‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 158 sur 292 · FL1Î · texte numérisé non relu

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son ensemble et dans quelques-unes de se» punies, l'architecture du XIIe, ou au moins du coramencemeut du XIIIe siècle.

S'il foui en croire Dom Calmet, le donjon de Fléville aurait été, en U43, assiégé par les Messins, qui ne pureot s'en emparer el se vengèrent en ravageant le pays. La Chronique de Metz raconte elle-même cet événement. Le château dont il est question dans la Chronique est-il celui de Fléville près de Nancy, ou celui de Fléville-cn- Voivrc, village du Barrois ? On est tenté de pencher en faveur de cette dernière opinion en lisant, dans Dom Calmet, que Colart de Fléville, qui faisait la guerre à la cité de Metz, élait ligué avec le damoiseau de Coramercy, lequel était alors en hostilités avec le duc de Lorraine ; et, d'on autre côté, s'il est vrai, comme le rapporte la Chrouique, que quelques Messins vinrent brûler cl piller le château de Richardménil, on peut fort bien admettre que, malgré la distance, ils ne craignissent pas de pousser leurs courses jusque dans le voisinage de la capitale.

Il est probable que la forteresse de Fléville ent à soutenir quelque siège dans le courant du XV0 siècle, peut-être de la pari des Bourguignons, lorsqu'ils vinrent attaquer Nancy. Ce qui permet de le supposer, c'est la date de 4533, indiquée, par tous nos historiens comme celle delà reconstruction du château. A moins cependant, que celui-ci ne tombât de vétusté , ou n'offrit qu'une demeure incommode à ceux qui l'habitaient.

Une charmante vue de ce château, (el qu'il était après sa réédificalion, a été gravée par Israël Sylvestre, et, sauf quelques légères modifications, nous le représente dans l'étal où il est encore aujourd'hui.

C'est un vaste bâtiment à deux étages, composé d'un grand corps de logis qui occupe le fond d'une cour rectangulaire, et qui est flanqué, du coté (lu sud, c'est-à-dire de l'entrée principale, de deux ailes qui se terminent par deux laurs, l'une ronde, l'autre carrée. Celle dernière est la seule partie encore debout de l'ancienne forteresse. Sa hauteur est d'environ 3t> mètres ; ses murailles en ont plus de deux d'épaisseur, el renferment dans leurs flancs un escalier assez facile à monter. FJIe est surmontée d'une toiture h quatre pans, que couronnait une sorte de lanterne qui n'existe plus. La plate-forme qui termine cette tour est garnie de meurtrières et d'ouvertu-

res circulaires plus petites, qui pou' passage a la gueule d'un canon.

Le corps de logis principal est garni, sur 10114 l'étendue de sa façade, d'un balcon avec balu*. 1res ; des pilastres avec des chapiteaux et des lucarnes a faces historiées en complètent la riche décoration.

On arrive à la cour d'honneur par on pool jeu sur les fossés du château, lesquels subsistent encore en partie. Cette cour était autrefois défaut par une porte el par une haute muraille crws lées ; elles ont l'une el l'autre disparu, ainsi quia maison placée a la lète du pont. Si celle déotolilion a enlevé a l'édifice sa physionomie oruV naire, elle permet, en revanche, d'embrasser (i n seul coup d'œil l'ensemble des bâtiments.

Vu du coté du nord-est, c'est-à-dire do enie du parc, le manoir de Fléville affecte la forme d'un quadrilatère irrégulier, dont chaque aa'ie est flanqué d'une tourelle dont les flèches «hacées dominent les toits du château. Une qoauicm tourelle carrée renferme l'escalier qui conduit aux jardins par une rampe de plusieurs marché. Dans sa partie supérieure se trouve une ehapcllr, petite, mais décorée avec goùl, et où l'on remarque un fort bon tableau représentant uiot Jacques le Mineur.

Au premier étage est une vaste pièce qui servait jadis de salle de réception, et qui eoaiutûnique à une autre pièce à laquelle se ratUcbe 110 intéressant souvenir : c'est là que Stanislas m* les membres de la Cour Souveraine el les gentilshommes chargés de lui exprimer les plaiuiesqjt soulevaient les abus de pouvoir ducbaDtfliT La Galaizière, et l'expulsion des magi»lrabqn avaient osé lui résister. On a voulu consacrera quelque sorte cet épisode de noire histoire, a donnant h l'appartement où il s'est passé tae espèce de cachet historique : on y a réuni, a oto des portraits de Charles IV, de Lcopold, de Stanislas el du nain de ce bon prince, deux Ubleasi représentant les batailles du duc de Lorniar Charles V.

J'ai dit plus haut que le château de Fictif, était, à l'extérieur, encore à peu près tel <pe nous le représente la jolie gravure d Uraëi Sylvestre ; l'intérieur a subi de plos grandes modifications ; toutefois, plusieurs appartement, out, en partie, conservé leur physionomie «lu XU' siècle.

