‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 146 sur 292 · FAU · texte numérisé non relu

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les mnn.ms et habltans de Indite paroisse font de tiiois ans en trois ans un pclil dimeur, lequel doit dimer les menues dimes, comme chanvre, pois, fèves, grains de navel, veaux, poulains, agneaux, porcelets, laines et toutes autres menues dîmes, et pour ses peines et salaires on doit porter son dime ; sur lesquelles dimes de vin il est d'usage et de coutume que ceux qui l'ont pour banvins sont tenus que premier et avant qu'il se lire hors de la cuve, d'appeler lesdits dimeurs et échevins de l'église cl du premier saut de vin qui saille de ladite cuve en délivrer, et lequel vin doivent garder et entretenir jusques au jour de Pasques, pour après ledit jour les disperser comme cy après s'ensuit, c'est assavoir au jour du grand jeudy (le Jeudi-Saint), tant pour laver les autels comme pour ledit sieur curé.

» Item, il est d'usage et de coutume que tous les ans au jour du grand vendredi (Vendredi- Saint) ou autres jours plus convenables, ceux qui ont le petit dime vont avec le petit dîmeur par les trois villages de ladite paroisse pour dimer les agnelets, les veaux et poulains par la manière que s'en suit, assavoir, que quand les bonnes gens ont dix ou douze agnelets ils en peuvent ôler trois, du reste lesdits dimeurs doivent prendre et élire (choisir) lequel il leur plait pour leurs dîmes, et si les bonnes gens n'ont que six on sept agncls, ils en doivent priser entre eux, [et s'il y en a huit ou neuf, lesdils dimeurs en peuvent prendre un, et du reste de chacun agnel doit rendre un fort auxdilcs bonnes gens.

« Item quand les bonnes gens ont dix ou douze porcelets, elles en doivent donner un pour les dîmes, et pour chacun veau mâle doivent donner nn messin pour les dimes, et pour une femclledoi vent donner un fort, cl pour un poullain un messin.

•i Item il est d'usage cl de coutume par chacun an, que, quand les brebis sont tondues, tant au terme de Pâques comme Saiul-Kcmi, à chacun desdils Urines lesdils dimeurs doivent aller par lesdils trois villages de ladite paroisse pour recevoir les dimes desdites laines, el doivent dimer lesdites bonnes gens en conscience en donnant justement les liîmes de leurs laines auxdils dimeurs... h (Coll. S. G. et P.)

J'ai fait connaître, à l'article Custines, le règlement pour la police et .les bois communaux, donné, en 1581, par le duc Charles 111, aux habilauls de Faulx et de Coudé.

On lit dans les comptes du domaine de Condé, sous la date de lb'89 : u Chacun condoil des tilles de Malleloy, Faulx Saint-Pierre, Faulx Saint- Etienne et Montenoy doit chacun an à gneur le duc, au terme Saint-Martin d'hiver, cause de son four, îi sols messins, la veuve faisant labeur (labour) autant, et celle non faisant labeur 2 sols et demi. Chacun conduit des villes de la vallée des Faulx doit à Monseigneur (s'il n'est homme franc), pour les corvées de la fanlx, de la fourche, du vayn et de la sarpclte, 3 gros. Tons mnnans et habitants des villes de la vallée des Faulx soûlaient faire le guel et charroyer au château de Condé; mais de présent n'en font plu.;, en payant chacun an 18 livres pour le guet et 6 livres pour le charroi. Chacun conduit desdiUM villes faisant labeur doit trois corvées, savoir : ie sommars, le wayu et l'avoine. » Celte redevance se payait cd argent, plus ou moins.

Plusieurs individus de Faulx furent exécutés comme sorciers au XVI Ie siècle : ClauJon, femme de Gérard Pitoux (1605) ; Jean Toussaint, François Cordier et Catherine Saulnier (ICI8.)

