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lage de Mulcey, dépendant de la ville de Dieuze... Au village de Maizièrcs, dépendant de Pévèché de Metz, le prince de Salm a un quart dans uu grand gagnage...
»» Au village de Gossebningen, ressort de Lunéville, en corps et en ban de Fénélrange, les seigneurs de la Téte du Brac ont un mayeur qui lève leurs rentes, tant en argent, grains, chapons que poules. Les seigneurs de Lutzelbourg et Sarreick sont hauts justiciers audit Gosselmiugen, mais aux amendes basses qui se commettent dans le ban et finage, ils n'ont que la moitié contre les seigneurs du Brac.
m Lcsdils seigneurs du Brac y ont une belle maison et gagnage..., qui est franche en toutes choses, tant envers Son Altesse (le duc de Lorraine) qu'envers lesdils seigneurs de Lutzelbourg cl Sarreick, cl pareille aux immunités des églises pour l'asile et refuge des criminels durant six semaines et quelques jours, lesquels une fois expirés, lcsdils criminels en étant sortis sans être pris à ladite sortie, y peuvent sûrement rentrer et continuer la même immunité cl franchise pour autres six semaines et quelques jours... » (T. C. Fénétrange 4.)
Etablissement du protestantisme dans la seigneurie de Fénétrange. — Parmi les faits qui se rattachent a l'histoire de la ville el de la terre de Fénétrange, le plus intéressant est, sans aucun doute, celui qui concerne l'établissement de la religion réformée dans ce pays. Les Archives renferment, sous ce rapport, uu grand nombre de documents d'où j'ai extrait les détails suivants.
C'est vers l'an 1563, que les comtes Rhingraffs, seigneurs en partie de la terre de Fénétrange, introduisirent la religion luthérienne dans celle ville cl dans les villages de Slcinzcl, Postroff, Schalbach, Metling, Bellboru, Berthelming, Mifrtersheim, Lhor cl Wibersviller.
Cette introduction fut suivie de violences, contre lesquelles quelques-uns des seigneurs de la barounie s'empressèrent de protester : une lettre écrite, le dernier septembre 1505, par Jean, comte de Salm, a son bailli de Kirbourg, porte qu'il vient d'apprendre » que plusieurs nouveautés se sont passées à Fénélrange, sans son aveu ni celui du sieur Sébastien de Laudspcrg ; que l'on avait dépouillé les autels et chassé des églises les prêtres et chapelains... » Dans une autre lettre,
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du 4 décembre de la même année, adressée à ses baillis de Kirbonrg et de Dhauo, le même comlc se plaint u de ce que, de leur ebef et sans ordre, ils avaient fait abattre, à Fénétrange, un autel que le duc de Lorraine et Claude, comte de Salin, avaient fait réparer, n
Quelques années après, Diannc de Dommarlin, veuve de Jean-Philippe Rhingraff, ayant épousé en secondes noces Charles-Philippe de Croy, marquis d'IIavré, lequel faisait souvent sa résidence u Pénétrange, celui-ci m se sentit incommodé n de ce que l'exercice de la religion calbolique n'y avait lieu, cl il proposa aux autres seigneurs un accommodement qui fut signé en 1584. Il fut convenu, par cet accord, que la religion réformée suivant la confession d'Augsbourg continuerait à être exercée dans les endroits où elle était établie, cl les seigneurs Rhingraffs cédèrent au marquis d'IIavré u leur part et place au château de Fénétrange, avec ses fossés, ensemble toutes les rentes, dîmes et revenus situés hors de la seigneurie, lesquels appartenaient aux églises réformées, auquel château M. d'IIavré pourrait faire bâtir une chapelle ou église où l'exercice de la religion catholique romaine serait libre â lui, à ses successeurs et à ses sujets et habitauts de la ville et des villages qui y voudraient aller, qu'il y pourrait établir des chanoines cl prêtres catholiques... «i En vertu de ce traité, le marquis fil construire une chapelle daus son château, et, pendant plusieurs années, luthériens et catholiques se livrèrent paisiblement à l'exercice de leur culte. Mais, vers 1615, Dianne de Dommarlin, devenue veuve une seconde fois, voulut anticiper sur les droits qui avaient été concédés à son mari ; elle lit faire des processions publiques par toute la ville de Fénétrange, cl alla racine, à ce qu'il parail, jusqu'à appuyer ses prétentions par la force. Les Rhingraffs portèrent plainte devant la Chambre impériale cl adressèrent (28 mars 1615) une requête au duc Henri II. Ce prince députa plusieurs commissaires pour informer et entendre les raisons des parties ; mais la dame d'IIavré ue se rendit pas à la conférence qui lui avait été proposée, et ce ne fut qu'au mois de novembre 4618, que ces différends furent apaisés h la suite d'un accord passé entre les ducs de Croy cl les comtes sauvées du Rhin.
