‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 157 sur 292 · FL.V · texte numérisé non relu

FL.V

" Chaque hérilier qui succède à ses pureuls doit au seigneur i pois de viu, convertis en i francs barroi».

» Les habitants sont assujettis à la banalité au pressoir, à raison du 12e pour les marcs et du 48° pour les raisins, n

En 4768, Flainval était annexe de Sommerviller ; il fut ensuite (1802) annexé h Anthehipt, puis ii Iludiviller, dont il dépend encore aujourd'hui.

Patron, saint Gérard.

FLAVIGNY-SUR-MOSELLE. Le village de Flavigny, auquel une ordonnance royale du 50 mai 48*7, a rendu le nom de Flavigny-sur-Moselle, qu'il portail autrefois, remonte k une époque éloignée : une charte de Bércnger, évéque de Verdun, de Pan 932, imprimée dans les preuves de l'Histoire de Lorraine de Dom Calmet, mentionne l'église, la chapelle, les moulins de Flavigny et la pèche sur son ban, parmi les biens que cet évéque donna à l'abbé Humbcrt pour fonder l'abbaye de Saiut-Vanne de Verdun (Flaviniacam villam cutn ccclesia et capella j, et molendinis, et pratis, et sylvis et cum tnansis xxvj). Il résulte de ce passage que Flavigny comptait déjà, au milieu du Xe siècle, vingt-six manses ou habitations, lesquelles étaient dn domaine des évèques de Verdun, pins une église et une chapelle, près desquelles devajt s'élever bientôt une nouvelle église. En effet, le corps de saint Firmin, ayant été découvert miraculeusement, vers 959, dans l'église dn Saint-Vanne, l'abbé Humbcrt demanda et obtint qu'il fût transféré à Flavigny. Cette cérémonie fut fixée an jour de la Pentecôte, u Brunon, archevêque de Cologne, et Einolde, abbé de Gorrc, s'y trouvèrent, dit D. Calmet, avec l'évêque de Verdun. Après la messe solennelle célébrée ù Saint- Vanne, l'évoque Bérengcr, en habits pontificaux, mil la châsse de saiût Firmin sur les épaules des clercs, qui la portèrent en procession par toutes les principales rues de la ville, puis on la conduisit à une lieue de Verdun, à un village où était marquée la première station.... De là il fut porté à Pagny-sur-Sleusc , puis à Trondes , à Foug, et enfin à Tonl, où l'évoque saint Gérard reçut le sacré corps à la tète de son clergé, avec toute la vénération cl le respect qui lui étaient dus. Il le déposa dans l'église de l'abbaye de Sainl-Epvri- — Le lendemain au inatiu, le saint évéque se trouva encore avec son clergé pour

«Sîdf 'j qui

conduire le corps au bord de la Musette, uù , devait l'embarquer pour le passar.au-delà ik | rivière. La multitude qui remplissait le tei^ et son empressement, faillirent à- le sabtn^: A la vue du péril, tous ceux qui étaient sur ibords élevèrent leurs voix et crièrent au sw-c du Saint. Ils furent exaucés, et le bateau sm heureusement à bord. On déposa le Saint hi l'église de Dommartio, situé sur la hauteur i , siuc. Delà on vint à Chaligny, puis à Ludre, ( enfin à Flavigny, où il fut placé sur le cm i grand autel de l'église de SainwIIilaire, qnie.ij paroisse du lieu. Bientôt on lui bâtit mn\l^ qui est celle du prieuré de Flavigny, oà i; a conservé dans une châsse de cuivre très-propre ornée d'argent et de pierreries. «

Tel est le récit que fait D. Calmet de la xw.u lation des reliques de saiut Firmin, de VcrJon i Flavigny, mais il ne fixe pas la date précise <k '> fondation du prieuré qui s'éleva dans ce n'ai trouvé noa plus aucun document qui mette de la préciser ; il est probable, touiti.isJ qu'elle suivit de près la translation du corp ij saint évéque de Verdun.

Quoiqu'il en soit, les prieurs de Flavigny jvinrent, sans doute en vertu de U dowti™ « l'évèquc Bérenger, possesseurs d'onc grande p:^ de ce village; d'autres dons leur furent ecvrj faits dans les siècles suivants, tant dans ctll« cal i le que dans les localités voisiucs.