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> e cMfveau est la propriété de MM. deLambel, ont le père, M. le comte Alexandre-Jean-MaxiîiVien de Lambcl, général de brigade du génie, oramiodeur de la Légton-d'Honueur, y est mort eKjoin 1851.

On lit dans ia Déclaration fournie, en 1738, ar les habitants de Fléville : « La communauté uoit, de temps immémorial et sans litre, d'un ■ois taillis dit le bois des Uayes, de 63 arpents ; es habitants en coopeut et partagent annuellccteiiientr'eux 42 à 43 arpents, sans règle certaine. k 12 jours et demi de paquis, dit le paqnis de Xndeme, où les communautés de Ileillecourt el le Uoeuveville ont droit de parcours.

n Les laboureurs doivent par charrue à M. le nirquis de Beauvau, seigneur haut justicier, 6 >ichets de blé, 15 d'avoine, 8 voilures de cornes et 3 poules. Chaque manœuvre doit audit rcigoeor, a la Sainl-Rcmy, un bichet de blé, 2 et demi d'avoine, une poule et un sou ; à Pâques et à Koël, une poule, et cinq jours de corvées par an.

n il est dû, pour chaque béle qui se trouve audil iieu le dimanche avant ia Pentecôte et les deux dimanches suivants, deux deniers par tète, chacun de ces dimanches, n n

Le village de Fléville, qui avait sans doute souffert pendant les guerres du XVIIe siècle, ne comptait que 10 habitants en 1661 ; il y en avait 56 ea 1712, y compris les moitriers ou fermiers du château. Au spirituel il était annexe de HeilleeourU

Uoe sentence de rOfficialilé de Toul. du 2 décembre 1659, rendue sur la demande faite par les habitants de Fléville pour que leur église fût Minute de celle de Ileillecourt, avait enjoint au earé de ce dernier lieu d'entretenir, à l'aveuir, comme d'ancienneté, à ses dépens, un vicaire résident k Fléville, dout les habitants étaient tenus d'acheter ou de faire bâtir une maison commode \wr le loger. Il y avait, dans l'église, les confrenes de la Conception Notre-Dame et de Saiulc- Anne. (Cure de Fléville.)

La chapelle castrale, placée sous l'invocation de saint Jacques, et à laquelle M. de Camilly, éïèque de Toul, avait réuni (1707) celle des Trois- Rois, érigée au village d'Essey, était un béuetiee valant à peu près 300 livres. Le célèbre jésuite Gaéûard en fut longtemps titulaire. (P.)

Fléville a été érigé en succursale eu 1802.

Patron, saint Pancrace.

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FLÉVILLE. Par un contrat k la date de 1736, le duc de Lorraine cède & Benc-Frauçois du Cbastelet, baron de Cirey, son chambellan, la haute, moyenne et basse justice de Parux, avec la censé de Fléville, sise à JJarboud, pour être unis à son marquisat de Grandseille, en échange des droits prétendus par ledit sieur du Chaslelel es péages et chômages sur Fes voiles (flottes) passant sur la rivière de Circy, etc. {T. C. Blâmont.)

FLIN. Une charte de Henri de Lorraine, évoque de Toul, de l'an 1164, confirmative des biens de l'abbaye de Beaupré, porte que celle-ci possède les dîmes des prés dans la paroisse de Valhiménil jusqu'au pont de Fliu (usque ad pontem de Fluem). ^ ^

En 1214, Simon de Parroyc confirme la donation faite a la mémo abbaye par Falcon, chevalier, seigneur de Dencuvrc, de quelques quartiers de terre près de Flin {apvd Fluin). (Abb. de Beaupré.)

Le 13 mars 1663, Louis et Daniel de Gennes font leurs reprises pour les trois quarts de la seigneurie de Flin. (Cari. Bepriscs.)

Le 13 janvier 1720, la Chambre des Comptes de Lorraine ascensc à Joseph-Michel Daudi net, conseiller en la Cour Souveraine, la haute justice de Flin, dépendant des prévôtés d'Azeraillcs et Deoeuvre, avec tons les droits utiles cl honorifiques, moyennant la somme de 186 livres 16 sous tournois de cens annuel et perpétuel. (T. C. Dencuvrc.)

En 15*80, le procureur général de Lorraine et celui de l'Evèché de Metz avaient été députés pour examiner les prétentions des habitants de . Flin sur ceux de Moyen, au sujet du droit de pâturage dans les bois de Chieuvremont ; ils rédigèrent un procès verbal qui ne nous a pas clé conservé. {T. C. Luné ville i.)

On lit dans la Déclaration fournie en 1700 par la communauté de Flin : m Les habitants ont droit d'usage, de temps immémorial, dans tous les bois qui appartiennent a la prévôté d'Azeraillcs, de même que ceux dudit Azeraillcs ; desquels bois ils sont propriétaires conjointement avec tous les habitants de la prévôté...