En lGtia, le comte de Vandémont ayant acheté la terre de Fénétrange du Rhingraff de Kirbourg,
la danse suivante fut insérée dans le coatr4 d'acquisition : u Seront les officiers et sojeu ladite barounie, faisant profession de la tdnS luthérienne suivant la confession d'Autour maintenus en la liberté de couscience, cl ne ronl ni ne pourront être violentés ni forcés a leur religion, dont l'exercice leur sera permis ti souffert aux droits et ainsi que du passé, suma l'usage de l'empire, conformément au demi» traité de Westphalic, d a 24 octobre 1658, et i ceux d'Osuabruck et de Munster, n
Il semble ressortir de différents documeDU que les protestants ne lardèrent pasia»oiria plaindre de la situation qui leur était faite dm la terre de Fénétrange , depuis que celle-ci changé de seigneur ; on lit, en effet, ce qui dans une pièce intitulée : Des nouveautez qui « son* glissez dans les esglises de Fenestrang^a des villages en dependans , en l'au 1G6G, 67 et 68 :
« l°L'ou a commandé au maître d'école ceux de la confession d'Augsbourg de soûw dans l'église de Fénétrange et Poslroff au nuiii à midi et au soir, la cloche trois fois, à la fa;« des catholiques, ce qu'il a jusqu'ici été cliiji d'effectuer, cl de plus d'annoncer les fêles que h catholiques observent, par le son desdiles cloches, ce qui se pratique.
» 2° L'on a de plus à diverses fois fait des processions par toute la ville avec solennité , uwlions de certains autels et prédications pobliijm sur les rues contre l'ancien usage ci jours <k a Fête-Dieu , comme ez années 67 et 68, cl oai obligé ceux de la confession d'Augsbourg, à yix de vingt florins , d'orner leurs places de veràtt et autres choses comme les autres ; le même set aussi pratiqué le 6 décembre dernier tout au vers de la ville pendant que quelques ques de Metz y étaient.
» 5° L'on veut astreindre ceux de la couler» d'Augsbourg, à peine de vingt florius, d'okerw les huit articles qu'on leur a prescrits et topo*
n 4° L'on a ôté au mailre d'école de la cm/s sion dudil Augsbourg la maison où résidait ch devant le jeune ministre, ei on y a logé le ta, d'école calbolique....
» î>° Dans l'église de Bclborn.lc carcqwa été ci-devaul à Romclling y a dit plusieurs la messe.
» 6" A Berthclioiog , après que les u\hoii<\<w
* sont impatronisés dans l'église, lo 12 mars I0G7, l'on y a érigé une grande croix de bois \u un catholique y a fondée, l'on y a dit la messe maire fancienne coutume et défendu l'entrée au ministre, même par deux fois lui fermé la porte , et on s ôté les gages du raarguillier.
* 7° A Miders et Wibersweyler les catholiques
* sont pareillement saisis des églises et défendu \i chaire à prêcher au jeune ministre audit Witt rivu'yler; item la sépulture au cimeticrà moins ïï«e de l'acheter par argent , et autres nouveautés H«e l'on y a introduites ; et quoique les catholique aient une église propre audit Miders, ils ne L»i>scDl de dire la messe dans celle qui appartient aaxçens de la confession d'Augsbourg, laquelle Wii* catholiques n'entretiennent pas seulement et la laissent aller en ruines. «
Ce onnvcl état de choses amena des violences de (a part des proteslauts : nn individu de Sarre- Unr» s 'étant marié à Fénélrange , et étant allé h l'offrande avec les personnes qui l'accompagnaient, le sieur Jean-André Kaifflin , ministre ri-fnrmé, dit, u preschanl haultement et témérairement, qu'icetilx avoient esté baiser le diable, et antres injures et diffamations de plusieurs permîmes, n Plainte fut portée devant M. Du Plessis, ^«verneor de Fénélrange , lequel fil procéder a udc information, doulon ne connaît pas le résultat.
En 1680, l'occupation de la lerrc de Fénétnnjrc par les troupes du roi de France amena encore de nouveaux changements dans la situation des réformés : le » février de cette année , Hubert Lamy, officiai de l'évéché de Metz au dhtriel de Vie, entra dans l'église de Fénélrange, occupée jusque-là (depuis i565) par les lutbéreiis, el ordonna que les catholiques y fissent le ïffîicc divin, u déclarant ne prétendre nullement prtjydicier au service ordinaire que ceux de la h'ligion protestante avaient accoutumé de faire ar.tlit lieu , mais seulement qu'cnsemblcmcnl et fjriî confusion les services s'y pratiquent de part et d'autre , que l'usage de l'église soit commun at»i bien que les cloches , le temps en devant <Hro réglé à l'amiable par les parties. » Peu de !<nçs après , le sieur Pierron , curé et doyen de i ^étrange, fit fermer l'église et en exclut les
Le \ jnin 1680, M. Georges d'Anbussou, évèl'ic de Bletz, étant venu faire sa visite pastorale ■> téuétrangc, les habitauts de la confession
d'Augsbourg lui présentèrent une requête à l'elTet d'être maintenus dans leurs privilèges, le libre exercice de leur religion dans l'église du lieu, u à cette fin qu'ils puissent profiler de la paix, vu qu'ils ont été réduits dans des extrêmes pauvretés par les guerres qu'ils ont souffertes depuis si longues années... »i