En 1142, Henri de Lorraine, évèqoedeLJ confirme la donation que Pibon, son prédis seur, avait faite à l'église Sainl-Firmin, c'm-jdire au prieuré de Flavigny, d'une parité ti l'église Sainl-Hilaire du même lieo. Eo li" Pierre de Brixey, aussi évéque de Tonl, contrai la donation d'une autre partie de l'église Soi- Hilaire, faite au prieuré par ûlry de Damel?** res cl Odillc, sa femme. Deux ans après, le cm évéque donne uue charte qui règle les droit te seigneurs voués de Flavigny.

Une charle de l'an 1215, confirmait te biens de ce prieuré, et que D. Calmet atiritc par erreur, à l'évèquc Henri (mort en llï'i mentionne, parmi ces biens : les rares de ?kv villcr et de Maizièrcs, la moitié de celle d'E*? lès-Nancy, le four banal de Lorey et uoe liai au même lieu, l'alleu de Hoadcmont, une pri de l'église de Vaudeville, e*c.

En 1256, le duc Ferry déclare qu'il n'a fi-.!

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en h V\Ue oi sur les hommes de Flavigny, m fora que qesnt il geit (couclie) en la prioré, cil qui mènent me loi ont an la ville le foeo et l'cslraiu por os et por lor chivaus. «

Eo 1292, le même duc assigne an prieuré de Flavigny les dix sous toulois de commendiscs que la ville VAizilloi (Azelot) lui devait chacun an a la Saint-Rcmy, et le droit n que li hommes S.Firmio d'Aizilloi » lui devaient aussi chacun an, u c'est assavoir chacun ostels (chaque maison) où il y ail hommes quatre deniers toullois, et li osteis où il y ait ooe femme dous deniers toullois, en recompensalioo et en nom de restitution de tous les dommaiges et de toutes les grevauces qui ont. esté faites pour chief de moy ou par mon commandement de cest jour en arieres h la priorei de Flavignei et as appendices et as appartenances par tout, soit pour les guerres que j'ai ehu, soit pour mon besoin en autre mauicre et pour le salai de mon ame et de mesantecessours. n

Eo 1243, Gérard de Bazoille, prieur de Flavigny, achète de Regoaull, dil d'AIze, écuyer, et de Marguerite d'Acraignes, sa femme, tous les droits, raisoo et action qu'ils avaient eu la rouerie de Flavigny, qui mourait de l'abbé de Saint- Vanne de Verdun, pour 73 florins de Florence.

Par uuc lettre datée du i août 1362, le duc Jean prend sous sa sauvegarde et protection les habitants des deux villes de Flavigny, la Grande et la Petite, moyennant que chaque chef d'hôtel lui paiera annuellement 2 sous de fors et un imal d'avoine cl les veuves 12 deniers et un demiiœal, u et seront tenus lesdils habitants de aller à cri toutes fois que on bûcheront aux armes de par nous et par nos hoirs, n

En 15i7, le prieur Vary de Lucy fait une fon-* dation de sept vingt francs par année, en faveur de cinq filles pauvres de Flavigny.

Les droits dont jouissaient' les prieurs de Flavigny en qualité de seigneurs de ce lieu, cl les servitudes auxquelles étaient soumis les habitants sont exposés dans des litres de différentes époques, que je vais rappeler sommairement. Le pins ancien est de 1557 ; on y voit que les habitanls devaient chaque année au prieur iO sous pour leur contribution personnelle, cl en signe de servitude.

En 1392, un nommé Toirilel se reconnaît homme-lige du prieur de Flavigny et donne 5 gros tournois par an pour la permission à lui ac-

cordée d'aller demeurer dans une autre seigneurie. Pareille reconnaissance eut lien, en 1398, de la part d'un nommé Mougins et d'Ouzainc, sa femme, lesquels offrent 6 gros tournois par an pour pouvoir aller demeurer pendant six années hors de la seigneurie, en payant, en outre, les cens, droitures et redevances dus annuellement par leurs héritages.