La Déclaration fournie, en 1738, par la communauté de Faulx, contient quelques renseignements qui ne sont pas dépourvus d'intérêt : « 11 appartient, à ladite communauté, 5,01)0 arpent* de bois, tant en bois rapailles que paquis ; on en marque annuellement un canton qui produit à chaque ménage !i hommées. Outre la susdite quantité de bois, il lui appartient un bois d'environ GO arpents et 18 fauchées de prés an-dessous.

anciennement en étang Une masure appelée

V Hôpital Une maireric dont le droit est de

percevoir la dime de certains petits cantons, ce qui peut rapporter année portant l'antre, 3 paires de resaux.... Une maireric au droit comme le précédent, à Faulx Saint-Etienne, qui peut rapporter environ 3 paires de resaux avec une fauchée cl demie de pré, et la menue dime dans le5 maisons et usuaires en dépendant d'une rue appelée la rue de Chardonnel. La communauté dit que ce droit avait été donné, comme celui énoncé en l'article précédent (par le sieur Masson, curé du lieu), au récent d'école, mais que l'églitc ayant été brûlée du temps des guerres, les seigneurs du lieu s'en sont emparés et ne venlcnl point s'en dessaisir

n II appartenait ci-devant aux quatre plus jeunes mariés des Faulx le droit de redime dans les

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grosses dîmes, c'cst-à-dirc la 41e gerbe des dimes, a charge par enx de faire les fonctions de liauliers (porteurs de peaux ou poleaux, ou hâtons armés de deux pointes de fer, pour enlever sur leurs épaules les gerbes des dîmes) ; mais par arrêt de la Cour Souveraine de Lorraine, du 10 niai 4712, les habitants ont été déclarés incapables de percevoir de dîme, c'est pourquoi il fut ordonné que ce droit serait mis à l'enchère annuellement, el que le prix qui en proviendrait itMirneratl au profil de l'église, ce qui se monte à 2i)0 livres....

<i Le chapitre de la Primatialc de Nancy distribue annuellement à la communauté, le jour de Pâques, 16 chaudrons de vin, suivant l'ancien usage.

n 11 y a, sur le ban de Faulx, un héritage d'un jour dans lequel était autrefois un ermitage ; les uns disent que c'était anciennement la paroisse ou mère-église de plusieurs villages, mais on n'y a jamais vu qu'un ermitage, des ruiues duquel on s'est servi pour construire la nouvelle église du iieu. Le curé s'est emparé du terrain, où il a fait construire une vigne....

h La place où était anciennement l'église de Faulx-Sainl-Etienoc, qui est lolalemcut ruinée, n:y restant plus qu'une tour qui tombe en ruine et qui sert d'ancien monument. Il est ordonné par M. I'évêquc de Tuul que celle place sera enfermée el laissée an profit de l'église... n

II y a, aux Archives, un plan de l'église de Faolx, dressé en 1750.

Celle commune a été érigée en succursale en 1S02. — Patrons, saint Pierre et sainl Etienne.

FAVIÈRES. Voici le texte des lettres par lesquelles, au mois de janvier 129î>, Henri, comte •le Vaudémont, achète de Jean dit l'Oison, de Ritiiguy, un homme de Favières : u Nous Jetons, cum dil li Oison?, de Batigneix, escuier, et Odille, sa femme, faisons savoir.... que nous avnos veodoi cl vendons par ces présentes lettres à nostre chicr signour Hanry, comte de Vaudemoûl, el nostre chierc dame Elisant, comtesse doodil leu de Vandemont, el h leurs hoirs perpétuellement, ung homme, sa maignie, sa poursuite el loute sa lenotir ù chaos cl à ville, que nousaviens en la ville de Favicres, c'esl assavoir Milel, cl quanque nous aviens, avoir poiens cl deviens oudit homme, en sa tenonr el en sa poursuite, pour douze livres de Lotus loullois... n

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En 1584, les habitants de Favicres donnèrent leurs reversâtes au duc de Lorraine pour la permission qui leur avait clé accordée d'ériger dans leur village un gros pressoir à vin el un autre pelil à verjus, pour les tenir l'espace de douze années, en payant 2 francs de redevance annuelle, el à charge, le temps ci-dessus expiré, de rendre franchement ces pressoirs au duc. (T. C. Vaudémont domaine.)

Eu 1G03, ces mêmes habitants adressèrent a Charles 111 une requête dans laquelle ils se plaignaient des troubles et empêchements qui étaient donnés au vainpàturagc de leur bétail dans les forêts d'Amon et de Hcy par les officiers de la grurie du comté de Vaudémont, bien qu'ils en eussent le droit cl la jouissance par lettres d'octroi et permission. 'Le prince déclara, néanmoins, que ces officiers avaient eu juste sujet de condamner les réclamants à l'amende, parce qu'ils ne devaient envoyer leur bétail que dans les contrées qui leur seraienl annuellement désignées. (T. C. Vaudémont fiefs.)

