‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 120 sur 292 · CRE · texte numérisé non relu

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Omit lus cufauts du lieu de Crévéchamp sont exempts *'ils y résident à l'instant du décès. Ce droit est de 18 deniers par chaque héritier cuvers chacun des seigneurs...

♦i Le cure de Crévéchamp est tenu de passer, a chaque grande fête Dieu, en procession, avec le Saint-Sacrement, h travers la maison du seigneur de Chauiuonl.

•> Tous les habitants doivent, à chaque Saint- Martin d'hiver, un gros 8 deniers pour leurs droits d'ascensemeut, cl les veuves moitié. Il est du, le même, jour, aux seigneurs de Chaumoot et de Bayon, chacun pour moitié, par chaque habitant, un dcmi-resal de blé et les veuves moitié, pour le droit de four, suivant l'usage et conformément à l'arrêt du Conseil d'Etat, du 12 février 4751... «

Le village de Crévéchamp avait beaucoup souffert, au XVIIe siècle, des ravages des bandes armées qui désolaient le pays : le receveur du domaine de Nancy remontre, en 1646, u qu'il n'a pu envoyer aucun sergeut audit lieu pour faire payer ce qui peut être du par les habitants, à cause des dangers qu'il y a à la campagne. »t

Eu 4709, il n'y avait que 52 habitants cl S veuves.

Crévéchamp était anciennement annexe de Neuviller, ainsi que l 'a t leste une lettre du 12 février lilfi, par laquelle Jean Charpentier, curé de ces deux villages, reconnaît que le duc de Lorraine lui a permis de demeurer à Ncuvillcr. (T. C. Nancy.) Crévéchamp fut érigé en cure en 1710.

Il y avait, dans l'église, une chapelle de Saint- Jean-Baptisle, dont les Chrétien de Tonnoy étaient collateun en 17G8, et deux confréries, l'une de Saint-Joseph, l'autre delà Conception de la sainte Vierge. Cette dernière, qui avait sa chapelle particulière, avail été rétablie par l'évéquc de Toul, le fi août 1717.

L'ermitage de la Garenne ou de Notrc-Damcdc-Gràce, situé sur le ban de Crévéchamp, el fondé en l'honneur de la Visitation de la sainte Vierge, était desservi par deux cnniles, nommés par le curé, conjointement avec le maire el les habitants.

Crévéchamp, qui avait été érigé en succursale en 1S02, puis ivnni a Ncuvillcr (1807), en a été détaclié el érigé de nouveau en succursale par décret du 3 juillet LSI 1.

1'atron, l'Assumpiion de la sainte Vierge.

CRÉVIC. On a des actes de reprise de In, seigneurie du ban de Crévic, par Mathieu de Léo (sans date), Jean de Thuillières, sieur de Monljoic (1551), et noble François Guérard (16i3\

La seigneurie nommée le ban de Crévic comprenait le village de ce nom, Flainval, Sommer viller, Grnndvezin, Anlhclupl en partie et Ilndiviller. Elle appartenait, au commencement du siècle dernier, au chapitre de Remiremont, lequel y avait ses officiers, pardevant qui étaient porte* les causes en première instance ; les appels allaient au Buffet du chapitre, et en dernier ressort à li Cour Souveraine.

En 1C61, par suite de la peste et de la guerrf, Crévic et son ban ne comptaient que 20 ménages ; en 1768, ce village renfermait 90 feux.

On lit dans la Déclaration fournie, en 1738, par les habitants de Crévic : m La communaotc jouit de temps immémorial et sans titre, de 433 arpents el demi de bois taillis dont le lien appartient par indivis a celle de Grandvezin, suivant l'acte de partage en fait le 7 juin 1721.

*i Chaque laboureur doit annuellement aux seigneurs de Crévic, 2 paires de resaux, moitié blé et avoine ; un dcmi-resal d'avoine et nn iraal de blé ; il doit au seigneur de Dombasle qoairtjournées de charrue sur le ban dodil Dombaslt. Chaque laboureur doit au même seigneur six journées à la corvée, et les veuves trois. Cbaqoc manœuvre et artisan semant grains sur le ban doit aux seigneurs un itnal de l'espèce qu'il recueille ; plus, un demi-resal d'avoine, elles veuves moitié.

» Chaque habitant doit encore annuellement 3 sous pour droit appelé la jette au mouton.

w II esl dû au seigneur par chacune bêle, savoir : par cheval, bœuf, vache el porc an-desîiL« d'un an, un gros 2 deniers ; par poulain el génisse au-dessous d'un an, 5 deuiers ; par brebis cl mouton un denier.

» Chaque héritier qui succède aux biens de ses parents doit aux seigneurs & pots de vin convertie en A francs barrois, pour droit de relèvement.

•t Chaque laboureur doit encore annuellement, pour droit de banalité de four, 2 francs fi gros; chaque manœuvre, pour même droit, un franc 9 gros ; les veuves ne paient que moitié. *

Il y avait, dans l'église, une chapelle de Xolre- Damc-de-Pitié, fondée, le h* avril 151j, par Jeanne, Hllc de feu Villaume Faiday, de Courbessaux, cl femme de Nicolas Philipin.