L'évcque répondit qu'il ne prétendait apporter aucun trouble par violence à l'exercice de la religion prétendue des suppliants, désirant seulement travailler h leur conversion par les voies évangélhpics ; et, ajoutait-il, m il csl si peu véritable qu'ils soient troublés dans leur exercice, qu'ils ont une église ou temple public à Miedcrsch, à deux lieues de la ville, dans une paroisse de la baronnie de Fénélrange, et qu'ils lienncul encore l'église parochiale de Stensel avec une belle église curiale à on quart de lieue de ladite ville, où ils ont la liberté tout entière de faire tous leurs exercices; et d'ailleurs nous avons appris, par les informations de notre visite, que ladile église n'est pas asseï grande pour contenir les habitants catholiques dudil Fénélrange, les soldais qui y sont ordinairement en garnison, les ouvriers qui travaillent aux fortifications el encore les catholiques des paroisses voisines, savoir : Diedendorff, Postdorff, Kirpech, Hirschlandt, Bcrlelmingcn, qui s'y assemblent pour entendre la messe les fêtes et les dimanches parce que leurs églises sont abandonnées par les ruines de la guerrcou par ledéfani d'eutrelieu pour les curés. u
Le 4 janvier 1G84, le Roi, sur les représentalions qui lui furcnl adressées par M. de La Goupillière, inteudanl au département de la Sarre, rendit un décret par lequel il accorde à ceux qni se convertiront u toutes sortes de franchises el exemptions de toutes charges pendant quatre années consécutives à commencer du jour de la conversion desdils habitants, soit luthériens, calvinistes, anabaptistes, juifs ou autres ; défeud aux baillis, prévôts, maires el échevins de les comprendre en aucune manière dans les rolles de la communauté pour les logements des gens de guerre, passages, quartiers d'hiver, jcls, impositions, corvées cl autres charge* pendant lesdites quatre anuées... m
Un autre éilit du Roi, du 21 décembre de la même année, prescrivit que dans les endroits où il y aurait deux églises, l«-s gens de la religion prendraient la plus grande et que l'autre demen-
rerail aux catholiques ; que lorsqu'il n'y en aurait qu'une dans le même lieu, elle serait commune aux uns et aux autres, sans pourtant que les catholiques puissent y entrer pour entendre la messe pendant que ceux de la religion y feraient leur service, ni prétendre aux revenus d'icnlles, ni faire dire ta messe ailleurs que daus le chœur, qui pourra être séparé si besoin est.
Sur la fin de 1685, M. de Bissy, commandant pour le roi en Lorraine, envoya le sieur Simon, grand prévôt de la proviuce, avec des archers et des soldats pour chasser les calvinistes qui s'étaient retirés de France au comté de Sarwerdcn et dans le voisinage, avec ordre d'abattre leurs temples. Dans le cours de celte expédition, le grand prévôt chassa le minisire luthérien de Fcnétrange et détruisit le temple de Millcrshcim.
En 1685 et 1686, un grand nombre de calvinistes et de luthériens de la seigneurie de Fénétrange abjurèrent leur religion, soit entre les mains du sieur Pierron, curé de celle ville, soit entre celles du P. Geoffroy, missionnaire de la compagnie de Jésus. Les réformés se plaignirent d'avoir été contraints h prononcer celte abjuration, et ils prétendirent même, ce qui paraît être la vérité, que l'intendant de la province, M. de La Goupillière, les nvail fait assembler dans l'église de Fénétrange, dont il avait fait garder les portes par des archers, et ne les aurait laissé sortir qu'après avoir signé leur abjuration. On recourut aussi h des libéralités pour déterminer les conversions, et l'intendant fil distribuer d'abondantes aumônes aux nouveaux convertis. Ces faits sont attestés par plusieurs documents authentiques. Mais les moyens qu'on avait employés n'eurcnl pas les résultats qu'on en espérait : l'hérésie ne disparut pas du pays, et, dès l'année 4689, les habitants de la seigneurie de Fénétrange adressaient une requête au Dauphin, qui était alors au siège de Philipsbourg, pour ravoir leur liberté de conscience. Il leur fut réponda qu'ils devaient se conformer aux ordres de Sa Majesté à peine d'être punis de leur désobéissance. (Cependant un édil du 10 février 1687, avait accordé franchise de dix ans aux étrangers qui viendraient s'établir en la province de Sarre, avec liberté entière de religion, h condition de bâtir des maisons et de défricher des terres.)
Un nouvel cdil du Roi, de l'année Ifi'Jl, défendit à toutes personnes, de quelle? condition et
religion elles fussent, dans la province de Sarrr. de se faire marier par autres que par les fort* catholiques des lieux de leur résidence, à ptip? de nullité de mariage et de 500 livres d'amen!?. Un jeune homme de Fénétrange et une fille dt Bokenhcim s'étant fait marier par un ministre, les curés de ces deux endroits en portèrent plaint? au présidial de Sarlouis, où les époux furent «ddamnés m à de grpsscs peines el amendes : . mais la cause ayant été évoquée au Parlement d< Metz, ils furent absous.
À la même époque, le sieur Sooari, bailli i> Fénétrange, ayant reçu ordre de M. de La Gc% pillièro d'obliger les nouveaux convertis a la eoamunion de Pâques, sous peine d'une amende;* cuniaire, ceux-ci s'y refusèrent cl formèrent u espèce d'attroupement ; n on renonça à les y cm- Iraindre. u La plupart de ceux qui avaient bit leur abjuration sont retournés au prêche des la. tbériens dans le voisinage et font profession <*verte de leur première religion. «
Deux sentences du bailliage de Fénétrsnjf, des 12 mars 1693 el 27 mai 1698, enjoigaintt de nouveau aux luthériens de cette ville de te baptiser leurs enfants et de ne se marier que p devant les curés catholiques.
