‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 118 sur 292 · CRA · texte numérisé non relu

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Thioelin, de Monligny, donna à celle abbaye lonl son ailes à Cou ta y (apud Scovar/ium) et à Blàmon l (jnriter et apud Albam). (II. L.)

Oo lit dans l'Eut du temporel des paroisses (1710) : « Couvay est divisé en deux parties, sé-

parées par od ruisseau. Les habitations qui sont id coaehanl de ce ruisseau appartiennent à S. A. R., qui y exerce toute justice haute, moyenne et lu>»e ; — l'autre partie appartient à la maison de Salai, à eilre de principauté, et se nomme Josain. la sujet d'une domination peut aller dans l'autre ; i!»r» » famille et ses biens passent sous la juridiction de la seigneurie où il entre. Le patronage île la cure appartient conjointement à S. A. R. et à Mgr le prince de Salm. m

Chaque ménage de Couvay devait une rente sppelée le feu, laquelle était de 3 gelines ; les tente oa veuves n'en payaient que moitié.

Cae nommée Dédie, de Couvay, fut exécutée fvmme sorcière en 1599.

Cefaameau fait aujourd'hui partie de la commune r{ de la paroisse d'AncerviUer.

CRAINCOURT. En 1121, Etienne, évéque de Metz, eu confirmant les biens de l'abbaye de Longeville, déclare qu'elle possède le reveftu de l'église de Craincourt (cccte$iœ de Crincurt), la iroèicnie partie de la dime des village d'Alnet (de Alnet), de Vacroncourt ( Wacruncurt), de Longeville cl de Doncourl. (IL L.) Le uom de ces denx dernières localités est encore aujourd'hui bien coodu dans le pays ; elles furent ruinées au XVIIe siècle ; quant aux deux autres villages qui sont mentionnés avec elles , il est probable qu'ils furent ruinés à une époque bien antérieure, car aucun litre n'en parle.

On a des dénombrements de la terre de Craincourt, donnés par Baithautrd et Georges de Craincourt (1480); Pilippe de Craincourt (1536); Perrin de uarraucourt, seigneur de Cliamblcy, à eawe H'Eve deîucy, sa femme (1568) ; Nicolas d'Eioville, seigneur de Gnéblanges (1581) ; Nicole de Grcischc, seigneur de Biffontaine, à cause de Marie d'Einville, sa femme (1590) ; Jean et Claude de Greisehe (162a); Jean de Greiscbe ;1€63). Ces deux derniers font reprise pour une * certaine maison franche el seigneuriale, colombier et autres héritages, n (T. C. Nomeny, Pont fiefs, etc.)

Le 7 décembre 1622, François de Savigny, Urun de Viangcs, avait vendu à Dominique Vi-

gneron el Anne Vincent, sa femme, l'étang d'Envie, sis ez bans de Craincourt et Longeville, avec une petite métairie sise a Raucourt. (T. C. Pont fiefs, 4.)

Les comptes du domaine de Nomeny renferment différentes mentions qui attestent les ravages exercés à Craincourt, au XVIIe siècle, par les troupes ennemies ; il y est dit, sous la date de 1656, que beaucoup de pièces de terre sont restées en friche et sans culture depuis que les Suédois sont arrivés en ce pays, u Le comptable ne fait recette des droitures ducs par les laboureurs, d'autant qu'il n'a rien pu recevoir, attendu l'état déplorable auquel est réduit ledit village, désert et inhabitable, n En 1657, il était u entièrement désert et abandonné, w

Craincourt a été érigé en succursale en 1802, avec Aulnois pour annexe.

Patron, saint Martin.

CRANTENOY. Piboo, qui fut évêque de Toul de 1070 à 1 107, donna au prieuré de Flavigny trois autels dans la ville de Flavigny, un autre a Cranlenoy (apud Crantcnau) et un troisième à Crévéchamp {apud Crepatum campum). (Bénédictins de Flavigny.)

Bcrtbe, dame d'Ormes, sœur du duc Mathieu, déclare, dans l'acte de donation du moulin de Faloart, faite par elle à l'abbaye de Clairlieu, eu 1240, que les hommes de Cranlenoy pourront moudre leurs grains au moulin de ce lieu ; mais que, s'il n'y en avait pas, ils seraient tenus d'aller à ceux de Ville-sur-Madon et de Faloarl. (II. L.)

Tels sont les seuls documents anciens que j'ai découverts sur Cranlenoy ; ce village fut dépeuplé pendant les guerres du XVIIe siècle, au point qu'eu 1661 il n'y restait que deux ménages. En 1709, il n'y avait encore qu'environ 14 habitants.

On lii dans la Déclaration fournie, en 1758, par les habitants de Cranlenoy : u La communauté jouil de temps immémorial et sans litre, de 26 arpents 8 dominées de bois taillis rapaille, à charge par elle de payer un cens annuel de 2 resaux d'avoine ras au prieur de Flavigny ; de 503 jours de pùquis servaot de vaine pâture a ses troupeaux.

t* Chaque habitant doit annuellement à M. le prince de Craon, scigueur haut justicier, 5 poules à la Saint-Martin d'hiver, et les veuves moitié. Chaque laboureur doit aussi annuellement audit seigueur i franco, chaque mauumvrc 3 francs 6>

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gros cl les veuves moitié. Chaque laboureur doit encore cinq jours de charrue à la corvée par an. Chaque habitant, laboureurs et manœuvYes, doit .aussi quatre journées de corvées, une personuc de chaque ménage, les veuves moitié. Chaque habitant doit aussi annuellement un bichet d'avoine affecté sur le paquis lieudil Drefontnine. »

Le patronage de la cure appartenait au prieuré de Flavigny. II y aroil, dans l'église, les chapelles de la Sainte-Trinité, de Saint-Nicolas et de Saiul- Sébastien, dont on n'indique pas les fondateurs.

