‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 135 sur 292 · DOL · texte numérisé non relu

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Ces franchises furent successivement confirmées par les ducs Jean (1*64), Antoine (1520), François (1544), Charles III (1306), Henri II (1617) cl Charles IV (1627). (Cure de Dieuze cl T. C. Dieuzc.)

En 1625, les curés de la châtellcnie de Dieuze rédigèrent, d'un commun accord, des u Règles et statuts sur l'ordre que chacun doibt tenir à la célébration des services qu'ilz doibvent audict Dieuze chacun jour des quatre temps de l'année, tant pour la sanlé el heureuse prospérité de S. A. de Lorraine présentement régnante (le duc Charles IV), que pour le repos des ames de ses prédécesseurs duez... •»

Ces statuts rappellent d'abord l'obligation , pour les curés de la chàlcllenie, de remplir leurs devoirs, à peine d'encourir certaines punitions, puis il établit ainsi Tordre dans lequel les desservants de chaque paroisse devront célébrer les services dans l'église de Dieuze [in ecclesia duzana) : In quatuor temporibtu ante Nativitatem, Lindre, Vergaville, Kcrprich. — In quatuor temporibus in Quadragcsima, Blanche Esglise, Mulcey, Byderstoff. — In quatuor temporibus Penlhceostœ, Asscnoocourt, Bisping, Guermangc. — In quatuor temporibus septembris, Gelonconrl, Tarquempol, Bessing. — Ul~ tima Julii pro sercnissitno duce Henrico, Duza (Dieuze), Domnom, Gueblange. — Privatas missas celcbrabunt, Amangia (Insming), Ncbing, Virming, Ludcrfing, Lening. (Cure de Dieuze.)

Il existe, aux Archives, une carte figurative des bois de S. A. R. à l'usage des salines (1712) ; on y voit, peints en relief, la ville de Dieuze et tous les villages des euvirons.

Dieuze a été érigé en église paroissiale en 1802. Il y a deux vicariats autorisés.

Patronne, sainte MaJelaine.

DOLCOURT. Le dimanche après l'Apparition Notre-Seigncur 1336, Errard, sire de Nanteuil, et Alix de Thiar.ges, sa femme, vendent à Henri, comte de Vaudémonl, tout ce qu'ils avaient à Prayc, Ville, Souveraincourt, Doullecourt, etc. (T. C. Vaudémonl fiefs.)

Le 1er juin de l'année suivante, le comte Henri met les habitants de Dolcourt a la loi de Beaumont par une charte dont voici le texte : u Je Hanris, cuens de Wademont, fais savoir à tous que pour mon grand proffit, et ponr amen-

dier ma ville de Dollccourt, par bon conseil et par grand délibération eue, je ay promis et promects, pour moy, pour mes hors et pour bih successeurs, par ma foy et par mon serment jure* sur saincles évangiles touchiés, h tenir la ville de Dolecourl, le ban, le finage d'icelle, les bourgeois tous, qui sont ponr le temps de maintenant et seront pour le temps à avenir bourgeois de ladite ville de Dolecourl, et tons les menans, sans rien ne aiques {ièques, quelque chose) a retenir, am droits, us et coustumes de nueve ville, c'est assavoir au droit de Belmoot nuemcnl sans rien muer ne chaingicr, et ne lor feray ne ferai faire, ne sofferai h faire par moy ne par autres quelzqu'ili soient de mes subgis, ne que cause aient de moy, oppression nulle, ne rien ne aques de nous lour alineray (aliéner) ne alincr feray ne sofferay, fors ceu qu'ilz me deveront de droit, selon le droit, les us cl les coustumes de la dessusdile ville de Bialmont, ansois les warderay et deffenderay en bonne foy et lcaulmcnt comme lors sires, enven tous et contre tous jusques à droit «

Celte charte fut confirmée, le 23 février 1568, par Jean de Bourgogne, damoiseau, sire de Moataigu et du comté de Vaudémonl : u Jcbans, etc. Sachent mil que nous, comme sires souverains dou lieu, avons promis et promectons bonnement, par noslrc foy et serment, à tons les habiUos de nostre ville de Dolecourt, qui est ville nueve au droit de Bclmont, tous icenlz habilans, lour ban, fi nages et' tous bourgeois tant presens quant avenir, tenir en telle libcrlcy el telle franchise comme lor droit de sire, et que nos predecessoars coules de Wademont les ont anciennement tenus, selon la forme el lenour de lors chai Ires qu'ilz ont de ceu aucunes, sans rien aller au conlraire ou eofeindre, sans rien aller à l'enconlre... v (T. C. Vaudémont domaine.)

Les habitants de Dolcourt et de Favières n'ayani pu, sur l'injonction qui leur en fut faite en 1556, produire ces chartes devant la Chambre des Comptes, on les soumit aux mêmes redevances el servitudes que les autres sujets du comté de Vaudémont. Ils étaient «» taillables deux fois l'an, à volonté, sujets à tons impôts, corvées et charrois ordinaires el extraordinaires ; sujets h la garde de la porte de Vaudémont par jour de foire avec les sujets de Favicres, et par bruit de guerre aller à la garde dudit Vaudémont ; sujets, au mois de janvier, ou quand ils sont appelés, d'aller sarper

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