‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 143 sur 292 · EUL — 533 — EL'V · texte numérisé non relu

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qoi leor élail propre el dont ils pouvaient faire profil, «4 réduit le tout à un étal tel qu'un chacun eo est ruiné, du moins la plus grande partie de>Jil* habitants, ne leur ayant pas seulement resté aucun grain ni fourrage, chacun étant contraint de vendre son bétail pour ne le pouvoir nourrir, même la plupart des laboureurs et vignerons contraints de quitter leur labourage el leurs maîtres, et autres de s'a^sculcr tout-à-fait pour la misère et pauvreté à laquelle sont réduits ledits deux villages, qui jà, l'année passée, furent traites de même par ladite armée. « La dépopulation fut telle que, de J8i ménages qu'il y avait auparavant à Lay cl à Eulmont, il n'en restait plus que douze en itiit). En 17(2, ce dernier village comptait environ 66 habitants, y compris 22 veuves.

La paroisse d'Eulmonl, avait, sans doute, comme dépendant de celle de Lay-Saiol-Christopbe, été comprise dans la doualion faite à l'abbaye de Saint-Arnou de Metz, en 959, par la comtesse Eve el par Odalric, son fils. Toutefois, ce ne fut qu'à partir de 1521, que ce village eut une cflise. L'évoque de Toul le détacha de la paroisse de Lay, le 21 juin 1708, et l'érigea en église îticcursale. Celle érection, qui fui confirmée par Léopold, le 21 juillet de la même année, provoqua, de la part de Dom Calmet, comme prieur de Lay, un appel en cour de Home, el il y eut, au sujet de la jouissauce des dîmes d'Eulmonl, une cooksUliou très-vive entre le savant Bénédictin et le curé du lieu. Dom Calmet rédigea même, à celle occasion, un mémoire dont la minute, écrite toul entière de sa main, nous a clé conservée. (Cure d'Eulmonl.)

Il y avait, daus l'église d'Eulmonl, deux chapelles de la Vierge, réunies sous le litre de Nolre- Dauie-de-Pitié ; elles avaient été fondées par un curé de Lay el par un habitant d'Eulmonl, qu'on ut nomme pas.

Celte commune a élé érigée en succursale en lt><)2. — Patron, saint Remy.

El'LMONT. Le plus ancien litre où il soil fail mention du hameau d'Eulmonl, dépcudanl de I'ommarie; est un acte de vente, daté du samedi Jcvanl Pùques 12*9, et par lequel Henri, comle de Yjudeuiont, fait l'acquisition d'un homme d'Eulmonl :

« Sous Mathcus, filz Wauticr d'Eumont, cs- ™ier, el Jenelie, sa femme, fa:sous savoir à tous,

que nous avons vendu el acquictei perpétuellement à lonsiours, sans réclamer, h noble homme Henry, comte de Vatidemonl, el a ses hoirs, Wa utérin d'Angovilher, freire Tbiriel le masson cl ses hoirs, pour quarante livres de toullois que nous avons receu eu deniers nombrez bons el loyaulx, à tenir el avoir ledit homme el ses hoirs à tousiours audit conte et ses hoirs pour la somme dcssusdile... » (Cari. Yaudémonl domaine.)

Le mercredi après la Saint-Vincent 1396 , Guillaume Le Poullain de La JRappe donne son dénombrement au comle de Vaudémont pour Eulmont, Xeuilley, etc. (T. C. Vaudémonl.)

En 15()i, un nommé Willaume Tbiriel, de Domjulicn, qui était venu s'établir à Eulmont, ayant exposé au duc de Lorraine qu'il ne pouvait, eu raison de sa pauvreté, acquitter toutes les charges auxquelles étaient soumis les autres habitants, il fui amure a la somme de 7 gros, payable annuellement a la recette de Vézclisc. (L. P. 1504.)

On a des dénombrements de la terre d'Eulmont on du gagnage-lief situé audit lieu, donués par Guillaume Le Poullain de La Rappe (1596); Perrin de Farnoncourt (1400) ; Louis d'Ourchcs (1581); Alix Bouvet, veuve de Jhierry Alix de Veroncourl (1616) ; François de Tavagny, seigneur d'Etreval (1628) ; Agnes de Veroncourl (1664).

M de Tervenus possédait, à Eulmonl, un fief qu'il vendit, le 23 septembre 1761, au sieur Nicolas Florentin, laboureur a They, lequel demanda el obtint, en 1765, i'extiuclion du litre de fief que portail ce gagnage. (Enl. 1763.)

EUVEZIN. En 1299, Gérard de Relange, évèque de Metz, déclare qu'eu sa présence, Guillaume, curé de Botiillonville, Jacques, curé do Pannes, d'une part, et Démange, bailli d'Apremont, d'autre pari, ont échangé la justice temporelle que lesdits prêtres avaient en la chapelle d'Euvezin, contre un muid de blé, mesure d'Essey, que ledit Démange leur a assigné.