Le 50 juin de celle dernière année, les blutants de la ville et seigneurie de Pénétrante, disant profession de la confession d'Augsbourj, n nombre de 95 , adressèrent une requête au route de Vaudémont, à l'effet d'obtenir la liberté te conscience, a l'exemple de ceux d'Alsace, b Deux-Ponls, du comté dcSareverdcn et autres. Cette requèto fut renvoyée à M. Souart, qui o> (il pas droit. Au contraire, dès le 8 juin J7Û0, \ une ordonnance émanée de l'intendant do prinat de Salin dans la baronnic do Fénétrange, &. fendit h Ions les sujets de celle seigneurie, U quelque qualité et condition ils fussent, de recevoir à l'avenir aucun prédicanl dans leurs maboos, à peine do cent florins d'amende pour la première fois; de porter leurs enfants hors de U seigneurie pour les faire baptiser par de» prolicanls ; leur prescrivit de les faire baptijerptf les curés de leurs paroisses, d'envoyer leor> esenfants aux écoles, instruction cl catéchisme qui se foui dans leurs dites paroisses ; enjoignit ni pasteurs* el maîtres d'école d'y leoir la maintfi' gncuscmcnl et de dresser des rôles de ceui lui manqueraient à y aller au jour marque, pour, ^
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les bailli*, prévôts ou maires des lieux, être frappé une amende de 6 sous sur les pareuls des enfante, de.
Celle nouvelle ordonnance donna lieu a de vives plaintes de la part des luthériens; leurs griefs furent examinés par des gens u recommandantes par ienr capacité et leur caractère, et, enlr'autres, par Je Fiscal impérial h WeUlar '>, et il fut rédigé un mémoire dans lequel on lit : «• En voulant obliger les haliilants par des peines pécuniaires a faire les fonctions de la religion catholique, a a lieu du bon effet qu'en cela on se propose, on ne fera rien autre chose que de chasser les habitants les mieux accommodés de la seigneurie, c'est-à-dire, qu'au lieu de faire des catholiques, ou perdra des sujets qui sont d'autant plus disposés ii quitter leurs demeures qu'ils n'ont qu'un pas à faire pour s'établir dans le comté de Snrcverden, limitrophe, et eu plusieurs endroits mêlés at« la seigneurie de Fénétrange, et où les luthériens ont l'exercice libre et entier de Ienr religion, sîos que l'évêque de Metz, qui y a fait sa visite, y ait trouvé à redire. Et au contraire, en conservant ces habitants par connivence et dissimulation, on pcol toujours espérer, avec le temps, de les ramener doucement a la vraie religion... n
Il ne parait pas qu'on ait tenu compte de ces observations , car nous trouvons, sous la date du 13 novembre 4725, l'ordonnauce suivante, donnée au château de Fénétrange : u Comme bous avons été suffisamment informé que les sujets luthériens fénétrangeois de Postroff s'immiscent d'envoyer leurs enfants à l'école luthérienne, el voulant prévenir il cela, nous ordonnons à notre maire dudit Postroff, aussitôt le présent ordre reçu, de faire souner la cloche du lieu et de déclarer a l'assemblée de toute la communauté, à tous les sujets fénétrangeois tant luthériens que catholiques, qu'ils aient à envoyer leurs enfants qui sont en état d'apprendre, à l'école catholique, et de payer l'écola^e au régent d'école, à peine de vingt florins d'amende à payer sau« retard en cas de désobéissance, à quoi le maire doit veiller exactement; ù quoi un chacun se doit conformer. Signé le comte de Choiseuil, seùrnenr de Beaupré, n
En 1745, il fut défendu aux luthériens de Fénélrange, à peine d'être poursuivis selon la rigueur des ordonnances, d'assister aux exercie
Le M juin I7.">2, les officiers du bailliage firent défense aux luthériens et calvinistes d'avoir des maîtres d'école ou précepteurs dans leurs maisoos, el ordonnèrent qoe celui qui était pour lors sortirait dans trois jours de la ville et seigneurie, à peine de punition corporelle.
On voit, enfin, par un extrait du registre de la police de Fénétrange , du 26 juin 1756, qu'un nommé Brickar, raaitre cordonnier et bourgeois de celte ville , fut condamné à 200 francs barrois à employer à la décoration de l'église paroissiale, el h 43 jours de prison, parce que, lors du passage de la procession du Saint-Sacrement, u il fut jeté d'une de ses fenêtres, des pierres, ci craché sur plusieurs personnes suivant ladite procession, bien que les deux femmes accusées de ce crimè prétendissent avoir craché sans dessein d'atteindre quelqu'un , et avoir seulement fait tomber par mégarde une petite pierre qui se trouvait sur un pot de fleurs, w (T. C. Fénétrange i, el Collégiale de Fénétrange.)