A la suite d'un accord fait, en 1400, entre le prieur et les habitants de Flavigny, ceux-ci obtinrent, moyennant 3 gros tournois d'argent cl 16 deniers, monnaie de Lorraine, d'avoir des fours en leurs maisons, u sans pouvoir cuire de pain pour vendre ni h foire ni h marché, ni prendre du bois dans les bois du prieuré forsque en Lessocq et en la Wervexeulle. n

On lit daus une sentence arbitrale rendue eo 1493, entre le prieur et les habitants de Flavigny : u Les arbitres ont dil et déterminé que ledit prieur et ses successeurs sont cl seront tenus, ores el pour l'advenir, à toujoursmais, fournir et mctlre nng missel à chanter el dire messe eu l'église parochiafe dudil Flavigny, bon et suffisant au regard de gens ad ce cognoissans, et que le tnarlier d'icelle parodie ne sera tenu a nul jourmais aller sonner les cloches du prieuré s'il ne luy plaist et bon luy semble. »

On trouve, dans des registres de comptes, les particularités suivantes : m Le seigneur de Flavigny prend les deux paris ès grosses offrandes de la cure, à trois journées Tannée, à la Toussaint, à Noël el à Pasques, et de ce rend comple l'échevin de l'église.

» Tous ceux de Flavigny, chefs d'hostels, qui vont de vie à trespas, doivent chacun 40 deniers, que l'on dit pour //? t reniai.

•t Les gros dix mes des trois villages de Flavivigny sont audil seigneur prieur seul et pour le tout, sauf 25' resaulx bled el autant aveine, mesure de Nancy, accordés au sieur curé pour sa pension, lesquels il doit prendre à la grange.

« Le ponlbon qu'on appelle la grande nef (bac), qu'est le passage de la rivière de Flavigny, est au seigneur prieur seul pour le tout, el sont tenus les habitants de fournir la grande nef et la mettre sur l'eau à leurs frais quand il en faut nne autre, mais ledit seigneur la doil faire ferrer, et est à lui la vieille en tous les profils d'icelle, par ainsi que lesdits habitants doivent passer el repasser pour rien, n

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On lit dans la Déclaration de 1758 : n La communauté jouit de la quantité de 1,350 arpents de bois taillis, desquels se fait tous les ans une coupe de 70 arpents, qui se partage par portions égales et au sort entre les habitants. Leur titre, pour la jouissance desdits bois, est de Pau 1343. ?»

Il parait que le village de Flaviguy cul beaucoup à souffrir pendant les guerres du XVIIe siècle, car on trouve la mention suivante dans les comptes du recevenr du domaine de Nancy, pour l'année 1012 : « Chacun conduit des trois Flaviguy (les trois parties dont se compose la commune) doit chacun an au gros 8 deniers, desquels il n'a été m u aucune chose depuis les guerres à cause de !a pauvreté cl misère desdils lieux, w Les religieux du prieuré, craignant le pillage des bandes ennemies, firent traifsporlcr, dans l'église du couvent de Sainte-Croix de Nancy, la châsse qui contenait les reliques de $>ainl Firmin. Je ne sais si l'on doit faire remonter n celte époque la dégradation de l'église cl des bâtiments conventuels des Bénédictins, toujours csl-il qu'on trouve dans leurs comptes, à partir de la (in du XVI1° siècle, la mention de sommes considérables pour rétablir et en même temps agrandir leur église et leur couvent, lesquels furent vendus comme propriété nationale le 27 juin 170G.

Le pressoir banal du village avait été également rdiné, et ce dernier ne comptait, en 170!), qu'environ 4;»' habitants. Il y avait 203 feux en 17G8.

Le prieuré de Flavigny était gouverné par un prieur titulaire et par un prieur conventuel ; le premier avait obtenu, au mois de mai 1732, une bulle de Clément V qui lui permettait de porter la mitre, l'anneau, le bâton pastoral et les autres insignes pontificaux au-dedaus et an-dehors de son église. La communauté se composait ordinairement de onze religieux ; le revenu était de 0,000 livres et la meuse conventuelle de 20,000. Les Bénédictins possédaient, outre les reliques de saint Firmin, le corps de sainte Ernerite et uuc fiole de son sang, qui leur avaient été donnés par le cardinal Impérial!.

