n'onl accusluraé payer plusieurs renies et redebvanccs qoe ceulx de la mairie de Remereville, savoir : Remereville, Erbeviler et Velaine payent, comme par chacun an au terme de la fesle Nostre Dame en septembre, tous el chacun lesdits desdits trois vilaiges sont tenus conter et donner déclaration de tous cl chacun leurs bcstianlx, comme elievaulx, bcsies rouges el aultres, cl paier, savoir : pour le cheval de cheruc, iiij ymalz bled el au!tant avenue, les botes aualx (héles anniaillcs, bètes à cornes) chacune deux deniers ... ^ » Ont accoutumé lesdits de Courbesanlt user d'ung droit que l'on tpelle tourner la'thuillc, et moicnnanl 2 sols 6 deniers, se peuvent rendre subjecl soubz les sieurs d'Oheville el y demeurer, ou bien cont retourner la thuille el se remettre sous les deux princes (probablement le duc de Lorraine el révoque de Metz, lesquels par uo traité fail en 128î>, étaient convenus que la forteresse de Courbessaux resterait en commun eoire eux).

— « Oultie, Ihors qu'il arive quelque nouveau marié audit Courbesault, sy le sergent d'Olievillf, vicnl le premier luy mcclre la verge sur IVp>lie (l'épaule), il est snbjecl audit sieur d'Oheville : sy celui de Remereville vient le premier, il ot subjecl des princes, neantmoins pcull tourner la thuille pour l'ung cl pour l'aullre, ce que lesdits de Remereville, Velaine el Erbeviller ue peuvent faire.

n Lesdits de Courbesault ont tousjours diffère d'obéir au commendement d'ung maîeur de Remereville, y ayant audit lieu ung sergent, lequel fait la levée des deniers des aydes gencrauls, donne la déclaration des couduietz dudil Courbesault el ttsmonguage nécessaire et porte les deniers des aydes « ordinaires ex extraordinaires sau* que le maieur de Remereville en ail congooissance.... n (T. C. Amauce )

En 1712, M. de Mahuel était seigneur hant, moyen et bas justicier à Courbessaux.

Ce village avait été annexé a Réméréville en 17l>8, avec un vicaire résident. Il fut érigé en

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taccuttle en 1802, pois annexé de nouveau à Remaille en 1807.

Palroo, fExallalion de la saiote Croix.

COCRCELLES. Il y avait, près du prieuré de Saloaoes, hoc locatilé du nom de Courcelles, qui fui détroile on ne sait h quelle époque. 11 en est hit mention dans une donation de Charles-le- Simple a ce prieuré, le 25 juillet 896: .... et jnxta super memoralum monasterium , in xilla Curcellis nuncupata, mansos »)'... >

An mois d'avril 1503, un nommé Auberlin Xaivins, de Vie, vend a l'abbaye de Saint-Mihiel h part qu'il avait au moulin de Courcelles, situé sor la rivière de Salonnes, entre le pont d'Ameleeoart et le moulin de Scraincourt, avec le jardin devant, plus les chapons qu'il possédait, Uni par succession paternelle, que par suite de l'acquisition qu'il en avait faite sur l'hôpital de Vie. Au mois de décembre 1304, le chapitre de Vie cède a la même abbaye la quatrième partie de son moulin de Courcelles et appartenances, sauf les ccdj que l'église Saint-Martin à la Glaodière y prend. (Col. St-G. et P.)

Il est probable que c'est de celte même localité qu'il est fait mention dans la confirmation, par le pape Pascal H, des privilèges de l'abbaye de Saint-Mihiel (1106), et non du village de Courcelles dont il va être parlé.

COURCELLES. Le 13 mars 1397/ Jeannette de Pulligny, dame de Germiny, reprend de Ferry de Lorraine, comte de Vaudémont, ce qu'elle a en hommage de lui h Courcelles, Fresnes, Saiol- Firmio, Véxclise, Fécocourt, etc.

Le 20 novembre 1494, Perrin de Haraucourl, seigneur de Germiny, fait foi et hommage au duc René II pour ce qu'il tient en fief de lui, à cause iiu comté de Vaudémont, à Vandelcville, Courcelles, Fraisncs, uo gagnage à Houdreville, elc. (Cari. Yaademout fiefs.)