Tels sont les documents qui se rattachent a l'histoire de l'établissement de la religion réformée dans la baronnic de Fénétrange ; ils sont tous empruntés, je le répèle, h des titres authentiques, dont je me suis borné à analyser les principaux, me contentant d'exposer les faits tels qu'ils rcssortenl des pièces que j'ai eues sous les yeux. Je terminerai en ajoutant que la religion réformée a continué à subsister dans quelques localités du canton de Fénétrange et des cantons voisins. Il y a , dans cette ville , un pasteur de la confession d'Augsbourg.
Celte contrée n'eut pas seulement a souffrir des troubles dont l'introduction du protestantisme devait être la cause inévitable ; elle eut encore à supporter les fléaux de la guerre el de l'occupation , qui s'y continuèrent jusque vers la fin du XVII0 siècle. La situation malheureuse du pays est exposée dans une requête adressée , en 1677, au prince de Vaudémoot, par les sujets de la seigneurie , à l'effet d'obtenir la remise ou la réduction des redevances auxquelles ils étaient attenus. Cette supplique est intitulée : u Mémoire de ce qu'il faudra présenter par requeste à S. A. Monseigneur le Prince pour les suhjeclz de la seigneurie de F<:nc*lrangc. » On y lit :
u La misère el pauvreté des sujets, arrivées demis quelques années eu ra par les pas^a0ca
le leur religion, qui s'y faisaicul pour les troupes. | continuels des troupes françaises.
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» Qu'en Tannée 1674, les troupes commandées par Monsr le duc de Seaux , logées h Fénétrange l'espace de Irois semaines , qui auraient pillé la ville entièrement, n'y ayant laissé aucuns bestiaux, siuon quelques haridelles, les vaches , volailles cl porcs entièrement pris et perdus , comme aussi tous les -grains tant des bourgeois que sujets qui avaient réfugié audit Fénélrangc entièrement perdus , et daus tous les villages le peu qui restait a aussi été perdu par le passage et retour de feu M. le maréchal de Tourainc (Turenne).
tr Qu'en Tannée 1675, les passages continuels tant de Monsr le comte de Hully, le sieur Pillois et autres, venant et repassant de Trêves, Sarrebruck que Deux-Ponts pour aller en Allemagne et Alsace , qui ont causé l'abandnnoemcnt et la mort eu partie des sujets de lîdile seigneurie cl par plus de treutc maisons brûlées dans ladite seigneurie par lesdiles troupes.
«» Qu'en Tannée 1670, les continuels passages desdilcs Iroupcs françaises qui ont logé audit Fénélrangc cl cz villages, du commencement de Tannée , pour aller du côté du Palalinat secourir Pbïlisbourg et en retour d'iccux.
» Les Iroupcs de l'armée de Monsr de Luxembourg passant dans ladite seigneurie allant en Alsace , comme aussi la brigade de Monsr le marquis de Joyeuse, logée audit Fénétrange l'espace de cinq ou six jours... où lesdiles troupes ont pris les grains qu'ils ont pu trouver et le restant en partie des chevaux, et même enlevé au château de Fénélrangc des grains que les pauvres
sujets y avaient réfugiés ; de plus, de cinq
compagnies tant de dragons qne cavalerie logés à Fénélrangc et cz villages là où leur a fallu fournir l'étape... tous ces logements ont causé ta ruine cl pauvreté des sujets de ladite seigneurie... »
Des requêtes particulières , où sont exposes à peu près les mêmes motifs, furent, en outre, envoyées au prince de Vaudémont (1702, 1706, 4707), parles communautés de Sleinzel, PostrofT, Slillcrslicim , Londreling, Loslroff, Ilomclling, Hertlielming , Rclthorn , Lohr, Wiberswillcr, Langatte, Haut-Clocher, Bcrendorff, Schalbach, Diannc-Cnpellc et Melliug , et suivies de décrets portant réduction des rentes seigneuriales dues par ces communautés.
Eu 1715, il y avait, dans les dix-huit villages formant la terre de Fénélrangc , habitants , 6'2() maisons et 76 î masures. Uu Mémoire de
M. de Rutant , contrôleur-général , rédigé ça 1717, contient la note suivante : u II n'y a liM de faire aucune imposition d'octroi, parce que comme les villages, et même la ville, sont encore déserts en parlie par le malheur des guerres, a trouvé qu'il est avantageux de laisser encore quelques années les peuples dans la tranquillité, pour, par là, donner lieu au repeuplement et au rétablissement
Les troubles dont la seigneurie de Fénélnn^avait été le théâtre , y avaient amené une grande pertarbation : les officiers du prince outrepassaient leurs attribulions , soit daus leur manKrt de rendre la justice, soit en exigeant des haltitjoL. des redevances cl des corvées auxquelles ceux-ci ne devaient pas être attenus. Léopold s'occupa j remédier à cet état de choses.