On voit, par la charte (1142) de Henri de Lorraine, évèquc de Ton!, précédemment rappelée, qu'ensuite de la donation de l'évéquc Pibou, les prieurs de Fiavi^ny avaieul été mis en possession de la cure de ce lieu ; ils eu percevaient les revenus et la fa^au-nl devenir par un vicaire. Dans la suite, il y eut un curé en titre, auquel

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fut abandonnée une partie de ces revenus Ki' le prieur titulaire couserva le droit de collaii S cl certains privilèges honorifiques. Ainsi, n3J sentence de l'Oflicialité de Toul, rendue coWiJ ordonna que, le jour de la Fête-Dieu, leSainu Sacrement serait porté par le prieur et les rdjgieux du prieuré en la paroisse, à la porte ^ laquelle le curé serait tenu de se trouver, wêir de son surplis, d'une élolc et d'une chappe, 4 l'encensoir à la main, pour le recevoir, ei Je chanter la messe paroissiale ce jour-là a >r(it heures du matin au plus tard.

Il y avait, dans la paroisse de Flavigny, un* confrérie des Morts, dont M. Begon, évèquc & Toul, avait autorisé l'établissement le 10 nui 1730 ; une confrérie de Sainl-Firmio, dont il ejj' parlé dans un titre de 1245, existait aussi ha l'église du prieuré.

Outre I église paroissiale, dite dcSainl-Uïhir^ la partie de Flavigny nommée la Ville-Haute, r efermait une chapelle que les Pouillés appellent chapelle de Saint-Antoine. Elle avait été fonde?, : vers Ia34, par Mathieu et Didier Gardaillon et lent femmes. Elle fut ruinée, puis réédifiée, en lôTi, par Mathclio Chavelol» curé de. Létricourt, résidant alors au prieuré «le Flavigny. Il la fit b-.nir I et consacrer, en 4!i7S, en l'honneur de Dieu, Notre-Dame-de Pitié, tic saint Pierre et de mût Jacques. Le chapelain charge de la desservir tt.iti à la nomination du prieur. Cette chapelle a àéf vendue comme propriété nationale le i jnilWJ

Flavigny a été érigé en succursale en ISfli, avec Richardménil pour annexe. Il y a un tinrial autorisé par ordonnance du U août 1837.

Patrons, saint Firmin et saint Hilaire.

FLEISHEIM. En 1030, les habitante et ccdmnnaulé de Fleisheim donnent leurs reversait-^ Louis de Lorraine, prince de Phalsbourç cl it Lixheim, a cause de l'ascensemenl à eux fait f-r ledit prince de la contrée de bois appelée U P» kcnhollz, joignaul le bau de Fleisheim, à chjr^ et condition de. convertir en nature de terrç labourable et prés le fond de îadi'e contrée delv:-, dans trois ans, pour ériger et bâtir au litai? le plus commode, dans IcmH's trois ans, tm filage de 2i maisons, numnié de Saiiilc^M'i- Il leurs frais, fournir 24 conduits qui feront icharrues, cl 12 manoeuvres, sans diaiinstioo conduits de Fleisheim ; d'être une même conv.n>

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naulè et mairie avec ceux dudit Fleisheim et de I donner, pour droit d'entrée, la somme de 4,000 francs, monnaie de Lorraine, payable en 4 ans, au bout desquels ils paierout annuellement, a la recelte dudit Lixheim, pour chacun couduil, un franc, un chapon, une poule, etc.

Les babilauls de Fleishem jouissaient, en vertu d'un titre du K décembre 16 17, d'un terrain d'environ 80 jours, en nature de paquis, situé sur le ban du Vieux-Lixheim, cl destine à l'usage tic la communauté. Ils y envoyaient seuls leurs bestiaux depuis la Sa iul- Georges jusqu'à la Saint- Jean, après quoi, la pâture était commune enlr'eux a les habitants du Vieux-Lixheim. (Decl. 1738.)

On lit dans l'Etal du temporel des paroisses (1705) Fleisheim dépendait anciennement de la principauté de la Pclile-Pierre ; il fut ensuite acquis par les princes de Lixheim et incorporé dans leur priocipaulé. Les luthériens y avaient un temple qui servit ensuite d'église aux catholiques. Le prince de Lixheim y est seigneur haut, moyen et bas justicier . Il y a un maire chargé de recevoir les ordres du prince, de les faire exécuter et de faire rentrer les rentes seigneuriales. Toutes les causes civiles et criminelles sont portées en première instance pardevant le bailli de Lixheim et rtssorlissenl par appel à la Cour Souveraine.