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: a été érige en succnrsale eu 480«$, arec Gramhtxia pour dépendance.

Patron, saiol Denis.

CKÈllLLES. On voit, par la charte de fondation da prieuré de Saiol-Tliiébaut, par Plbon, evéque de Tool (1094), qu'i» nomme Hugues ddûm a ce prieuré la moitié du village de Créiil!es (dimidhtm de Crusillis). (H. L.)

Oo Ht daos l'Etal du temporel des paroisses f 1 708} r «La seigneurie de Crézilles en haute, moyenne et basse justice, appartient au chapitre dcSaiot-GengoulldeToul, qui crée, pour l'exercée de la joslice, des officiers qui connaissent do toales les actions civiles et criminelles en premwre instance, avec un gradué ou avis de conseil, le cas échéant, dont les appels sont portés au biilliage de Nancy et en dernier ressort à la Cour Souveraine. L'échevin et le syndic sont élus pir les habitants. Il parait que ce village fut longirmps abandonné, n Cet abandon avait eu lieu à U suite des guerres du XVIIe siècle, qui avaient ruine et dépeuplé presqne toutes les localités qui composaient la prévôté de Gondrevillc.

Crézilles, qui avait été érigé en succursale en 1S02, a ensuito (1807) été annexé à Bulligny, aujourd'hui.

CRION. En 1249, le duc Mathieu donne à la nation du Temple de Saint-Georges de Luncville les dînes d'Einville, de Bonviller, de Sionviller, de Crion, de Bienville, de Raville, d'Harmonwlle et de Valhey, qu'il avait achetées de Renaul, îfigocor de RomonU En 1251, Vcrion de Neut:I!er donne à la même maison ce qu'il avait aux dîmes et au trait des églises de ces mêmes villa— ft*. (Ordre de Malte.)

Eu 1562, Rose du Hautoy, veuve de Jean Guillaume de Saiolignon, donne son dénombrefli. ot, à cause de Claudine, sa fille, pour la sei- £oenrie de Crion.

Le 5 septembre 1614, les habitants de ce vil— lj;e donnent leurs reversais au duc de Lorraine, i cause de décharge do banalité aux moulins fiF.iDTille, moyennant 9 gros par conduit, de aa$ aonuel. Le 29 du même mois, Nicolas Pierre, mayeur de Sionviller, et Jeanne, sa femme, veudent au duc le pressoir et la place du la grange •n il est construit, a charge de l'entretenir en ha étal. .T. C. Einville.)

On lit dans les comptes du domaine d'Einville :

m En tout le village de Crion S. A. est seul haut justicier. En la seigneurie d'illec un prévôt d'Eiuville a autorité de créer un maire ; de laquelle mairie ledit prévôt reçoit les profils à cause de son office de prévôt, et sur les sujets d'icelle seigneurie les sieurs de La Roche prennent la moitié er rentes qui se comptent deux fois en Tan, savoir : au terme Saiol-Georgcs et le lendemain de la fêle Décollaiiou saint Jean-Baptiste, et en dernier comme en grains et poules, au terme Saint-Martin d'hiver.

n Les grosses renies dudit Crion, esquelles S. A. prend la moitié contre les seigneurs de La Roche, se comptent et tirent par chacun an le lendemain de fêle Décollation Saint Jean-Baptiste, montent et avallent, et doit chacun laboureur faisant sa charrue entière, 6 gros et deux rentes en grains valant chacune sept bichets de blé et autant d'avoine, mesure ancienue de Lunéville ; chacun autre homme doit un gros 8 deniers et la femme veuve 12 deniers.

> Les menues renies de Crion se comptent par chacun an le jour de la Saint-Georges, moutcol et avallent, et doil au même jour chacun des sujets de S. A. audit lieu, pour chacune béle rouge, 12 deniers, pour la menue bète 2 deniers, cl au cas que quelqu'un desdils habitants aurait recèle et non entièrement compté son bêlai!, tant en gros qu'en menue, celui ainsi recelé est tout acquis et coufisqué.

n Quiconque soit maire dudit Crion, doil par chacun an 20 sols pour une droiture appelée le port d'office, n

Une nommée Barbe Marchai, veuve de Jean Jacquemin, de Crion, fut brûlée comme sorcière en 1588.

Ce village souffrit beaucoup pendant les guerres du XVHP siècle : en 1637, de quarante conduits n'en reste que six pauvres Le pressoir

banal est échu h...., mais les armées des seigneurs d'Angolcsme cl de la Force étant a Lunéville et ez environs, ne s'est fait vendange ni pressurage, le peuple étaol fugitif aux bois, ruiné par les soldats, w En 1642, u n'y a aucun laboureur, mais seulement deux paysans restant. Le pressoir banal n'a éle échu pour n'y avoir eu aucune vendange audit lieu non plus quez lieux circonvoisins. »» En 1643, il n'y a que * i paysans manouvriers ; »» en 16-44, « ni laboureurs ni bétail, ni maire ; i en 1647, il n'y a qu'un ménage:

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