‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 142 sur 292 · EUL · texte numérisé non relu

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Souveraincourt, Dolcourl, Favières, Saulxerotle, Praye et Chaouilley. Eo 1775, la terre d'Elrcval appartenait a M. de Tcrvenus, ancien capitaine pour le service de France au régimeul de Beaufremoul.

François de Tavagny avait fait construire, dans le château, une chapelle sous l'invocation de sainte Aune ; on y disait la messe les fêles cl dimanches.

* Ann. de Thorey. — Patron, saint Laurent.

ELLMONT. Voici le texte de la charte par laquelle, le 1er mai 1539, le duc Raoul prend sous sa prolecliou et sauvegarde les habitants des villages de Lay et d'Eulmout :

u Nous Raoulz, dus de Loheraine cl marehis, faisons savoir à tous que nous avons pris et reccu, prenons et recevons par ces présentes lettres eu uustre sauvegarde et protection cl en nostre especiaul conduit, tous les habitans, hommes cl femmes cl enfaus des villes cl des bans de Lay et d'Ecmool et des appartenances, les dictes villes, les bans et fi nages (Ficelles et tous les biens et chuptelz îles dits habitans où qu'ilz soient, toute nostre vie durant, et avons promis cl promettons loyaulemeot eu bonne foy à garder cl à dépendre et souslenir toute nostre vie durant cl encoulrc tous qui a jour et à droil vouroient venir, for que encontre i'abbey de saincl Aruoul de Jletz cl le priour de Lay lant soulcmcut, tous les habitans,hommes et femmes et enfans des dictes villes et bans de Lay et d'Eumout et des appartenances, lours biens et lours chasteils, par tout où qu'ils soient et seront, jusques à droil. El pour ceste dicte garde, li devant dis hommes et femmes deuioruns endites villes et bans randeront cl paieront chacun an toute nostre vie durant, au jour de la Teste Saiuct Martin d'hiver, à nostre commandemeut, à Nancy, c'est assavoir chacun feu deux soulz et demei; chacun conduit qui ferait vaiugnaige ne mecterail- hestc ou champ, cinq souk de pt lis tournois mouuoie coursable eu nosire ducliief ; cil qui waingnaige ne ferait ue Leste mecteraii en champ', trois soulz et demei de tournois, ci li vave femme qui ne ferail waiugnaige ne meclerait Sieste en champ, duus soulz et demei de pelis tournois, et si elle faisoit waingnaige ou mectoit beste en champ, c!lc paieroil aulrelanl comme li waingnours devant dis, et seront levés et receus chacun an li deniers devaul dis par le niaiour et les Cichavins qui pour le

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temps seront a us dis leus... Encor est assavec que si li devant dis abbé de Saincl Arnoul ou u priours de Luy ou lours successours vouloieai presseir ou sermeneir plus qu'ilz ne deussent les dis habitans des dictes villes et bans, nous les devons aidicr el soslenir encontre les dis abbey ci priour, cl tenir en lours justes saisiones, franchises cl libériez jusques à droit. El ne mtod: tenus les dis habitans des dictes villes el bacs u faire nulz commaudemens de noz prevosl, de ao< doyens, ne de nos autres sergens. »» (Cari. Nancy domaine.)

Par lettres patentes du 28 mars 1570, le dor Charles III aiïrairchil une maisou située à Eurmonl, et appartenant au sieur Jacques Beaufurt. contrôleur des fortifications de la ville de Naurr. Celte maison, dite la franche moitresse d'EuImont, appartint successivement à Dianne Beaufon. veuve du sieur Sauxcrolte, à Louise de Saalwurel., veuve du sieur de N'oiron, au sieur de Mo. léon, puis aux ancêtres d'Emmanuel Hère, contrôleur général des domaines et forets de Lorraine ; ce dernier obtint de Stanislas, le li octobre 1750, des lettres portant confirmait des franchises accordées par Charles 111 aux propriétaires de la maison dont il vient d'être park.

Les habitans d'Eulmonl curent h souffrir, à diverses époques, du passage des geus de guerre : eu 154i-15 un« réduction de 50 florins leur amt clé accordée sur l'aide ordinaire Sainl-Rrmr, ainsi qu'aux habitants de Lay, u à cause de !< grosse dépense pour deux ou trois venues des Espagnols." En 1055, ils sollicitèrent une semblable faveur cl produisirent, à l'appui de leur demande, un certificat signé par leurs curv , maire el ofliciers de justice, cl dans lequel oo I»:: m Que les remontrants ont été affligés de la contagion pendant trois mois de Faunée prescrite, cl qu'à cause de l'armée française qui a eau* devant Nancy et se reliré ez villages circonuisins, lesdils remontrants se seraient abseutés <.x mieux ils auraient pu, à cause des divers cir\> i de garde posés eu leurs villages, ei>miue vui:i-> 1 du quartier de Champigneules et autres, eu ^:~z que pendant six semaines qu'ils auraient sejoun/ audit lieu, ils auraient entièrement vidé les nuisons, pris et emmené ce qu'il» y auraient iruuu, sans y avoir Lissé chose aiicuue, même eniLaimagé la plupart dcsdiles mabons , ùsquelles i!auraicut pris les barreaux, vitres, serrures etu*

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