Un arrêt du conseil d'Etat de ce prince, rendu le 8 avril 172£, tant sur les prétentions do comte de Choiscuil contre les sujets de sadile A-, sur les plaintes respectives de ses sujets de la terre cl barounie de Fénélrangc contre ledit sieur de Choiseuil en sa qualité de bailli, et les antres officiers de ladite terre, régla les droits, fooetioos. cl émoluments, tanl de la justice el police que des eaux cl forèls :
»i Pourra, y est-il dit, le sieur comte de Choiscuil, en saditc qualité de bailli, présider tanl aui audiences qu'à la chambre du conseil du bailliage dudil Fénétrange, qu'aux assemblées de polici. tant ordinaires qu'extraordinaires, dans toutes lesquelles il jouira de la voix honoraire sa os aucuue rétribution....
n Sera loisible audit sieur de Choiscnil d'avoir nu chasseur à son usage particulier, lequel pourra chasser par toute ladite terre et baronnie.
ti Pourra ledit sieur de Cboiseuil, en sadile qualité de bailli, faire arrêter et emprisonner tout délinquant pris en flagrant délit en cas de crioie public, sur le procès-verbal qu'il en dressera: mais en touj autres cas, il sera tenu d'en conférer auparavant avec les autres officiers dudi siège, lesquels décideront avec lui, \\ la pluralitc des voix, de la punition ou élargissement 'lo> prisonniers, sans que ledit bailli puisse seul k son chef condamner les particuliers détenu? a auenne amende h son profit particulier, a peiw de concussion cl de privation de son emploi.
m Lui fait défenses cl aux antres officiers dmi.i siège de faire à l'avenir aucune ordonnance <l<
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police au sujet des réparations publiques, ni aucunes impositions de deniers sans la permission expresse de sadite A. R.
n Lui enjoint de laisser le cours libre de la justice aux particuliers qui voudront s'y pourvoir.
t Lui fait défense de désarmer les sujets de ladite seigneurie et lui enjoint de leur faire rendre ies armes qu'il leur a fait ôter...
« Fait défense audit sieur de Cboiseoil de batire ni mal traiter aucun sujet de ladite seigneurie, oi leur faire faire aucune voilure ni corvée de bras au dedans et au dehors de ladite baronnie, sous telle peine que de droit.
n Fait pareillement défenses aux. lieutenants , officiers du bailliage, lorsqu'ils procéderont aux appositions de scellés, confections d'inventaires et autres fonctions de leurs offices hors dudit Féoétraoge, de faire payer par les parties la dépense qu'ils feront au cabaret , sauf à eux de se faire payer de leurs vacations conformément à l'ordonnance, sur le pied de la taxe des autres officiers des sièges bailliagcrs des états de sadite A. II.
» Connaîtront lesdits lieutenans et officiers audit siège des actions civiles, personnelles et réelles, même entre personnes privilégiées y résidant, Uni au civil qu'au criminel en première instance, cl jouiront de tels fruits, profits et émoluments Jont jouissent les autres lieutenants et officiers de* sièges bailliagcrs des étals de sadite A. R..., et seront les appellations desdilcs sentences el jugemens portées pardevant les officiers du Buffet, tomme du passé.
n Veut et entend sadite A. R. que le lieutenant dadil bailliage fasse les fonctions de gruyer, cl l'assesseur audit bailliage celles de contrôleur et garde-marteau, sur les réquisitions et poursuites de son procureur audit Féuétrangc el sous les ordres et inspection du commissaire général du département, lesquels officiers se conformeront dans leurs fondions et dans la perception de lours droits et émoluments aux ordonnances cl règlements faits par sadite A. R. au sujet des eaux et forêts de ses Etuis.
« Sera élabli audit Fénélrange un officier appelé haut maire, lequel recevra immédiatement des mains du sieur bailli les ordres concernant le ?miee de sadite A. R. el les fera passer aux maires des villages de ladite baronuie, lesquels seruni tenus de les envoyer par un de leurs ha-
bitants successivement do village à autre gratuitement et sans frais.
m Seront Ici maires de cliacuu village de ladite baronnic incessamment changés, cl nommera chacune communauté neuf de ses habitants entre lesquels il en sera choisi un, tant par le bailli que par les autres officiers dudit bailliage, lequel habitant ainsi choisi prêtera serment es mains dudit bailli cl à son absence en celles de son lieutenant, pour laquelle prestation de serment chacune communauté paiera 40 sols au bailli cl '20 sols au greffier, de tout quoi sera dressé procès-verbal, pour être ensuite exercé ledit office de maire par ledit pourvu pendant trois années consécutives, après lesquelles il en sera établi un autre dans chacune communauté suivant l'ordre ci-dessus prescrit, et ainsi successivement de trois années à autres, sans qu'aucun puisse être continué pour un plus long espace de temps. (Coll. de Fénélrange.)
