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loin de celle chapelle. (Voir Saint-Ulrich.)
On lit dans la Déclaration fournie, en 1758, par la communauté de Dolving : m 11 appartient à celle coaununaulé la quantité de 1,050 arpents de foréls de haute futaie, à préseul en coupe réglée pour sou chauffage seulement ; la propriété lui en a clé adjugée par arrêt du Conseil d'Etat, du 13 février 1720, avec le droit de grasse et vainc pâture dans l'étendue de la seigneurie de Sareck. n
Dolving a été érigé en succursale en 1802.
Palrou, saint Martin.
DOMBASLE. Ou trouve, dans les preuves de l'Histoire de Lorraine de D. Calmet, une charte datée de, l'an 782, par laquelle le roi Pépin, à la prière de Chrodcgand, évéque de Metz, douuc à l'abbaye de Gorze ce qui lui appartenait en la ville de Dombasle (in villa que Domno bimlla vocatttr), savoir : six manses, l'église avec la dime, etc. Dans d'autres litres, du XIIe siècle, ce village est appelé Domna basula el Domnus Uawlus. Cette dernière dénomination parait la plus admissible, puisque Dombasle tire évidemment son nom de saiul Basic, son patron, de même que Domgcrinain, Dommarlin , etc., tirent le leur de saint Germain, saint Martin, etc.
En 112li, Riquiu, évéque de Toul, donne une charte par laquelle il déclare qu'en sa présence, Widric de Dombasle. (de Domna basula) el Thierry, son uls, Ida el son lils Hnymon, onl fait don à l'abbaye de Sainl-Mansuy de Toul de l'église construite sur leur propre alleu et consacrée, par l'évéque Pihou, en l'honneur de saint Don, martyr. On voit, par celle charte, que l'abbaye de Saint-Mansuy possédait différents biens et revenus à Dombasle. En 1450, elle céda le prieuré et le patronage de la cure de ce lieu au chapitre d'Haussonvillc, qui, en 1467, les abandonna luimême, avec certaine portion de dime, au chapitre Saint-Georges de Nancy. En 1 500, le pape Jules II, à la prière du duc René, unit à perpétuité à la mense capilulaire de Saint-Georges la cure de Dombasle, les fruits et revenus eu dépendant, a charge de la faire desservir par un prêtre ad nutum, qui serait obligé de prendre îles institutions de l'évcque diocésain.
Le 3 mai 1540, Varry de Lucy, seigneur ds Dombasle, prieur commendatairc de Flavigny, fonde deux bourses au collège de Lamarchc, à Paris, pour y enlreteuir à l'étude pendant la du^-
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roc île huit années, deux criants pauvres qui doivent être nés » Hombaslc, Grandvezin, Iludivil- 1er, Crevic cl Anlhclupt, sur la présentation du curé ou du vicaire de Dombasle. L'année suivante, il fait encore uue nouvelle fondation pour aider à marier cinq pauvres filles de ces villages et de celui de Flavignv.
Le 9 novembre 1613, le duc Henri cède à Charles d'IIaraucourl , seigneur de Germiny , Dombasle, Valimont, etc., u tous droits de propriété, treflond , tous les droits, noms, laisons et actions qu'à sadile Altesse peuvent compiler cl appartenir en ladite seigneurie de Dompbaslc, appelé ban de la Yaur, en toute haute justice, avec tous revenus, profftts cl émoluments d'icelh*, création de uiaycur et officiers pour l'exercer, conliscations, épaves, amendes et autres proflils en deppendanl, comme aussi en hommes et femmes, moulins, renies, cens, redevances, tant en deniers, grains, que cire et en toutes autres espèces généralement quelconques dues à S. A. audit ban de la Vaux par elle cédé, sans aucunes choses en réserver uy retenir, excepté les choses qui s'ensuivent, savoir : le droit de passage sur le pont dudil Dombasle, annexé à celui de Drouvillc, qui esl un haut conduit dépendant de la recette d'Einvillc, comme aussi la haute justice sur les grands chemins dudil ban de la Vaux, l'aide ordinaire Sainl-Rcmy sur les résida us en treize maisons sises audit Dombasle, bâties sur le ban de la Vaux ; lesdits y résidans communément appelas les Gergonntts (ou de Saint-Gerg«nne), ensemble toute souveraineté en et sur ledit village, avec le ftef et hommage, le ressort de justice et juridiction au bailliage de Nancy, tous aydes généraux ordinaires et extraordinaires, subsides, subventions et impositions qui se jellcront ez pays de S. A. « On voit, par un litre postérieur, qu'il y avait au^si treize maisons dites du Petit Saint-Nknla*, où le prieur de Dombasle cl le chapitre Saiiil-Ccorgcs >e partageaient la dîme. Ce dernier avait eu outre, daus ce village, une maison franche et seigneuriale et droit de création d'un maire et d'un sergent.