Crantenoy a été érigé en succursale en 4802, avec Lancuvcvillc pour annexe ; ce village en a été détaché en 1807.

Patronne, sainte Mcnnc.

CKAYÈRE (la). Cette ferme, qui dépend de Rosières-aux-Salines, existait déjà au XVIIe siècle ; le 25 février 1625, Claude Geunetairc, maître des monnaies de Nancy, fait ses reprises pour Saint-Germain, Monzey, tes roueries de Rosières, les Rayeux et la Crahiùre. (L. P. 1625.)

Le 7 septembre 1699, Louis de Freymonl, lieutenant-colonel du régiment de cavalerie d'Orléans, au service du Roi de France, donne ses reversais pour le fief delà Crayère. (L. P. 1099.)

Enlio, en 1726, les sieurs Heuri-Joseph-Hyacinthe baron Le Crand de Rchainvillcr, colonel dans les troupes du duc Léopuld, etc., et Nicolas Le Graud, son frère, seigneurs, chacun pour moitié, du fief de la Crayère, obtinrent la franchise pour leurs fermiers résidant audit lieu, de même que Pavait obtenue, en 1721, la dame Le Grand, leur tante, épouse du sieur de Freymonl. (Enl. 1726.)

Aucun titre n'iudique par qui avait été fondée la chapelle qui existait dans cette maison flef, sous l'invocation de saint Nicolas et de sainte Gcrlrude. On dit seulement qu'il en est parlé dans des actes de présentation, à la date de 1690.

CUKPEY. Ce village, dool la cure appartenait à l'abbaye de Saint-Epvre de Toul, est désigné, sous les noms de Crcpiacum, Crippiacum et Cmpeium, daos différents diplômes donnes, en faveur de celte abbaye, par Charlcs-le-Chauve («70), saint Gauulin (956), le roi Othon (948), Conrad-le-Salique (1055), et l'empereur Frédéric II (1218). (II. T. et 11. L.)

Le samedi après la Sainte-Catherine 150i, Henri, comte de Vaudémout, donne à Geoffroy

de Chamagne, son homme, eu lief et kommip, le moulin entre Crcpels et Ogéviller, dit Tliim. Moulin, avec les bots de maronage en stsbJi, pour réparer ledit moulin. (T. C. Châlel 2.)

Ou voil, dil le P. Beuoil Picart, par un ac!t de reprise pour la sénéchaussée de Toul, Je ['„, 1328, que le sénéchal de l'église de crue avait droit à 6 livres de toulois sur la uille versercl de Blénod, à un broc de chacune clur-e d'àoesse qui passait au village d'Ecroureî, U oisons sur lo village de Crépcy et au chcral, af. pelé palefroi, que l'évèque montait le jour de»s entrée dans Tout.

Par lettres patentes do 8 juin 1744, Slangs amortit les biens appartenant à la confrérie de Morts de Crépey. (Enl. 17U.)

Ce village, de même que les a a 1res localités de la prévôté de Gondreville, souffrit beaucoup, j partir de 1652, de la peste et des ravspes fa gens de guerre. En 1709, les différentes sectioat qui le composent (le Haut-Chemin, Poiron, Pooré, Diaroux, Richebourg el la Chaladc) ne comptuitai qu'environ 50 habitants. Il avait Germiay p«w annexe. L'abbé de Saint-Epvre en était seigneur haut, moyeu et bas justicier ; ses officier* connaissaient de toutes les actions en première «stance ; elles ressor tissaient par appel au bailliage de Nancy el en dernier ressort à la Cour Souveraine. (E. T.)

L'église, qui a été rebâtie en 1767, renferauLt les chapelles de Saint-Jeau-Baptiste et de Saint- Jean-l'Evangélislc.

Il parait qu'il y avait anciennement uoe léproserie près de ce village ; on lit, en effet, dan> U Déclaration de 1738 : a La communauté possislt un jour de terre appelé vulgairement la Maladrie, régnant le chemin de Toul, donl le revenu est employé pour faire prier Dieu pour les irtpassésMe la paroisse. «

Crépey a été érigé en succursale en 1802.

Patron, la Nativité de la sainte Vierge

CRÉVÉCHAMP. J'ai dit, à l'article Crantenoy, que la cure de Crévéchamp avait été donoée ii prieuré de Flavigny par l'évèque Pibou. Une charte de Henri, éveque de Toul, de l'an 4215. confirnialive des biens de ce prieuré, dil qu'un nommé Albert, chevalier, lui avait donné <lt> terres, des prés, un bois avec un serf, à Crvuchamp (apud Crrpatum Campnm), et (pont nommée Oda lui avait également fait don de !i

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