Le 16 avril 1596, une nommée Alix Hubay, femme Guillaume Jesse , d'Euvezin, se donne franchement et quillement a Jean d'Autel, seigneur d'Apremonl, de telle condition que ses hommes el femmes dudil Aprcmonl. (T. C. Apremont, 56° liasï>e.)

Le 17 août i-158, Jean Guiotin, citaîn de Ponià-Mousson, vend à Hue d'Autel, seigneur d'Apremonl, loul ce qui peut lui appartenir en la

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ville, ban et finage d'Euvezin. (Id. 46e liasse.)

Le 46 mai 1408, 'Jean de*tahévillc, écuyer, donne son dénombrement h Enncquin, comle de Linange, pour la moyenne et basse justice d'Euvezin. (T. C. Apremonl, 46e liasse.)

Eu 1584, le duc Charles III confirme l'acquisition que Robert des Anchcrins avait faite sur Nicolas de Mouron, du tiers en la seigneurie foncière d'Euvczin. (Id. 16* liasse.)

Oulrc les litres que je viens de rappeler, on trouve des actes de dénombrement de la seigneurie ou de partie do la seigneurie d'Euvezin, donnes aux comtes de Linange, comme seigneurs d'Aprcmont, par Jean Guiotin, de Pont-a-Mousson (1405) ; Jacomin Simon (1133) ; Poincc Baildoche (44S7) : Varry Roucel (1466) cl Pierre Baudocbe (1479), tous ciuins de Metz ; Louis de Lenoncûurl cl Jean de Lahévillc (1478) ; Nicolas des Ancherius ou des Hinchellius (1525) ; enfin, par Thierry de Xonvillc (4 838).

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Le comté d'Euvezin, érigé en ce titre en 173ti, pour M. de Rozièrcs, comprenait, outre le vtlla;v de Bouillonville et le fief de Robcrl-Ménif, la seigneurie d'Euvezin, consistant en un château et chapelle caslrale, cour, basse-cour, colombier, bergerie, moulin, pressoirs et fours banaux, etc., droits de forfuyanec, formatage, représentation d'héritiers absents, etc. C'était le chef-lieu d'une prévôté, composée d'un prévôt, gruyer et chef dt police ; d'un procureur d'office, d'un greffier cl de deux sergents pour y admiuislrer la justice sor lootes les personnes cl dans loule l'étendue des villages formant le comté, sauf l'appel au bailliage de Sainl-Mihiel.

En 1709, Euvezin renfermait environ 70 habitants ; il dépendait, au spirituel, de l'archiprcire de Gorzc et était annexe de Pannes et de Bouillonville.

Il a été érigé en succursale en 4802.

Patron, saint Gorgon.

FAGXOUX. Les deux censés de Fagnoux, qui dépendent aujourd'hui de Thiaville et de Lh Chapelle, étaient auciennement sur le ban de celle dernière commune ; elles complaicut 20 feux en

FAÏENCERIE (la), censé, territoire de Frémonville, composée de 3 maisons renfermant 13 ménages.

FALOUART. Au mois d'août 4240, Bcrlhc, dame'd'Ormcs, sœur du ducMalhicu, du consentement de Gauthier de Vignory, son mari, donne a l'église de Clairlieu, a charge d'un anniversaire pour elle cl son mari, le moulin de Faluart, situé sur la rivière de Madon, s'inlerdisant la liberté de bàlir d'autre moulin sur cette, rivière. Cette donation fut confirmée par le duc Mathieu, lequel y ajouta (42^2) celle d'un gué sous le moulin de Faloart, que sa sœur tenait de lui en fief ; et par Jacques, évêque de Metz, aussi strur de la princesse Berllie. (Ces chartes sont imprimées dans l'Histoire de Lorraine.)

On lit, ii propos de ce moulin, dans l'Inventaire de l'abbaye de Chirlieu : i» Le moulin de Falouarl, appartenant à l'abbaye, et celui de Jam-

bon, dépendant du marquisat d'Haroné, existaient lous les deux sur le ban de Lemainville faisant partie de ce marquisat; l'un et l'autre étaient bannanx, le premier en vertu de titres particuliers, et le second aux termes de la coutume de Lorraine qui accorde ce droit aux seigneurs. La rivalité de ces deux usines cl la difficulté de 1« concilier dans un même territoire, donna lieu s un procès fameux sur la question de savoir laquelle des deux subsisterait ou serait supprimée. Après plusieurs années de litispendance, les parlies se rapprochèrent et convinrent de réunir les deux moulius pour en être le produit partage et» tre elles. Jambon fut conservé comme étant 1; plus en état, cl Falouart démoli h cause de sa caducité. «

F A N X O NCO U RT . Le 10 mars HOO, Pmii de Furnoncourf, écuyer, se déclare botume-li.'du comle de Vaudémont et déclare tenir do k\ en fief et hommage le siège de sa maison de Farnoncourt, lî*2 jours de terres et vignes, le moulin dit J/«i7/e/sous Eulmoni, un homme de 1er audit Farnoncoiirt, etc. (Voir, a l'article Diarvilfr, ce que j'ai dit des hommes de fer.)

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