Baliol Baaole, et .Jcsnt.oUe, femme de Gabriel Vaultrin, tous deux de. Poinlj^le, furent biùiés comme sorciers, le premier eu i«Jï>7, la seconde en 1613.
La chapelle; du prieuré de Saint-Don, qui avait été construite vers la fin du XII • siècle, fut dé-
molic en 1710. L'église du village fut rebâti <■ 1752 ; elle était dans les champs, a droite dr route de Saint-Nicolas h Lunéville. Cette t.: reufermait trois chapelles : la première, sou litre de l'Assomption Notre-Dame, avait été fdéc par Ferry de Dombasle ; en 1416, Ifillcv femme de Waullrin de Bouxières et fille de Fei ; ajouta un chapelain a celai que soa père a* institué pour desservir cette chapelle. La secozu dite de Nulre-Damc-dc-Pilié, située au collât à droite en entrant, avait été érigée, ^eu 1Spar François de Savigny et Valence deThiaeoir sa femme ; le service en fut transfère dans In J pelle du château par uu décret du 11 jant I67i. La troisième chapelle, placée sous Fin* cation de saint Nicolas, avait été fondée, on dit pas à quelle époque, par les Citation d'O.* viller. (E. T. et P.)
Le 46 mai ICW, Jean Grandmengi», éil Ma diné, laboureur à Dombasle, et Claude L'H^ lier, sa femme, u portés d'un zèle et dévot:, particulière à l'endroit du glorieux saint lsidor patron des laboureurs, >? avaient fondé, dan; même église, eu l'autel Sainte-Lucie, uue eoufrn sous l'invocation de ce saint. Il y en avait enr> une sous le titro de Notre-Dame, qui exi>u déjà en 11)15. (Cure de Dombasle.)
En 17F2, la commuuaulé de Domlosle </.
composée d'environ 1 à'O habitants ; la science; appartenait h la maréchale de Bassoinpîerre ; n avait deux maires, deux échevios. uo gref riedeux gouverneurs et six commis chargés de police; ces officiers réglaient les affaires ordi'M res ; pour les affaires extraordinaires, on cou^ quait les habitants. [E. T.)
Dombasle a été érigé en succursale en 1SU2.
l\itron, saint Basle.
DOMÈVRE-SFR-VEZOUSE. Ou lit tlanslïh loire des évèques de Toul, que lun d'eui, Pr gon, qui occupa le siège épiscopal de #Q7 a acquit d'un chevalier nommé Sigeberl, une nu: - •avec l'église ou la cure de Burlhecourl-aux-l.h'1' • {in Jicvtrici curie), la moitié de l'églUc de l» 1 raèvrc {Dotnni Apri), et la troisième partiicelle de Sainl-Ililaire au Vermois (Sancti J/i J . rii in Ycrmcnsr). Lorsqu'on 101 (t, l'évéque i! • iholdc fonda l'abbaye de Saint-Sauveur, il .'a de son patrimoine, à savoir : h ville t-t les h--» mes de Domëvre, celle de Uurihcrourl-au\-< '.'■< nés 'Jhrilie curie ml qutrctuj et celle il' Ai m-
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court près de Vie (de A uralcourt prope Vicum). (11. L.)