En 1614, deux individus de Favicres, Nicolas Mougcnol et Isabelle, sa femme, furent brûlés comme sorciers.

Par lettres patentes du 10 octobre 1720, le duc Léopold confirme et ratifie la vente par lui faite, le 8 juillet précédent, à son conseiller d'Etat et grand écuyer, le sieur Marc, marquis de Beauvau, de Craon et d'Haroué, cl h la dame de Ligniville, son épouse, des hautes, moyennes et basses justices des villages de Favièrcs, Sauixerotle, Clércy el Dolcourl. (Ent. 1720.)

Le 18 septembre 1744, le roi Stanislas amortit différents immeubles acquis par les directeurs du bureau des pauvres de Favières. (Ent. 174546.)

On voit, par une note des comptes do domaine de Vaudémont, qu'en vertu d'un édil communal, les étrangers qui se reliraient à Favières pour y résider, devaient payer 50 francs, moitié au duc, moitié aux habitants, cl que ceux qui prendraient en mariage des filles du lieu, ne paieraient que 15 francs.

Le village de Favières, qui, en 1667, se trouvait réduit h 55 ménages, était, en 1738, le plus considérable du comte de Vaudémont ; c'est eu qui ressort de la Déclaration fournie à celle époque par les habitant ; ils s'y plaignent de l'insuffisance de leur église : «Le finage, disent ils, n'est pas considérable, et une grande partie des terres

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n'osl pas d'un grand rapport ; ce village subsiste par sa poterie de terre, n

M. Maurice Lenfant, curé de Favicres, né à Vézclisc et mort en 1807, n laissé différents ouvrages : Les faux Prophètes, comédie (1791) ; Argument de Henri IV, le Don catholique (1792), et une Vie de M. de Mancssy, ancien cure de Troussey, supérieur de la congrégation des sœurs de la Doctrine-Chrétienne û Nancy, et chanoine de la cathédrale de Tout, mort en 1802.

Favières a été érigé en succursale en 1802 ; Pulney lui a été annexé par décret du 5 juillet 4811 ; il dépendait auparavant de Grimonviller.

Patrons, saint Antoine et saint Sulpicc.

FAXE. Il existe, aux Archives, un assez grand nombre de litres des XVe et XV1° siècles, concernant cette commune ; mais ce sont presque tous des actes de vente, d'échange, d'ascense-1 meut, etc., qui n'offrent généralement point d'intérêt. Il n'y en a que deux que j'indiquerai ici.

En 1478, l'Official de la cour de Metz ayant reçu des habitants du village de Fnxe (ville de Farx), diocèse de Metz et archiprèlré de Marsal, une requête dans laquelle ils exposaient que leur église tombait en ruine, il adressa à Jean, comte de Salm, maréchal de Lorraine, un mandement pour le prier de retenir, jusqu'à ce que l'église ail été réparée, les rentes et les dîmes delà cure, appartenant au prieuré de Saint-Christophe de Vie.

C'était le chapitre de la cathédrale de Metz qui possédait, ou ignore depuis quelle époque, les terre cl seigneurie de Faxc ; il les céda, par acte dn 4 septembre 1578, à Jean, comte Salm, baron de Viviers, en échange de certains immeubles et moyennant 5,0y0 francs, monnaie de Metz. (T. C. Viviers.)

On lit dans les comptes du domaine de Viviers : u Les sujets de la seigneurie de Faxc sont tenus aux corvées de Monseigneur (le comte de Salm), et doit chacun laboureur labourer aux héritages de mondit seigneur, une journée à scmarler, remuer, semer, cercler, sciller tant en blé, orge qu'avoine ; mèmemeot sont tenus de charroyer une journée entière le fumier et amendement du château sur les héritages cl corvées de mondil seigneur. Et de chacune maison des manouvriers doit être une personne suffisante pour aider à charger le fumier et à faucher les avoines ; en toutes lesquelles corvées ordinaires sont scule-

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