« Ils ont droit, par titre authentique du duc Henri, dans la rivière appelée Meurthe, floante en ladite prévôté d'Azeraillcs, conjointement avec ceux dudit lieu, de pécher trois jours la semaine, savoir : mercredi, vendredi et samedi le long du

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carême, qualre-temps et vigiles, et mémo pendant le temps que leurs femmes sont en couches ; il leur est permis de vendre du poisson pendant ledit temps, pour 6 deniers, pour Tachât d'un pain blanc à leurs femmes.

w Ils ont droit, de temps immémorial, dans un paquis dit le Gravclot, et dans un autre au canton de Jaqui terne...

n Lesdils habitants, en ce qui dépend de la prévôté d'Azerailles, sont chargés d'une redevance annuelle au domaine de S. A- R., qui est telle que tous laboureurs labourant £0 jours a la roye doivent 12 quarterons de seigle et autant d'avoine ; et outre ce /sont encore obligés, par chacun feu, à une somme de 22 gros par an.

n Lesdils habitants, en ce qui dépend de la prévôté do Deneuvre, faisant une même communauté avec ceux do la prévôté d'Azerailles, ont droit de ban a part, dit te ban du Ménil... Dans lequel ban il y a bois de haute futaie appartenant à la mairie de Deneuvre privalivement de ceux de la prévôté d'Azerailles, appelé le Fay, contenant 300 arpents, duquel ils sont en droit de temps immémorial. Lesdits habitants ont pareil droit d'usage, de temps immémorial, dans un autre bois appelé Launot... n

Le village de Flin eut beaucoup a souffrir pendant les guerres du XVII8 siècle, ainsi que l'attestent les mentions suivantes des comptes du receveur de la prévôté de Deneuvre : « 1635. Remontre le comptable que les offices des mairies tant de Fonlenoy que Flin n'ont rien rapporté, les maires étant morts en l'une et l'autre mairie, et h Fontcnoy peu d'habitants vivants et presque Ions absents à cause des contributions qu'on leur répète, et à Flin n'y reste personne, la rue de la mairie étant entièrement brûlée.

w En ce temps du rétablissement des moulin et battant de Flin (de février à juillet 1635), l'armée impériale arriva, et fut contraint le fermier et sa famille abandonner ledit moulin ; mourut ledit fermier et sa famille pour les mauvais traitements reçus des soldats environ le mois de novembre ; ainsi, le moulin abandonné à la miséricorde de tous les passants, demeura désert, les pierres renversées, le bouge rompu et tout le bâtiment brisé, jusques an 9* février année 1636... n

a 1036. Le comptable dit qu'il a plusieurs fois interpellé le nouveau fermier du moulin de Flin an paiement des 4 resaux restant de sa ferme ;

celui-ci rapporte pour raisons... qu'ayant scafat intérêts notables par les courses dto aoltlai» «t passages des armées, ayant, étant an meuli», t(j tormenlé aux coups de haches, fut contraint^ bonne somme pour sa rançon, fut coolraiai riv

senler plus de six semaines, pendant leqœl tau le moulin demeura inutile ; il déclare devoir mis en considération qu'il lui fut pris qoantiii^ blé par les Cravates, aussi parait qu'il a étét». traint, pendant que les Suédois étaient aa iitp de Blàmont et de Raroberviller, l'espace d'ua oui quitter ledit moulin et se jeter dans les bois.

h Le comptable déclare que les ouvriers cipnt aux réfections des vannes sont tous mort* par k guerres; pour réfeclionner la vanne de Flii, i a été contraint d'y appeler ceux qu'on jugent j pouvoir servir et travailler, et selon reipéntm et connaissance qu'ils y avaieot, ont été emploi deux, Demenge Cugnin et Demeage Meeim, pour instruire les

n Remontre le comptable que le fermier à moulin de Flin et toute sa famille maris, Idt moulin demeura désert trois mois, les maïUa, ustensiles nécessaires audit moulin brises et <nportés... Le comptable remontre que la vaaoe.li moulin de Flin... menaçant mine, a été inp**blc y remédier plus tôt, tant à cause des cowsa des soldats qu'au manque de chars pour charr^s les bois nécessaires... n

En 1646, Flin ne renfermait qae 2 habiiio» avec le maire. Il y en avait déjà 50 en 1711); en 4768, on y comptait 98 feux.

Flin était, au spirituel, annexe de Gloavifa. et desservi par un vicaire résident. Dans réglât étaient la chapelle de Saint-Martin, fondée le M mai 1W2, par Maurice Lecomte, curé de Giuville, et celle de Nolre-Dame-de-Pitié, dont u collation appartenait à la famille des Maroiek. Dépendaient dn village l'ermitage de la Madelin» et le prieuré de Mervaville (voir ces mots).

Flin a été érigé en succursale en 4802.

Patron, saint Martin.

FLIREY. Flircy, appelé anciennement F'*rey-en-//aye ou Flirey-aux-Bois, était, utn que je l'ai dit précédemment (article Fcj), nia quatre villages qui composaient la terre de Ht« ou Hcy.

An mois de septembre 1270, Thibaat, coule de Bar, déclare que les enfants li'Uabe'le Mm«lin, de Maidières, lui ayant cédé tout ce qa'«l»

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