L'abbaye de Saint-Sauveur ayant été brûlée par les calvinistes en 15G8 , l'abbé Doru Sébastien Bfa/nai se pourvut auprès Un pape el du duc de Lorraine ponr obtenir ia permission de la transférer à Doroérre : la boite cl les lettres patentes sont de 1570. A peine les chanoines furent-ils installes à Doinévre, qne le duc de Bouillon brûla et ruina leur maison (1587) ; les titres les plus précieux du monastère périrent dans ces incendies. Le duc Charles III s'empressa de venir à leur secours, et, par deux mandements sur son trésorier général, accorda à l'abbé 1,240 francs pour snbveBir u au baslimenl et réfection de son monastère à Dompevre. n La réforme du B. P. Fourier fut introduite dans cette maison eu 1625, do temps de l'abbé Fabri ; mais plusieurs des anciens chanoines n'ayant pas voulu l'accepter, l'abbé fut obligé de leur payer une pension. Jusqu'alors tout avait été commun : le P. Fourier l'engagea à séparer les mense abbatiale et canoniale; les chanoines eurent à peu près le cinquième des biens : celte séparation, acceptée par le B. Père, en 162»», fut confirmée deux ans après, par le pape Urbain VIII. L'abbé Philippe, reconnaissant que fes fonds cédés par M. Fabri ne suffisaient pas pour l'entretien des chanoines, fil, en IMS, ose augmentation de la mense canoniale, qui fut approuvée, en IGiG, par bulle d'Innocent X. Enfin, eu 1008,. l'abbé Le Bègue fit, avec son chapitre, une nouvelle transaction, par laquelle, au mmen de l'abandon de certains fouds y spécifiés, les chanoines se chargèrent de rebâtir la maison canoniale, de rétablir l'église et la tour, ele. Les détails de ces reconstructions sont mentionnés daus un journal de l'abbaye, où se (rôtirent quelques particularités qui ne sont pas sans intérêt ; on y voit que la première pierre de la « nouvelle maison cl monastère des religieux «i fat posée le 15 mai 17c25, el bénite par le B. P. Piart, abbé ; on y avait gravé l'inscription sui-
n Joanncs Uaplisla Piurl n On. Ueg. Coug. S;ilv. Nostri abbas tiluWis n S. Salvatoris de Domuo Apro, primom lapidcm •» îitonaslerii à funduinetilis ocre ulrius que meu^e n commun» ad majorent Dei gloriam et religionis
m iacremenlum couslruendi, astanlibus K. P. Ge-
n rardo Le Brun, priore, et quindectm atiis conn canonicis , proter sexdecim alios in parceciis n degentes, lustravil el posuit.
n XIII Maii. An. Dni. M. Cil XX111. n
La construction des bâtiments se continua de 1723 à 1733, d'après les plans de M. l'abbé Fabri ; à cette dernière époque, il employa la connaissance qu'il avait acquise à Borne des règles de l'architecture et du dessin, pour dresser aussi les plans d'une nouvelle église et d'uu nouveau quartier abbatial ; sur la ûn de l'automne, il lit creuser et remplir les fondations de la face d'entrée de l'église, cl d'nn second clocher qu'il résolut d'ajouter pour donner plus de grâce à ce monument ; il en bénit cl posa la première pierre le 15 des calendes de décembre 1755, el l'on mit au-dessus une lame épaisse de plomb, sur laquelle avait été gravée l'inscription suivante : u D. O. M.
•1 Omnis honor el gloria.