Une mesure plus importante encore avait été prise quelques années auparavant : à la suite d'une requête par laquelle les habitants de la seigneurie, après avoir exposé que u la désertion du pays cl la ruine des peuples avaient donné le temps aux héritages de venir en friche, lajplupart en haut bois, n avaient demandé à cire maintenus dans ceux qu'ils avaicut défrichés el dont ils étaient alors en jouissance, à charge d'en payer un cens annuel. Léopold avait rendu, le 9 février 1716, une ordonnance prescrivant a que toutes les terres, prés et autres héritages défrichés ou non défrichés seraient arpentés, à la diligence cl aux frais des habitants, pour lesdits héritages demeurer propriétaircment en la possession do ceux qui en jouissent, à la charge néanmoins que les particuliers qui ne se trouveront fondes en bons titres paieront annuellement au domaine G sous de cens par arpent... » Ce fut un nommé Maurice Le Page, capitaine d'infanterie cl ingénieur au service du roi de France, qu'on chargea de cet immeuse travail, qui ne fait pas moins de onze énormes registres, accompagnés d'un trèsgrand plan géométrique de chacun des villages de la seigneurie. Outre ce plan, le terrier de la ville cl du buu de Fénélrange, renferme un plan très-curieux de celle ville (1) ; elle y est repré-
i'l) Il existe encore, aux Archive*, une u Perspective de la ville cl chaslcau de Fencslrange du
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scoléc avec son château, ses murailles, ses portes et ses fossés, lesquels n'avaicnl pas encore été asecusés pour cire transformés eu jarJius, la place de lu halle, située hors des murs, près de la porto d'En haut, etc. Ou trouve également, dans ce pied-terrier, sur quelques-uns des anciens édifices de cette ville, des détails iutéressaus qui pourront servir à compléter ceux que j'ai donnés plus haut :
»» Premièrement. A Son Altesse Rojale : Le cliâlcau situé en l'angle méridional de la ville de FéuétMiigc, cetul d'un mur vers ladite ville et muui d'un fossé qui règne depuis le mur de la ville cl qui touche au hâlimenl du château jusqu'à l'autre mur qui joint à ladite cnccinlo au-dessus de l'écurie du moulin. Vers ladilo ville est un pont sur ledit fossé pour l'entrée du château, défendue par une tour carrée de 22 pieds de large, qui en est la porie.
n Uu corps de logis de figure irrégulière façanl vers ladilo ville, au milieu de laquelle face csl une tour carrée qui* lui sert d'escalier, l'antre face du derrière csl vers la campagne, qui n'a aucune défense qu'un fossé an has d'une terrasse (aujourd'hui jardins). Ledit hâlimenl louche de biais, entre l'orient et le midi, à celui où est la chapelle castralc, cl de l'angle extérieur sur la tour de Salm ; l'autre bout, qui est courbe, joint aux murs de la ville... La longueur de ce hâlimenl vers la ville est de 150 pieds, l'autre vers la campagne de 145, le bout centre la tour de Salm de 33 pieds et demi, cl l'autre 52.
w Un aulrc hâlimenl joignant le précédent..., tire de longueur vers le nord cl la ville ; au bout csl une chapelle castralc qui est cintrée, et joignant laquelle est un pelil clocher : ledit bâtiment a de longueur 99 pieds, de largeur 39 ; il a sur sa face du dedans une tour ronde qui lui sert d'escalier
•t Une maison die de Drcisse, vis-à-vis du chàlcau, sur la rue qui vient de la porte d*En bas... Une autre maisou dite du Rhiugruff de Kirbo:.rg, bâtie aussi sur le mur de ville, le long de la susdite rue....
n A Son^Vltcsse le prince de Salm : Une lour
collé de la rivière de la Sarre à l'aspect de la Sence (sic), » et une n Perspective du chasteau du collé du jardin du collé de la campagne, à l'aspect de Grosse Garllcn. »i
carrée de 27 pieds cl demi de chaque Ice œuvre, sise au château, en dehors, vers la pagne, dans uu bastion, à la jouction ilfa bàlimens de S. A. R. ... Un grand balicuti A Itcnbau, ancienne demeure des seigneurs,, jourd'hui réduite eu masure... Sa longueur cidculalc est de 130 pieds, le bout mériU face sur la rue vers la place de Justice et tic pieds; son aulre longueur vers l'oricut^ iSi pieds; et sou bout sur le mordeùli 109 pieds...
i» Au domaine des seigneurs commun? i moulin situé au-dessous de la ville, sur Ij ï et proche le château, enfermé séparcincm ses écuries par un mur qui règne an Ion? Sarre, attaché à celui de l'esplanade du ekt* Un autre petit moulin situé an nord de la \i\
n A l'église paroissiale et à 1* htity L'église, située proche de la place de Justin çaote de son entrée vers la porte H y ayant une chapelle cintrée et bâtie sur M côté opposé l'un à l'autre , attachée atu coij raux, et une sacristie ciulréc «le même, vil midi, attachée au chœur... Son cimetière rta autour fort irrégulièrement... Un autre cime hors de la ville, à droite du chemin allant i. ters... » (Le cimetière des lulbërieai wà ce dernier cl n'en était séparé que par on w
Outre son église collégiale, « de beilt turc, u dont il a été précédemment par*, ^ trange possédait uu hôpital, et» sur b w»> qui le domine, était iw: prieure dit de Saml ! nard. Voici quelques détails sur cci deux ia\ sements.
