‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 123 sur 292 · CRO · texte numérisé non relu

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\xs lettres patentes de Louis XV, du mois de décembre 1767, portant érection de Haudonviller, oa plolôt Craon, en marquisat, pour Louis-Eugèoc de Crotsmare, contiennent quelques détails curteox sur celte famille : u Dès le Xe siècle, y es/ il dit, les ancêtres du sieur Croismare étaient aa service des rois nos prédécesseurs ; dans le X0I«, ils étaient qualiGés de chevaliers ; dans le XIV4, plusieurs personnes de celle famille se distinguèrent et rendirent des services importants. Es 1418, Jean de Croismare, seigneur de Saint- Jeu du Cardonnay, fut chargé du traité de la ville de Rouen. En 1482, Robert de Croismare fut nommé archevêque de celte même ville. Charles de Croismare fut député par la noblesse aux Etats de Rouen, le 15 novembre 1579; quelquesuns, dans ce siècle et le suivant, ont élé employés dans les armées et sont morts les armes à la main ; d'autres ont rendu des services également intéressants dans nos cours ; Nicolas de Croismare, qui vivait eu 1660, était conseiller d Etat et président de notre Cour des Comptes, Aides et Finances de Normandie. L'exposant lonis-Engcne de Croismare) a élé reçu, en 1710, chevalier de Malte, où il a fait ses caravanes; pendant 46 années qu'il a été à notre service, dans un régiment d'infanterie, il s'est trouvé à huit batailles, dix sièges et trois sorties a Prague, ou il a doooé des preuves de sa valeur et de son intelligence. Marc-Antoine-Nicolas de Croismare, son frère, chevalier de Saint-Louis, a passé toute a vie à notre service dans notre régiment infanterie, où il a été capitaine ; Jacques-René de Croismare, son cousin, est actuellement lieulenant-général de nos armées, grand'eroix de l'ordre militaire de Saint-Louis cl gouverneur de iccûle royale militaire.

Ea 1615, un nommé Guillaume, meunier à Ihudooviller, présenta au due Henri II * un modèle de deux moulins, » et reçut, en récompense, tue somme de 40 francs. (Trésorier gén.)

Ea 1712, la communauté de ce village se composait de 80 habitants, outre quelques réfugiés ; <n 1768, il y avait 169 feux.

A l'église aliénait une chapelle de Saint-Claude, qui avait été fondée, le 9 avril 1543, par Claude Hiiriet, curé du lieu. (P.) Croismare a élé érigé en succursale en 1802. Patron, saint Léger.

CROIX (la). Des lettres patentes du mois d'a-

vril 1572 , portent confirmation de franchises pour le moulin communémeut appelé le Moulin à la Croix, situé près de la ville de Rosières. (L. P. 1572.) En 1600, uoble Chrétien Rebourse!, secrétaire du duc Charles III, vendit à ce prince le moulin la Croix, avec les bâtiments et héritages en dépendant, pour la somme de 6,000 francs. (T. C. Rosières 3.)

Les comptes du domaine de Rosières renferment, sous la dale de 1607, ta mention suivante : u Le 18 avril, payé à Poiresson Marion, arpenteur juré demeurant à Rosières, pour une journée et demie qu'il a vaqué avec Demenge, maçon audit lieu, tant à toiser et arpenter tout le cours du moulin la Croix, dudil lieu, qu'à reconnaître un lieu propre à dresser un nouveau cours audit moulin afin de donner décharge plus grande à l'eau dudil moulin. » La même année, l'architecte Nicolas La Hiere fut envoyé à Rosières, afin de u reconnaître le canal qu'il convient faire au moulin la Croix, «i En 1633, des travaux furent exécutés aux vannes du cours de ce moulin, u pour empêcher que la rivière ne vint à se joindre audit cours. «

CROIX-ROUGE (la), censé, territoire de Parey-Sa i n t-Césa i re.

CRONE (le). (Voir les Trois- Maûons.)

CROPELLO. Le fief de Cropello, situé au village de Rosières-en-IIayc , appartenait, en 1724, au marquis de Lunali-Viscnnty, qui le vendit, le 9 août de cette année, au sieur Jeau de La Ralde, colonel au service de Léopold. Ce dernier, ayant formé le projet d'établir des écoles publiques en la paroisse Notre-Dame de Nancy, pour l'instruction gratuite des enfants pauvres, affecta à celle fondation le bien de Cro;>cllo, dont le litre de fief, après avoir été supprimé en 1725, fut rétabli en

CUITE-FÈVE. La commanderiede Cuite-Fève, en latin Cocta Fava, et en vieux langage Â'eutefeve, Keuttc Febvc, Cuyt de Fere, Kuite Feve, parait être, après la commanderic de Saint- Jean-du-Vicil-Aître, le plus ancien établissement des Hospitaliers dans nos contrées.

Il est difficile d'indiquer la date précise de sa fondation, mais il est certain qu'elle remonte au XIIe siècls. Un nommé Rrunon de Rosières el son frère, doyen de l'église de Toul, lui firent différentes donations , qui furent successivement confirmées par Albéric, lils de Brunon, par Olhon,

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