» Cœptis anno 1725, à fundamentis, œdibus n canonialibus, abbatix S. Saivaloris in Domapro, n claustro, sacrisliâ, alriis, deambulacro, horreis, n bonis, viucis, stagnis el domibus apud S. Salit valorem et Albimontem, ac iis, asse ulriusque » mens» communi, anno 1735 absolulis, lapiw dem primarium, pro ccclciia? veslibulo, campan nili allcro, cl curià abbaliali construendis, J. n B. Piart Can. Beg. primus assistens Cong. Salv. » nostri abbas Domapreosis, S. Sedi aposiolicaj » immediatus, cum juritliclione episcopali et ter- « ritorio, ac Protouutarius apostolicus rilè lustrait vil, assislentibus c domo coneanonicis sexdecim, n pra?ler alios novemdecim in parœciis ejusdem •1 abhalirc regularibus miuistranles, el sex adjnlom rcs laïcos ; atquc posuit in houort-m assumpUe »i Dei Paru;, et B. Pétri Forcrii, ailjeclis uumis- •1 matibus sacris, el monclis civilibus, XIII Kal. n decembris ejusdem anni. Summo Pontifice Clen mente XII, et Francisco III, Lotharingie et « Barri Duce, w
L'abbé de Domèvrc jouissait, dans ce village, de droits seigneuriaux qui furent renouvelés, en i!>i6, lors de la tenue clos p|a*ds annaux, en présence des habitants ; ces dru:l«, aitisi que ceux du duc île Lorraine, sonl étiumérés daus l'evlntil suivant des comples des dumaims de Lunéville et de Blàmoul :
u Prévolé de Domcvre. Le village de Douièvre appartient au sieur abbé dudil lieu el de Saiul-
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Sauveur en Vosges, sous la conservation de la recette de Lunévillc el du comté de Blàmont, auquel lieu les seigneurs conservateurs ont séparément chacun leurs sujets et un officier, y ayant Monseigneur (le duc), à cause de cet office, un prévôt qui a commandement sur les habitants de sa conservation, lesquels paient aides ordinaires et générales, ensemble rentes en grains et argent, el le surplus des droits que ledit seigueur abbé a audit lieu, lesquels s'ensuivent : Et premier, ledit abbé a seul la création de la justice du lieu et ban et d'icellc seul prend et reçoit les serments ; sous et pardevant laquelle justice sont traitées toutes actions tant personnelles, réelles que civiles cl mixtes, el sont décidées en première instance sans préjudice de ressort ; ayanl ladite justice connaissance entière sur les sujets dudil Domévre cl ceux qui auront contracté domicile d'an et jour. Desquels sujets cl domiciliés ledit abbé prendra les confiscations, si confiscation y échet; mais quant aux déflorons et ceux qui n'auraient fait demeuranec audit lieu par an cl jour, la connaissance sur eux et appréhension (saisie) de leurs personnes, et la judicalurc cl exécution d'icellc seront cl demeureront anx sieurs conservateurs par prévention l'un de l'autre, et les confiscations de leurs biens mobiliers appartiendront auxdils sieurs conservateurs, el leurs immeubles, si aucuns en avaient sur le ban dudil Domévre, seront audit sieur abbé
n Les abornemenls des héritages se feront par ladite justice, sauf l'abomemeut droit des hauts chemins el champs de bataille auxdils seigneurs. Tous commandements se feront par ladite justice, comme de même se mettront es brisées des champs cl prés. Ledit sieur abbé pourra leuir par chacun au plaids annaux audil Domévre, au ternie Saint- Martin, et y faire lire ses droits. Il y a, audil lieu, prisons cl ceps pour y incarcérer Jes délinquants, sans qu'il y ait toutefois autres marques de haute justice. Le cri de la féle se fera au nom de Notre Dame, dudil sieur abbé el des sieurs conservateur». Ledit sieur abbé a toutes les amendes de î) gros et au-dessous ; mais quant à celles qui excèdent, soit qu'élles proviennent par commandement fait de l'autorité dudil sieur abbé, il y a seulement j gros le surplus appartiendra aux seigneurs conservateurs....
n Les anciens droits de la prévôté de Domè- ' Trc sont tels qu'un prévôt est franc de toutes
tailles, aides cl subsides, ayant seul commandement sur les sujets de la conservation de Lunéville ; c'est à lui que se paient les droitures et renies.
n Le passage, dit l'ancien passage dudit lien de Domévre, consiste que le char chargé passant et repassant doit deux blancs à Monseigneur, el un blanc à Sa Majesté à Blàmont, k peine de confiscation de marchandise à ceux qui malicieusement passeraient sans payer, le tiers au fermier du passage et les autres à Monseigneur.
n Les rentes de Domévre. Monseigneur a droit de prendre chacun an sur chacun des sujets de la conservation de Lunéville à Domévre on gros d'argent, cl de chacune charrue entière qui fait labourage i resanx de grains, mesure de Blàmont, moitié seigle el avoine.