Jean-Philippe de Cardon de Vidampierrc, fait ses reprises, le 25 septembre 1663, pour les seigneuries de Vandeléville et Fécocourt et moitié de celle de Courcelles. (Inv. des cari., reprises.) Enfin, le 16 novembre 1669,"'Nicolas"*Roosselol d'Hédival adresse une requête à la Chambre des Comptes, à l'effet d'obtenir l'entérinement des lettres patentes du duc Léopold, portant adjudication à son proOt de la moitié de la terre cl seiprnrie de Conrcclles. (T. C. Vaudémont additifs.)

On lit dans l'Etat du temporel des paroisses (1709) : h II y a, dans l'église paroissiale de Courcelles, une chapelle sous l'invocation de Notre-Dame, fondée par Gérard Jendel, de Blémerey, vers le commencement du XVIe siècle (le Pouillé de 1768 dit par Nicolas Mathieu, prêtre, en 1547). — La chapelle de la Sainte-Trinité érigée à l'autel Notre-Dame, en 1507 ou 1509, par Nicolas Calloué, curé du lieu. — La chapelle de Nolre-Dame-de-Piiié, que l'on croit être celle dite de Notre-Dame du lief de Sorbcy. Il y a, dans celte chapelle, une epilaphe portant qu'elle a été fondée, en 1589, par Jean Leclerc et Catherine, sa femme.

n II y a, an boni du cimetière, une chapelle sous l'invocalion de sainte Catherine, bâtie, suivant la tradition, par un enfant du lieu. Elle a été unie et annexée a la collégiale de Vaudémont. n

Courcelles a été érigé en succursale en 1802.

Patron, saint Nicolas.

COUR-EN-IIAYE (la). C'était une seigneurie assez importante, située au village de Jezninville ; elle appartenait, en 1556, a^Accaisc des^Armoises, qui en donna son dénombrement au duc de Lorraine le 17 octobre de celle année. En 1581, Jean Mauljean, échevin de Ponl-à-MoUsson, acquit de Jacques de Condé et de Claudine Paradis, sa femme, les deux tiers ez lerre cl seigneurie de ta Cour-en-llayc cl dépendances, dont il possédait déjà une portion en 1578. On trouve encore des actes de reprises de tout ou partie de, celle seigneurie, par Didier Nicolas (t?»99); Claude de Fresneau, dame de Pierrcfort, veuve de Jean de Leuoncourt (1612). (T. C. Pout fiefs.) Enfin, par lettres patentes du 9 janvier 1625, Charles IV confirma l'acquisition faite par Bernard de Sainlignon des portions de seigneuries de Villers-en-Haye, Rogéville, la Cour-cn-Hayc et Jczaiuville, à lui vendues par Nicolas de Bancour!. (L. P. 1625.)

COUR-SAUVAGE. Ce nom est celui d'une seigneurie qui existait à Lunéville. Suivant l'auteur de l'histoire de celte ville (M. Marchai), la Cour-Sauvage sert aujourd'hui d'emplacement à la cure. Il existe, ajoulc-l-il, un acte de reprise de celte maison-fief, daté de 1664.

Le dernier décembre 1619, François Malclerc obtint au Conseil un arrêt qui le déclare, lui et son berger résidant en la Cour-Saiivngc, francs et exempls du droit d'entrée prétendu par les gou-

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verueurs, habitants el communauté de Lnnévillc, et de toutes tailles et prestations desquelles les résidants ez maisons de Gefs sont exempts, en satisfaisant néanmoins, par ledit Malcierc, à tous frais communs, débits de ville, réfections de ponts, etc. Il est dit, par le va de cet arrêt, que le sieur Malclerc a produit des reprises par lui faites, le limai 1013, et « certain extrait d'un titre de renonciation faite à certaine association de monseigneur le duc Ferry et Burnicques, de l'année 1515. n (Notes Dupont.)

