CRU
en 1654 et 1658, le village est désert; en 4660, il n'y avait qu'un ménage et demi. En 1712, la communauté nViait encore composée que de 19 habitant» cl 5 veuves. La seigneurie, en toute haute, moyenne et basse justice, appartenait, à cette dernière époque, à M. Darnolet et aux Minimes de Nancy. (E. T.)
On lit dans la Déclaration fournie par les habitants en 1738 : u Le village de Crion est composé de deux seigneuries, dont l'une dépend du domaine, appelée vulgairement les Lorrains ; l'autre dépend des Minimes de Nancy et du comte d'Arnolet, vulgairement appelée les Bourguignons. Il n'y a point de séparation pour les deux seigneuries que pour les bois d'affouage et pour les rentes domaniales et seigneuriales. Les pâtures sont communes entre les deux seigneuries... Les deux seigneuries possèdent ensemble une forêt appelée le Chanot, dans laquelle tous les habitants ont droit de vainc pâture en tout temps cl saison, sans distinction de seigneurie... n (Suit rénumération des paquis.)
L'église de Crion a clé reconstruite en 1760 ; l'abbé de Domèvre élait collateur de la cure ; le commandeur de Sainl-Jean-du-Vicil-Aitre de Nancy percevait un tiers de la dime. Les curés et vicaires de Lunéville devaient dire la messe et chanter les vêpres ù Criou et « Sionvillcr le jour de la fête ; ils avaient, pour cela, une part dans les dîmes. Crion comptait 30 feux en 1768. (P.)
Ce village a été érigé en succursale en 1802, avec Sionviller pour annexe.
Patron, saint Jean-Baptiste (Décollation).
CROISMARE. Ce village, appelé anciennement Jlaudonvillcr, puis Craon (1712), puis enfin Crohmare (1767), du nom des deux derniers seigneurs qui l'ont possédé, est menlionué dans un titre de 1167, par lequel un nommé Franlaud, de Mortagne, donne à l'abbaye de Beaupré ce qn'il avait entre Hoviller (Jolivet) el Haudonviller. Par uuc charte datée de l'an 1223, Hugues, comte de Lunéville {Lunaris ville), fait savoir que Frédéric, chevalier, Arnou, Isembard el Gnilluume, fils d'Arnou Je Lunéville, ont donné à la même abbaye le droit de pâture sur les bans de Hérinirnil (de llarimasnil) el de //adonviler.
En 1513, le duc Ferry affranchit à perpétuité tous les héritages qu'Aubcrl de Parroyc possédait I h Hénaménil, Hadonviller, etc. Le fief de Haudonviller appartenait encore, dans le siècle sui- |