n Audil Domévre y a une droiture dite la daffuerie, cl consiste que chacun ménage paie par an 2 deniers, tant ceux de la conservation de Lunéville que de Blàmont...
n Les hommes de Blàmont doivent par chacun an renies en deniers et eu grains à S. A., savoir : de cbacuues charrues 3 resaux par moitié blé et avoine el en deniers 5 gros ; le menu ouvrier doit par conduit un gros ; la vache qui fait profit 2 blancs. Bs sont exempts de taille, seille cl corvée. Ils ont leur contremand ; ils se peuvent marier les uns aux autres es deux seigneuries, par ainsi que celui qui se marie couche la première nuit sous le seigneur qu'il veul servir, et si aucuns y veulent demeurer, ils sont francs un an entier sans avoir seigneurs, cl après doivent demander audit sieur abbé quel conservateur qui leur plait, et lors ledit sieur abbé le leur donne. l\ doit mander les prévôt, receveur, contrôleur et officiers de Blàmont quand il veut renouveler la justice , leur doit ledit sieur abbé le dîner. Les appellations de ceux de Blàmont viennent pardevant ledit prévôt. Sont sujets de venir en armes audit Blàmont quand on fait justice audil lieu. >»
Le procès-verbal des plaids annaux de 1516 contient, en outre, les passages suivants : u Les manuns el habilans de Dompmcvrc ont tel usage on boix que ilz le pculenl aller eopper, prendre el admeniier pour eulx à maisonner el couvrir leur chief (sans doute toiture), el leur nflouaige au morboix avec le pessonnaige (la paxon) pour mectre leurs besles meuues jusque» à la cbaudelleur... Les manans de Dompmcvrc peuvent aller
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ti\ moooer ou ban ci fioaige de VervesieuU (Barbezieux) pour paslurer, el pareillement eulx sur nous (/es gens de Domèvre) parmey le domtnaige rendant, ceulx de Chazcille el nous de Dompinevre pareillement les ung sur les aullres. Aussy on ban d'Ancerviller oui ceulx de ceslc ville de Dompmevre le pasturaige de Icnrs besles, lesquelles Hz paellcul abruver aux puix de la court d'Anccrvillcr... m (Cart. Nancy domaine.)
Le 3 février 1519, les habitants de Domèvre, d'une part, et les seigneurs et habitants de Herbévillcr, d'autre, avaient fait un appointaient loachant le vaiopàluragc du ban dudit Domèvre. (Le registre des lettres patentes où se trouvait ce document, n'existe plus.)
Domèvre était, au spirituel, le chef-lieu d'un district qui comprenait, outre le village de ce nom, ceux de Barbas, Saint-Sauveur el Raon-les- Leaa ; ces paroisses étaient desservies par des chanoines réguliers de l'abbaye.
Domèvre a été érigé en succursale en 1802.
Patron, saint Epvre (en latin Apcr, d'où le village a tiré son nom : Dominus ou Domnm Aper, Domp Epvre).
DOMÊVRE-EN-HAYE. Il est fait mention «Ton Nicolas de Domèvre (de Domcvria) dans le privilège drElienne, évèque de Metz (1153), en faveur de l'abbaye de Saint-Benoit-en-Voivre. (IL L.) J'indique ce titre sans oser toutefois affirmer qu'il ail rapport au village de Domèvre.
Le 1er février 1404, Perrin de Manonvillc, éeuyer, reprend du duc de Bar tout ce qu'il tient de lui en fief & Minorville Saint-Gengoult el Domcpvre. (Cart. Pont fiefs.)
Le il novembre 161." , Henri de Beanvau, seigoear de Flcville, donne son dénombrement pour la terre el seigneurie de Domèvre et dépendances- (T. C. Pont dénombrements.)
Enfin, le U mai 466S,^ïargnerite de Raigceonrt, marquise de Novianl, comme tutrice de Bernard, ''Antoinette cl Jeanne de Beauvau, ses enfants, donne aussi son dénombrement au duc de Lorraine pour ce qu'elle possède à Domèvre. (T. C.' Pool fiefs 4.)