COURT-DOUAIRE. Ou trouve, dans le recueil des lettres patentes, sous la date du 13 janvier 1626, un acte de reprise de François Clopslain, prévôt de Marsal, pour la métairie du Haut et Court- Douaire, u le tout situé tant dedans ledit Marsal qu'ez ban et finale de ladite ville, n

COURTEGAIN. Cette ferme, qui dépend de Saint-Quirin, parait avoir été autrefois un village dont la destruction rcmoulcrait à une époque éloignée, puisqu'il en est seulement fait mention dans des titres du X1U" siècle, dont l'intitulé se trouve dans uu inventaire des papiers de l'abbaye de llaiile-Scillc. Voici ce qu'on y lit : « Yillers (Wilre) ou Courleyain. — 1205. Accord sur les dîmes par Bcriramius, éveque de Metz, qui déclare que les religieux de Haute— Scille ayant acheté une terre inculte dans le conGn de Wilre, du diocèse de Metz, et s'élant élevé une difficulté au sujet de la dime dont les religieux prétendaient que celle terre était exempte, il veut que tant qu'ils la cultiveront, elle n'y soil point sujette, mais que si un laboureur séculier la cultive, qu'on peut alors l'exiger. — 1205. Donation du droit de patronage de l'église de Wilre, avec toutes ses appartenances et dépendances, à l'abbaye de Haule-Seille, par Bouchard , éveque de Metz, après la mort du curé ou sa résignation, à charge de commettre un vicaire à qui, outre le casoel, il sera donné, pour portion congrue, 20 resaux de blé et autant de seigle ou d*avoine. — 1206. Union de la cure de l'église de Wilre, proche Saint-Quirin, à l'abbaye de Haute-Seillc, par Bouchard, évèqtie de Metz.

COUTANCES, ermitage existant autrefois sur le ban de Selaiocourt.

COUTURES. Eu 1346, Jean de Lcssc, écuyer, el Jeanne, sa femme, cèdent an duc Raoul une place au ban de Coutures, où J'évêque Adémarc a fait bâtir une maison et construire des fossés a

l'cnloor, et le duc leur donne, en échange, cent soudées de terre à tournois à prendre chaque innée sur les tailles de Salins. (T. C. Chàtcaa-Sal et Marsal.)

Le 25 décembre 1517, Barbe de Wintrangf, fille de Claude Denizot, vivant prévôt de Château- Salins, vend à Gérard Perrin, lieutenant aux sa* lincs de celle ville, ce qu'elle possédait au bau ik Coulures. (T. C. Châteao-Salins.)

L'abbé de Longcvillc la Glandicre jouissait, oa ne sait depuis quelle époque ni en vertu de quels litres, de certains droits seigneuriaux au village de Coutures. Ces droits furent solennellement reconnus par Charles III, dans des lettres patentes datées du 15 juillet 1578. Ce prince y déclara que l'abbé a droit de nommer le maire et les gens de justice, lesquels connaîtront de tontes actions civiles, réelles, personnelles, d'injures cl de délits ; que, quant aux criminels el méritant punition de mort civile ou naturelle, lesdits majeur et gens de justice pourront appréhender les malfaiteurs et les retenir, si bon leur semble, l'espace de 24 heures, et ieelles expirées, seront tenus ! mener a Amance et les remettre entre les mains du prévôt de celle ville, pour leur être fait leur procès jusqu'à sentence et exécution d'icelle io clusivemenl ; que l'abbé perçoit les amendes provenant de gagères ou d'actions d'injures, les con fiscalions provenant des matières dont la connais sance appartenait aux maire et gens de justice mais que celles provenant des affaires jugées par le prévôt d'Amance, appartiennent an duc, â l'exclusion de Ions autres. (L. P. 1578.)

Par un acte passé le 20 octobre 1587, entre le duc Charles III et les religieux de l'abbaye de Loogeville ou de Saint-Martin la Glandière, le duc emporle le village de Coulures- les Chàlean- Salins, et les religieux celui de Dnrchdalbem (un Duresdalle) les-Longeville. (Cart. Nancy doro.)

Deox femmes de Coutures, la veuve Jeannon Poirel, et Claudolle, veuve de Jean Madan furent exécutées comme sorcières, la première e 1582, et la seconde en 1612.

Coutures était anciennement une paroisse mais ce village ayant été rniné par les guerres c ne possédant plus que peu d'habitants, il fut nn à Amclécourt en 1647.

Aon. d'Amelécourt. — Patron , saint Aubin

COUVAY. On lit dans la Chroniqnede Moyen moutier, sous la dalc de 1076, qu'un nomm

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