Hôpital. — Par son testament, en iUif àfévrier 1519, M. Laurent Fabry, curé de fr' dorff, ordonne qu'après sa morl, on «H/tu-» dans sa maison de Fénélf euge, « unOf ^fU'k ou quatre personnes et plus qui jèt^hors d'étal d'agir par les inconunodiuisii ^; lés de leurs corps, à proportion eljuivanl^l el revenus de ses biens. » Il déclare oW^ | défaut de pauvres pour proiilcr de celle d^ v il veut qu'elle soit appliquée à entité études uu ou deux enfants *ie l.i ville de «r trange, qui auraient inoutré d'heurcas»
lions. Telle fut Turigiuc de ce qu'on M . l'hopita! de Fenétrange. Mais il paraît il'* '! dation faite par M. Fabrv fut surlwil aapM" la seconde duslinaiiou, eesl-â-dirc •» '
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enfante pauvres du pays, u lequel est fort ini!te et destitof de gens d'étude et de littérature. « n chercha surtout, il la suite des guerres cl de introduction de la religion reformée, de faire ieTcr des enfants qui pussent exercer les fonçons de corés dans les paroisses de la seigneuc lesquelles en étaient souvent dépourvues. F. C. Feoétrange 4.)
Prieuré de Saint-Léonard. — Il fut fondé, , 1" octobre 12S2, par Cuno et Brunecho, frets, seigneurs de Féoétrange. Ces seigneurs délan.nl abandonner à l'église de Sainl-Mihicl la lupclle Saint-Léonard, sise sur la montagne de ttiéiraoge, a eux appartenant, avec tous ses roits et appendances ; ils dooneot b celle chatlle deox parts de la dlme des vignes plantées lûF» dans le ban de Féoétrange et de celles qui
seraient plantées par la suite ; ils permettent vx religieux qui la desserviront de pouvoir dériver des bois des seigneurs, et convertir en erres labourables, cjui appartiendront à la clin— itlle, BQtaot de terrain que deux charrues en tourrout cultiver, et de défricher la qnaulilé de iniries nécessaires à deux charmes ; l'abbé de Îtiat-Mibiel pourvoira ladite chapelle de deux noiues prêtres, lesquels, ainsi que leurs domesli- |oes, pourront pécher deux fois la semaine avec les nasses dans la rivière de Fénélrange... ; que >i ces moines n'observent pas une vie réglée par es bonnes mœurs et la bonne discipline, et que ibbe n'y pourvoie pas dans 40 jours en les remuant par d'autres religieux, les seigneurs pourroot les renvoyer, etc.
Cette fondation fut confirmée, la dixième année in pontifical d'Innocent IV (1235), par le cardi- »! Ilngnes, légat du Saint-Siège.
Eu 1329, hVuri de Fénélrange assigne et confère irrévocablement h la chapelle Saint-Léonard, ponr la subsistance d'un prêtre qui sera tenu de Jire a toujours une messe et des prières dans ctUe chapelle pour ledit Henri, sa femme et leurs pi-rc et nère, dix livres de petits tournois assignes sur tous les biens allodiaux, renies et revenus appartenant à ce seigneur dans le ban el finale de Lbor.
En 4565, celte chapelle tombait en ruines, rirre qne depuis longtemps personne ne la possédait et ne la voulait posséder, ses revenus étant insuffisants pour faire subsister un religieux ; file était en outre menacée de perdre tous ses
biens, par suite du changement de religion arrivé dans le pays ; c'est ce qui engagea le prieur d'Insining, qui en était collateur, ài la vendre avec tous ses droits et dépendances, à Jean-Philippe comte Sauvage du Rhin el de Salm, seigneur de Fénélrange ; celle venle cul lieu pour la somme de 12,000 francs, monnaio de Lorraine.
Le prieuré de Saint-Léonard, dont les Archives possèdent un plan représentant la chapelle el ses dépendances, fut ruiné vers la fin du XVIP ou au commencement du XVIII* siècle : un procèsverbal de visite des lieux, dressé en 1709, constate que la chapelle el la maison d'habitation des religieux n'existaient plus. (T. C. Fénélrange 4.) L'année suivante, le duc Léopold fil don des rentes cl revenus de ce prieuré au collège des Jésuites de Bouquenom. (L. P. 1710.)
Plusieurs documents, dont on n'a malheureusement que l'intitulé, parlent d'une confrérie des prêtres. de la seigneurie de Fénélrange.
Fénélrange a été érigé en église paroissiale en 1802 ; il y a vicariat autorisé.
Patron, saint Remy.
FENNEV1LLER. Il n'existe , aux Archives , d'autre litre concernant celle commune, qu'un acte d'asceosement passé, le 9 août 1755, par la Chambre des Comptes de Lorraine, au profil des habitauts de Fennevillcr, de 22 arpents de bois pour les convertir en terres labourables, moyennant 18 gros de cens annuel par arpenl. (T. C. Salm 2.)
On lit dans les comptes du domaine de Salm (1005) : ù Le village de Fenneviller, par l'état du parlage général du comté, est obvenu à Monseigneur (le duc de Lorraine) avec tous droits, profils et revenus en dépendant, el sool les sujets dudil lieu jnridiciables en tous cas pardevant l'officier châtelain de Monseigneur, comme pardevanl les maire et justice.
n Les habitants de ce petit village ont pareil usage aux bois communaux que ceux de Dadonviiler, Celle, Sainle-Paule el Pexonne, en payant pour chaque porc de leur nourriture vendu 2 sots el pour le porc arhelé à In saison accoutumée, qui est entre la Miidelaine el la Saint-Remy, puis revendu, 12 gros, u
La note suivante, empruntée aux comptes que je viens de citer, prouve que le village de Fenncviller, de mémo que les autres localités du comté de Salm, avait beaucoup souffert pendant les