On lit dans l'Etat du temporel des paroisses (1708) : u La communauté de Domèvre est composée de 50 habitants. Le patronage de la cure appartient h l'abbaye de Saint-Epvre. La seigneurie en toute justice, haute, moyenne et basso, appartient, pour deux tiers, à M. Barrois,
voyé el résident de S. A. R. en cour de France, el pour l'antre tiers à Mroo la comtesse de Viange. Chaque seigneur a son maire qui connaît de toutes actions civiles et criminelles en première instance, avec appel an bailliage de Pont-à-Mousson el eu dernier ressort à la Cour Souveraine de Lorraine el à la Chambre des Comptes de Bar, attendu que Domèvre est Barrois non mouvant. Néanmoins la seigneurie est par indivis, et les habitants ont droit de choisir le maire auijnel ils veulent avoir affaire. m En 1768, il y avait *»6 feux.
Domèvre a été érigé en église paroissiale en 1802, avec Tremblccourl pour annexe.
Patron, saint Léger.
DOMGERMAIN. Il est fait mention de ce village, sous le nom de Domni Gcrmani villa, dans la confirmation des biens de l'abbaye de Saint-Mansuy, par saint Gérard, évèque de Toul, en 982. (II. L.)
Par lettres datées de l'année 1266, Henri, comte de Vaudémont, déclare que Renier d'Haussonville a vendu à Thibaut, comte de Bar, les fiefs de'Domgermain, Marbache, etc. (T. C. Rosières.)
Le 18 octobre 1534, le duc Antoine confirme l'acquisition faite par Christophe de Valleroy cl Simonin de Dombasle, de la seigneurie du bas ban de' Domgennain. (L. P. 1532-35.)^
Le 27 juin lb*8îf, les habitants delDomgcrmain donnent des reversâtes par lesquelles ils promettent payer annuellement au duc de Lorraine un bichet, moitié blé cl avoine, par chacun jour des bois qu'ils onl essartés au bois le Comte, sans y comprendre la dîme. (T. C. La Mothe 4.)
En 1620, le duc Henri fait don à Henri Pesbordes, gouverneur de Sicrk, de la part qu'il avait en la tuilerie dc'Doragermain, pour la somme de 2,000 francs. (L. P. 1620.)
Enfin, le 9 septembre 172i,"François-Aiiuc Dupny, conseiller en la Cour Souveraine de Lorraine, obtient, moyennant £00 francs de cens annuel, l'asceuseincnt du domaine dè""Domger— main, avec les émoluments de la haute, moyenue et basse justice dudit lieu. (T. C. Foiig 3.)
Outre les litres que je viens Je rappelé/, on a des dénombrements de la seigneurie de Domgcrmain, donnés par Jeanne là Rousselotlc, veuve 'd'Huguct d'Orges (1487) ; Bernardin de Dombasle (1551) ; Jacques Pagel, de Toul, substitut du procureur général de Lorraine- à Gondrcville
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* DOM
(1568) ; Pcrrin d'Haraucourt (1509) ; Jeanne de bombas!**, veuve de Nicolas de Sauleier fLouis de "Y'igneulcs ct"%'icolas «le î-a Fosse, seigneur de Jubainville (1612) ;"Lucas de'turgis cl Marie de Behugnon, sa femme (16W- 1662) ; François des Camus cl" Nicole de^'igncules, sa femme (1064.)
Par lelles patentes du 1 <4 juillet 1600 et arrêt du Conseil, du 2! juillet 1704, les habitants de Domgcrmain furent maintenus en la possession el propriété de 4,865 arpents île bois, dans lesquels il leur fut permis de prendre pour leur chauffage el affouage ordinaire, à la réserve des chèues vieille ècorce, etc. (Déclaration de 1738.)