* Le Gnagc de Fleisheim s'étendait autrefois jusqu'à celui de Schalbach ; mais depuis la construction du village de Bickcnhollz, les habitants de ce dernier village ont enlevé une parlic du territoire de Fleisheim. Il y a 23 familles.

» Ce village, comme presque tons ceux environnants, futoccupé par les Luthériens ; ses habitants ne reconnaissent aucuuc juridiction épiscopalc. »

Fleisheim a été érigé en succursale eu 1802, avec Bickcnhollz pour annexe.

Patron, saial Laurent.

FLÉV1LLE. Le vendredi avanl la Toussaint de l'année 127i, une dame uommée Poinsc, »■ famé seignor^Jehan de Nancei, chevalier, dit ftuili,»cèdeauducdc Lorraine Ferry II « la ma- M Q deXancci qui siet à la porte condit lîczucl, « Mac maison It Rosières avec l'étang et le moulin situés au-dessus de cette ville, enlin, loul ce qu'elle possédait aux villages de Vitoremont Yitriinout), de Bouxières devant Gilebcrtviler Gcrbéviller) et de Fleuville..., u fors la greinge tondit Thiebchaic el le weinaige (gaguage) el les appeediscs que sicul desus Fleuville... n

En 1208, le mercredi après la fête Saint-Barthélemy, les quatre fils de Wtllaume d'Ormes, chevalier, abandonnent au même Ferry ce qu'ils avaient à « Syrocourt (Xiroeourl) et à Mon* coin dit lo Vinottz (Monl-lc-Vignoble), »i el le duc leur cède, en échange, ce qu'il pouvait el devait avoir à <« Fleuville, en ladite ville, on ban el on Image d'iccle , en homes, en femes, en leilles (tailles), en prises, ceuses, rentes, droitures, preis, terres, vignes, fours, molins..., en toutes justices grandes el petites el en toutes autres choses sans riens à retenir, fors seulement la warde (garde) des prestres el des clercs el des maisons d'ordre si aucunes en i «voit... « (T. C Rosières.)

Il y a encore, dans cet acte, d'autres stipulations, en assez grand nombre, que je crois devoir me dispenser de rappeler ; je me bornerai à faire remarquer qu'il résulte des deux litres précédents, que les ducs de Lorraiue étaient, vers la fin du XIIIe siècle, possesseurs de la terre, ou au moins d'une grande partie de la terro de Fléville, el qu'ils l'abandonnèrent, contre d'autres biens, à quatre gculilshommes, lesquels commencèrent, sans doute, à se qualifier seigneurs de Fléville. Ces quatre fils de Willaume d'Ormes s'appelaient Warrions (ou Warry), Ferry, Simouin et Jean. Deux de ces prénoms, qui s'étaient sans doute transmis de père en fils, étaient encore portés, au XV0 siècle, par les membres de celle famille, qui étaienl baillis de Vosgc el d'Allemagne.

Vers celte deruière époque, la terre de Fléville appartenait, peut-être par suite d'alliance, à une autre maison, originaire de Franche-Comté, mais qui s'était naturalisée lorraine et faisait partie du corps de l'ancienne chevalerie : Le 12 août Uj7, Thiébaut île Jussey ou Jussy, écuyer, reconnaît tenir en fief du duc de Lorraine plusieurs terres et seigneuries, et, entre autres, u la forteresse de Fléville près de Xancy. m

En li)!)4, c'est Warry de Lutzelbourg qui fait ses reprises pour ce qu'il possédait à Fléville ; puis, en 1013 el Hl'Ji , ce sont Henri II et Henri 111 de Beauvau, héritiers dos droits des Lutzelbourg el des Jussy, et qui devaient continuer à en jouir jusqu'au commencement du XIV' siècle.

Les actes de 127-4 et de 1298 ne parlent pas de h forteresse de Fléville ; mais il est néanmoins certain qu'elle existait alors : une des tours du château primitif, qui n'a pas été démolie lors de la reconstruction de l'aunen édifice, accuse, dans

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