Voici un document qui n'est pas sans intérêt, en ce qu'il f.iit connaître d'anciens nsages, maintenait oubliés : u Vue par la cour la requête présentée par le procureur général, contenant qu'il est informé que depuis le mois de novembre dernier, il règne une division dans la communauté de Dump-Germain entre les femmes de la paroisse, au sujet de l'élection d'une sage-femme ; la plus grande et beaucoup plus nombreuse partie ayant élu, au nombre de cinquante et une, la nommée Barbe Henry, femme de Cuny Malhelin, vigneron audit lieu ; el la moiudre, au nombre de quatorze ou quinze, ayant élu la nommée Mnrisucllc Gilbert, veuve de Jean Rardin. Celte double élection a donné lieu a différentes procédures, dont les unes ont été portées eo la prévôté de Foug, el les antres ailleurs : Barbe Henry ayant obtenu diverses ordonnances sur requête, reudues en sa faveur, conjointement avec la communauté dudil Domp-Germain, qni s'est déclarée pour elle ; et Mansuette Gilbert ayant obtenu deux sentences en la prévôté de Foug, les 22 mars et 45 du présent mois de juin, qui la maintiennent en cette fonction , nonobstant lesquelles ladite Barbe Henry l'a exercée, comme étant plus agréable h la paroisse, et surtout anx femmes qui, refusent presque loutes de se laisser accoucher par ladite Mansuette Gilbert, contre laquelle elles témoignent une aversion si grande, qu'elles oui déclaré que si elles étaient forcées de se servir du ministère de ladite Mansuette Gilbert, qui est une femme plus qnc sexagénaire, et qu'elles ue croient pas propre h ces fondions, elles appelleraient plutôt des matrones étrangères; ce qui pourrait causer beaucoup d'inconvénients pour la naissance des enfants. Et quoique ladite Barbe
Henry ait fait, conjointement avec la communauté du même liru, diverses procédures incompétentes, qui ne peuvent pas être approuvées ; néanmoins, comme ladile Barbe Henry a été élu« à b plnralité des suffrages ; qu'elle a prêté serment entre les mains d'un ecclésiastique préposé a cet effet par M. l'évoque de Toul, el qu'elle e*t seule agréable aux femmes de la paroisse, dont on doit surtout cousidérer le penchant el l'inclination h cet éganl ; le Remontrant croit qu'il c*t de la justice el de la bonté de la Cour de finir celle affaire d'autorité, et d'empêcher que le repos de celle communauté ne soit pas troublé davantage pour celle difficulté, qui a causé des frai* considérables et qui en pourrait causer de plu3 grands à l'avenir, s'il n'y élail pourvu, en maintenant celle qui est élue à la pluralité des voit,
el qui est désirée par les femmes La Cour...
ordonne qnc l'élection faite à "la pluralité des voix, de la personne de ladile Barbe Henry, sera exécutée selon sa forme el teneur; el en conséquence ordonne qu'elle fera seule les fonction* de sage-femme de la paroisse de Domp-Gcrmaio ; fail défenses à ladile Mansuette Gilbert de la troubler. Fait 'a Nancy, le 22 juin 1708. » (Réveil des Edits el Ordonnances, t. 1)
L'auteur de l'Histoire de la Justice criminelle cile, à propos d'une ancienne coutume judiciaire, le fail suivant qui se serait passé a Domgcrmain: u L'usage, dit M. Dumont, avait admis une sorte à'asile qui était accordé, non plus au coupable (comme les lieux d'asile), mais à l'innocent. Lorsqu'un individu avait été menacé par un antre, et qu'il ne se sentait pas asser fort pour le braver, il demandait contre lui ce qu'on appelait uo <useurentent. A cet effet, il le faisait citer devani le juge, exposait sa crainte cl requérait te magistrat de lui faire défense d'user de toies de fait envers lui. S'il y avait lieu, le juge le déclarait en assurément contre le cité, auquel il recommandait de ne l'injurier ni le toucher, lui déclarait que s'il lui arrivait mal, on s'en prendrait à loi. En 1*68, un nommé Jean liera ndel, de Domgermain, se trouvant devant le prévôt de Foug avec Collot Gillebcrt, dudil lieu, s'effraya de quelques menaces de ce dernier cl demanda assurément contre lui. liera ndel lui répondit : J'y consens; et du diable sois-tu sûr ? Celle apostrophe contre l'accusé, motiva à Pinstani une amende de 60